Profitez de vos vacances, oubliez les fourneaux, l’été est une bonne saison pour manger cru. C’est une période de l’année au cours de laquelle se succède une profusion de nourritures que l’on peut consommer telles que nous les offre la nature. Il y a bien sûr les fruits, présents en abondance sur les étals des marchés : les cerises, les fraises et les framboises en début de saison, puis viennent les abricots, les pêches, les nectarines, les diverses variétés de melons, le charentais à chair orange vif, le jaune oblong comme un ballon de rugby, le melon à chair verte et d’autres encore comme le melon piel del sapo plus tardif. Suivent les prunes aux multiples parfums : les mirabelles, la prune d’ante, la quetch, etc. Puis viennent les figues noires ou blondes, délices des dieux, extrêmement nourrissantes. Il y a aussi sur les étals des marchés des légumes qui se laissent manger crus comme les tomates, les salades, la roquette, les poivrons, les concombres, l’épi de maïs frais, etc.
L’été est aussi une saison au cours de laquelle on peut s’initier aux nourritures sauvages. Au cours de vos promenades, dans les bois, sur les bords de chemin ou de rivières cherchez la menthe, l’ail sauvage qui est beaucoup plus digeste que l’ail domestique, le fenouil sauvage, dont le goût est plus équilibré que son homologue destiné aux cuisines. En levant la tête, peut-être découvrirez-vous un amélanchier chargé de baies d’un rouge foncé, presque violettes, ou des grappes de cerises dans un merisier, ou un arbousier avec ses petites boules rouges comme des fraises rondes et rugueuses, ou alors un cormier ou encore un cornouiller plein de ses fruits qui ressemblent à des olives rouges carmin. Ces arbres fruitiers de la forêt, peu connus du grand public, donnent tous de délicieuses baies aux propriétés nutritives indéniables.
Si vous avez un peu de jardin, rendez le productif. Chaque été, vous vous en féliciterez. Plantez-y un groseillier à maquereaux dont les fruits, pourtant excellents et peu fragiles sont pratiquement introuvables dans le commerce, des framboisiers, des cassissiers, des groseilliers blanc et rouge qui vous permettront de profiter en abondance de fruits habituellement couteux. Selon l’espace dont vous disposez, ajoutez diverses variétés d’arbres fruitiers dont la culture présente l’avantage de ne nécessiter que peu d’entretien. Sous les arbres, à mi-ombre, réservez une place pour les fraisiers et laissez les librement proliférer.
Si vous avez choisi la mer pour votre séjour estival, profitez-en pour manger des fruits de mer sans les cuisiner. Huitres, moules de bouchot, palourdes, coques se mangent très bien crues. Et pourquoi ne pas essayez les langoustines ? Consommées crues, comme le font les connaisseurs, leur chair est naturellement onctueuse et parfumée. Si leur chair colle à la carapace, laissez les une journée au frais dans votre frigo avant de les manger. C’est lorsque leur chair se détache bien de la carapace qu’elles déploient le meilleur de leur goût. Vous n’aurez même pas l’idée d’y ajouter quelque condiment que ce soit.
La saison estivale vous donne l’occasion de rompre avec votre routine quotidienne. Profitez-en ! En invitant le cru à votre table, vos vacances seront libérées de ces rébarbatives tâches ménagères de cuisine suivies de récurage de poêles, de casseroles et de vaisselles sales et grasses. Manger cru en vacances, c’est aussi facile et finalement moins coûteux que d’acheter des plats tout préparés ou d’aller au restaurant. En prime, vous aurez le plein de vitamines et d’oligoéléments, vous vous reposerez mieux, vous vous sentirez plus léger, plus serein, de meilleure humeur et plein de vitalité. Pourquoi s’en priver ?
Manger cru un peu, beaucoup, passionnément, à la folie ... C’est toujours mieux que pas du tout !
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lundi 25 juillet 2011
mercredi 11 novembre 2009
Gastronomie crue : Délices d’automne à savourer
succulentes couilles d’anges, molles et fripées par le soleil, à la fois fondantes et croustillantes, pendent aux branches des figuiers aux larges et rugueuses feuilles cache-sexe. Elles sont hyper-nourrisantes, riches de tout ce qui est nécessaire à l’organisme : une gourmandise irrésistible.
Les treilles sont encore verdoyantes mais leurs membres noueux sont lourds de grappes. Ah, les grelots de Bacchus ! Si doux au toucher et tellement vivifiants lorsqu’ils éclatent dans la bouche. Rien de tel pour faire le plein d’énergie, d’antioxydants, de sels minéraux avant l’hiver. Leur pouvoir détoxinant est exceptionnel. On ne peut que regretter le nombre très limité de variétés disponibles. Ce n’est pas le cas des pommes qui entrent en scène avec leurs robes multicolores et leurs saveurs de terroir inimitables. Des saveurs familières comme celles de nos bonnes poires de jardin. La conférence élancée comme les jambes des filles de joie, la comice ventrue comme une rombière ou encore la très british william. Mais l’automne réserve bien d’autres surprises. Tous ces fruits étrangers qui se sont acclimatés à nos régions tempérées :
Le chirimoya, originaire des Amériques, gros fruit d’un beau vert clair, à la forme de poire serties de facettes dont on suce la chair laiteuse et sucrée comme un sein maternel.
Le kaki qui nous vient de Chine et qui ressemble, par sa forme et sa couleur à la tomate, nous entraîne dans un abîme de volupté. Sa chair gélatineuse, suave et sensuelle coule dans la bouche.
Le kiwi d’Australie, bourré de vitamine C, désormais populaire dans nos contrées, excite les papilles, les kiwaïs, sorte de petits kiwis gros et lisses comme des grains de raisin, ou le féjoa, sorte de petite pomme oblongue, à l’odeur forte qui rappelle la goyave.
Certes ces fruits acclimatés sont délicieux, mais il serait injuste de passer à coté des fruits sauvages, bien de chez nous mais quelque peu délaissés. Ainsi ces minuscules poires que sont les cormes et qui se mangent blets. Sous leur peau flétrie une crème brune gouleyante, légèrement alcoolisée. Les cornouilles, bonbons acidulés survitaminés, semblables aux olives par la forme et la constitution mais de couleur rouge sang, presque noires et bien d’autres trésors cachés sous la majestueuse parure d’or et de lumière dont se revêt la forêt à l’automne : noix, noisettes, châtaignes que l’on amasse pour l’hiver, champignons aux vertus médicinales. 
L’automne est aussi la saison de la chasse et donc l’occasion de manger des viandes exceptionnelles. Souvent plus équilibrées que les viandes d’élevage, elles sont bienvenues pour faire le plein de protéines, de bonnes graisses, de vitamine B12 et prévenir l’anémie.
Pourquoi violer la nature quand elle se donne à nous si généreusement ? Pourquoi la transformer au risque d’y perdre notre santé plutôt que de l’aimer telle qu’elle est ? L’automne est une belle preuve d’amour de la nature. Un amour sensuel et passionné qui nous invite à la croquer à pleines dents.
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