S’il est vrai qu’une alimentation saine est importante pour entretenir son capital santé, cela n’est en rien suffisant. L’environnement familial, professionnel, les amis, les loisirs sont aussi des facteurs clés d’équilibre, de même que le sport. L’effort physique déploie le corps, lui donne de l’expansion, de la vitalité. Si vous vous sentez stressé, fatigué par les contraintes de la vie quotidienne, si votre moral est en berne, ne vous laissez pas aller, réagissez, changez d’air, faites du sport.
Premier conseil : écoutez votre corps. Son langage à lui, c’est le plaisir. Comme l’a dit un philosophe dont j’ai oublié le nom, « le plaisir, c’est se sentir exister » et rien de tel pour cela que de bouger son corps. Offrez-vous le plus souvent possible ces moments privilégiés de détente que procure la pratique d’un sport. Jogging, natation, randonnées, vélo, escalade, athlétisme, sports collectifs ou individuels, autant d’occasions de sortir de son train-train quotidien et de vivre son corps, de lui permettre de se libérer, de s’exprimer et de s’épanouir. D’abord, choisissez un sport qui vous plait et vous va bien. Ce peut être un sport de détente et de relaxation comme le yoga, ou de concentration comme le tir à l’arc, ou un sport collectif, ou un sport plus complet comme la natation ou l’athlétisme. Vous pouvez aussi choisir un sport qui ne nécessite même pas d’appartenir à un club comme le jogging, le vélo, la randonnée. L’essentiel étant de pratiquer régulièrement, une fois pas semaine au minimum, deux à trois fois pour bien en profiter Et si votre motivation vient à faiblir, si au moment d’y aller vous n’avez pas envie, RESISTEZ. N’écoutez pas cette langueur qui vous retient sous toutes sortes de prétextes fallacieux : « je suis trop fatigué, j’ai mal digéré, un tel ne vient pas, je vais arriver en retard, il fait trop froid, trop chaud, il pleut, j’ai un email à envoyer, j’ai un travail à finir, etc. » Quand cet espèce de blues vous prend, ne dérogez en rien à vos habitudes, laissez vos états d’âme de coté, saisissez votre sac de sport, allez-y. Pour vous convaincre définitivement dites-vous simplement, « j’y vais tranquille, je fais juste une petite séance pour me détendre et je rentre ». De retour dans vos pénates, votre corps rassasié de bonnes sensations, vous ne manquerez pas de vous féliciter de n’avoir pas cédé.
Cela dit, votre enthousiasme ne vous dispense pas des précautions à prendre pour éviter les désagréments dus à une sollicitation excessive ou inappropriée de votre corps. En tout premier lieu, pensez à vous hydrater correctement. Avant, pendant et après l’effort, buvez de l’eau. Du robinet, filtrée ou minérale selon votre préférence, mais de l’eau. Excluez les sodas, boissons sucrées ou énergisantes qui, par leur apport en nutriments divers, enclenchent des processus de digestion qui perturbent, voire interrompent l’assimilation rapide de l’eau. Un apport d’eau pendant la pratique du sport est essentiel pour compenser la transpiration et améliorer la régulation thermique. Pour certains sports qui sollicitent beaucoup les tendons, comme l’escalade, elle prévient les tendinites parce qu’elle assure une meilleure lubrification des articulations. Enfin, du fait qu’elle favorise l’élimination des toxines, elle limite les courbatures.
Un autre facteur important à prendre en compte, est celui de l’alimentation. Une alimentation trop riche en graisses, trop salée, trop sucrée pèsera sur vos performances, sapera vos sensations et votre motivation. Les nutriments contenus dans les plats cuisinés sont dégradés par la cuisson. Une dégradation d’autant plus importante que la température de cuisson est élevée et que les ingrédients en présence sont nombreux. Ces nutriments dégradés, que la science officielle regroupe sous le nom de « molécules de Maillard » ou d’« A.G.E » (pour Advanced Glycation End product) sont mal assimilés par l’organisme. Ils s’agglutinent dans les tissus (muscles, tendons, etc.) qui perdent en souplesse, en élasticité et en solidité. Ils s’amalgament et se déposent dans les artères, les articulations, etc. C’est pourquoi les aliments trop transformés fragilisent le sportif et l’exposent à toutes sortes d’ennuis de santé très pénalisants : élongations, claquages, luxation, arthrites, rupture des ligaments croisés, chondrocalcinose, etc.
Depuis quelques années, on a vu apparaître sur le marché de nombreux compléments alimentaires destinés aux sportifs tels que les boissons énergisantes, les barres de céréales survitaminées, des cakes ou des gels hyper-protéinés, des substituts de repas pour renforcer la masse musculaire, etc. Sont-ils efficaces ? Inoffensifs ? Les fabricants l’assurent. Les professionnels de santé sont réservés. Ils dénoncent notamment la présence de substances dopantes dans certains d’entre eux et considèrent qu’ils ne peuvent pas constituer la base d’une bonne alimentation pour un sportif. Ces compléments alimentaires sont des aliments très artificiels et comme tous les aliments trop transformés, les nutriments qu’ils contiennent sont dégradés. S’ils améliorent les performances, c’est surtout grâce à l’adjonction de substances excitantes ou dopantes. Pour une pratique saine et épanouissante du sport ils présentent de graves inconvénients pour bien peu d’avantages.
L’alimentation du sportif, tous les diététiciens en conviennent, doit nécessairement comporter une part importante de fruits et de légumes pris en crudité. Souvenez-vous que l’être humain s’est constitué au fil des millénaires, soumis durant toute cette période antédiluvienne à la sélection naturelle qui n’a retenu que les individus ayant une bonne constitution physique et capable de trouver leur nourriture dans un milieu naturel sauvage. A en croire les ossements que l’on a retrouvés dans diverses régions du monde, les humains préhistoriques étaient des forces de la nature. Leurs performances sportives devaient être excellentes, voire exceptionnelles. Il n’est donc pas étonnant qu’une alimentation peu transformée, proche de celle des chasseurs-cueilleurs soit particulièrement bien adaptée à l’effort physique intense.
C’est d’ailleurs sur la base de ces observations que des sportifs américains et canadiens se sont intéressés au régime cru pour améliorer leurs performances physiques. Parmi les témoignages rapportés par le site http://www.raw-food-repair.com/athletes.html, voici celui de Tim Van Orden, un des meilleurs coureur de Californie : « Le passage à un régime cru végétarien été le meilleur choix que j'ai jamais fait en tant qu'athlète. Mon endurance s’est considérablement améliorée. Je récupère lors d’entraînements intensifs ou de compétition en moitié moins de temps. J'ai dû diminuer les séances d'entraînement du haut du corps à la gym, parce que maintenant je fais du muscle trop rapidement, ce qui me ralentit lorsque je cours. Mon asthme est parti et je n’ai plus de douleurs musculaires. »
Livres sur ce sujet en anglais.
Témoignage de sportifs
Autre témoignage de sportif
The raw food athlete
Revue Médicale Suisse : Compléments alimentaires : phénomène de société et problématique dans le monde antidopage
Journées Annuelles de Nutrition et Diététique : Antioxydants et compléments alimentaires
Les compléments alimentaires peuvent être très dangereux
Dopage et compléments alimentaires
Manger cru : La solution anti-AGE
Produits chimiques dans l’alimentation : Comment y échapper ?
Manger cru un peu, beaucoup, passionnément, à la folie ... C’est toujours mieux que pas du tout !
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lundi 29 août 2011
dimanche 26 juin 2011
Danger des bactéries : Sommes-nous bien protégés ?
Les épidémies qui se succèdent d’Escherichia Coli (E. Coli) amènent certaines personnes à donner des recommandations qui, in fine, pourraient s’avérer pires que les maux qu’elles sont censées combattre. Malgré un consensus scientifique, maintenant bien établi, qui démontre que la consommation d’aliments crus, notamment des fruits et des légumes est le meilleur moyen de prévention des maladies, elles préconisent une pratique qui augmente à coup sûr de nombreux autres risques : la cuisson des aliments. A ce sujet la littérature scientifique abonde d’études qui montrent les effets néfastes de la cuisson (destruction des micronutriments et réactions chimiques) qui font de tout plat cuisiné un amas de produits chimiques plus ou moins toxiques que l’organisme peine à assimiler. Ces mises en garde souvent irréfléchies pourraient détourner une partie de la population des meilleurs aliments pour la santé, les fruits et légumes, et précipiter la survenue de pathologies graves voire se solder par une surmortalité liée à ces pathologies. Au final, les coûts humains et économiques (dépenses de soins et d’hospitalisation) induits par ces recommandations risquent fort de se révéler bien supérieurs à ceux générés par la bactérie tueuse.
Les fournisseurs de recommandations auraient peut-être été dû prendre plus complètement et plus visiblement en compte le risque lié à la cuisson des aliments et de proposer d’autres précautions de bon sens. D’abord relativiser le risque plutôt que d’entretenir une atmosphère d’inutile panique. L’épidémie actuelle aura fait quelques dizaines de morts alors que la cuisson des aliments, du fait des multiples pathologies qui lui sont imputables (maladies cardiovasculaires, diabète, cancers, obésité, etc.), en provoque des centaines de milliers chaque année. N’eut-il pas été judicieux de rappeler que nous vivons dans un océan de bactéries de toutes sortes, généralement inoffensives et dont un grand nombre sont utiles voire indispensables à notre organisme ? La dangerosité de quelques unes d’entre-elles n’est vraie que pour certaines personnes qui présentent des fragilités particulières (lesquelles peuvent d’ailleurs provenir des déséquilibres nutritionnels induits par une alimentation trop transformée). Ils auraient donc dû conseiller la vigilance quand à l’approvisionnement, vérifier l’origine des produits, se renseigner sur leur mode de production, s’assurer de leur fraîcheur, éventuellement les laver à l’eau claire si nécessaire.
Le secteur des fruits et légumes occupe environ 2% des terres cultivées contre 51% pour les céréales et représente près de 20% des emplois ruraux contre moins de 3% pour les céréales. C’est le secteur agricole le plus productif à l’hectare et le plus pourvoyeur d’emploi. Dans l’alimentation des français, la part de nourriture non transformée (essentiellement des fruits et une petite partie des légumes consommés hors pomme de terre), se situe dans une fourchette de 3 à 6% selon les régions et les saisons. Doubler la production, permettrait de revitaliser les campagnes sans accentuer la pression sur les terres cultivables, tout en améliorant l’état sanitaire de l’ensemble de la population. Et doubler la production, c’est possible. Le rapport d’expertise de l’INRA de 2007 sur les fruits et légumes constate que la baisse des prix se révèle être un levier efficient pour agir sur la consommation, contrairement aux campagnes de prévention, style « 5 fruits et légumes par jours » qui n’ont pas un effet rapide. Une baisse de la TVA, voire sa suppression pure et simple, sur les produits alimentaires non transformés, compensée par une légère augmentation de la TVA sur les produits transformés, aurait pour effet de soutenir à la fois la demande, notamment celle des ménages à faible revenus, et de réorienter la production agricole. L’adage « on creuse sa tombe avec ses dents » est largement confirmé par la science : notre santé dépend de ce que l’on mange. Cela signifie que, dans les faits, les politiques de santé publique se décident, au niveau national, par le ministère de l’agriculture et au niveau européen par la PAC et non, comme on pourrait le croire, par le ministère de la santé qui, en réalité, est celui de la maladie.
INRA : Prix des fruits et légumes et enjeux de santé publique
Produits chimiques dans l’alimentation : Comment y échapper ?
Obésité, surcharges alimentaires, carences : Manger cru, le moyen d’équilibre et de régulation de son alimentation ?
Les fournisseurs de recommandations auraient peut-être été dû prendre plus complètement et plus visiblement en compte le risque lié à la cuisson des aliments et de proposer d’autres précautions de bon sens. D’abord relativiser le risque plutôt que d’entretenir une atmosphère d’inutile panique. L’épidémie actuelle aura fait quelques dizaines de morts alors que la cuisson des aliments, du fait des multiples pathologies qui lui sont imputables (maladies cardiovasculaires, diabète, cancers, obésité, etc.), en provoque des centaines de milliers chaque année. N’eut-il pas été judicieux de rappeler que nous vivons dans un océan de bactéries de toutes sortes, généralement inoffensives et dont un grand nombre sont utiles voire indispensables à notre organisme ? La dangerosité de quelques unes d’entre-elles n’est vraie que pour certaines personnes qui présentent des fragilités particulières (lesquelles peuvent d’ailleurs provenir des déséquilibres nutritionnels induits par une alimentation trop transformée). Ils auraient donc dû conseiller la vigilance quand à l’approvisionnement, vérifier l’origine des produits, se renseigner sur leur mode de production, s’assurer de leur fraîcheur, éventuellement les laver à l’eau claire si nécessaire.
Le secteur des fruits et légumes occupe environ 2% des terres cultivées contre 51% pour les céréales et représente près de 20% des emplois ruraux contre moins de 3% pour les céréales. C’est le secteur agricole le plus productif à l’hectare et le plus pourvoyeur d’emploi. Dans l’alimentation des français, la part de nourriture non transformée (essentiellement des fruits et une petite partie des légumes consommés hors pomme de terre), se situe dans une fourchette de 3 à 6% selon les régions et les saisons. Doubler la production, permettrait de revitaliser les campagnes sans accentuer la pression sur les terres cultivables, tout en améliorant l’état sanitaire de l’ensemble de la population. Et doubler la production, c’est possible. Le rapport d’expertise de l’INRA de 2007 sur les fruits et légumes constate que la baisse des prix se révèle être un levier efficient pour agir sur la consommation, contrairement aux campagnes de prévention, style « 5 fruits et légumes par jours » qui n’ont pas un effet rapide. Une baisse de la TVA, voire sa suppression pure et simple, sur les produits alimentaires non transformés, compensée par une légère augmentation de la TVA sur les produits transformés, aurait pour effet de soutenir à la fois la demande, notamment celle des ménages à faible revenus, et de réorienter la production agricole. L’adage « on creuse sa tombe avec ses dents » est largement confirmé par la science : notre santé dépend de ce que l’on mange. Cela signifie que, dans les faits, les politiques de santé publique se décident, au niveau national, par le ministère de l’agriculture et au niveau européen par la PAC et non, comme on pourrait le croire, par le ministère de la santé qui, en réalité, est celui de la maladie.
INRA : Prix des fruits et légumes et enjeux de santé publique
Produits chimiques dans l’alimentation : Comment y échapper ?
Obésité, surcharges alimentaires, carences : Manger cru, le moyen d’équilibre et de régulation de son alimentation ?
dimanche 24 avril 2011
Témoignage surprenant sur Alzheimer ?
Parmi les témoignages qui nous parviennent, l’un d’eux émanant d’une mère de famille nous a surpris :
« Ma belle-mère, fut atteinte précocement de la maladie d’Alzheimer et j’ai commencé à prendre en charge ses repas à partir du moment où elle n’était plus capable de les prendre seule. Comme je mangeais cru et sans aucun produit laitier, ainsi que mes enfants, et que j’en avais constaté sur moi-même de nombreux effets bénéfiques, j’ai tout naturellement pensé que ce serait bien pour ma belle-mère. J’ai donc supprimé tout aliment cuit : à midi je lui servais de copieuses salades de légumes crus assaisonnés d'huile d'olive et de poudre de noisettes ou d'amandes (à cause de l'absence de dents ne permettant pas de mâcher ces oléagineux), par exemple : tomates, avocats, concombres, persil, poivron rouge, carottes râpées ou céleri-rave râpé, et toutes sortes d'autres légumes de saison, le tout coupé en tous petits morceaux. Suivis d'un dessert composé soit de fruits frais de saison, soit d'une salade de fruits frais assaisonnés de miel (pas de sucre !). Le soir, 4 ou 5 bananes de culture biologique (elle s'est mise à en raffoler, elle qui n'en avait quasiment jamais mangé de sa vie !). Et comme boisson uniquement de l’eau du robinet.
Après 10 jours de ce régime les délires, qui étaient devenus permanents chez elle, se sont arrêtés et il est redevenu possible d’avoir des conversations sensées avec elle. Les voisins qui n'étaient pas au courant de cette démarche alimentaire ont spontanément remarqué une nette amélioration de son comportement, et sans que j'aborde moi-même le sujet avec eux, ils m'ont fait part de leurs observations et m'ont demandé quel médicament avait été administré à ma belle-mère. Ils ont eu du mal à croire qu'elle n'en prenait aucun !
L'amélioration dura environ 6 mois, puis fut suivie d'une stabilisation qui dura environ un an puis d'une très lente reprise de la dégradation, qui malgré tout peut-être considérée comme un "progrès" dans la mesure où l'évolution de la maladie, avant que je la prenne en charge, était beaucoup plus rapide.
Après environ un an de cette dégradation lente, il fut nécessaire de la placer dans un établissement pour personnes âgées dépendantes. En 3 mois, elle perdit l'usage de la parole et de la compréhension (qu'elle avait encore intacts à son entrée) et elle perdit aussi le sens de l'équilibre dans la marche. La vitesse de dégradation fut spectaculaire depuis son placement dans cette maison, où pourtant elle était fort bien traitée avec une nourriture équilibrée, variée et bien préparée, mais cuite.
Les habitudes alimentaires qu'avait ma belle-mère jusqu'à sa maladie étaient aux antipodes de ce régime cru et ont probablement contribué à l'apparition précoce de sa maladie. Elle mangeait tout très cuit même les fruits, beaucoup de pain, beaucoup de boissons très sucrées, des pâtes, des biscuits, du fromage, des steaks hachés, très peu de fruits et de légumes, et une consommation excessive de bière les dernières années avant sa maladie. »
Ce témoignage peut paraître surprenant. Il est pourtant conforme aux dernières découvertes scientifiques sur cette terrible maladie. On sait depuis près d’un siècle que la cuisson produit des réactions chimiques, dites réactions de Maillard. Les nombreux composés chimiques issus de ces réactions sont regroupés sous l’appellation anglaise AGE (Advanced Glycation End products) (lien). Plusieurs études scientifiques montrent que ces AGE ont ou peuvent avoir une part de responsabilité dans la maladie d’Alzheimer.
Voici quelques liens sur des études scientifiques qui mettent en cause les AGE dans la maladie d’Alzheimer.
http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/9777946
http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/15975084
http://cercor.oxfordjournals.org/content/15/2/211.full
http://www.pnas.org/content/91/11/4766.full.pdf
Parmi les composés issus des réactions de Maillard, il en est un qui a été découvert récemment et dont la présence dans les aliments a beaucoup surpris puisqu’il s’agit d’une molécule chimique produite industriellement et qui entre dans la fabrication d’un certain nombre de produits de consommation courante.
Les scientifiques savent depuis des années que l'acrylamide (lien) peut causer des lésions nerveuses graves, notamment une apathie musculaire et une perte de la coordination musculaire, en particulier suite à une exposition industrielle à un niveau élevé. Les études en laboratoire suggèrent qu’une exposition chronique par voie alimentaire peut endommager les cellules nerveuses du cerveau et pourrait jouer un rôle dans le développement de maladies neurodégénératives, y compris la maladie d'Alzheimer. Selon Richard LoPachin, Jr., Ph.D, neurotoxicologue au College of Medicine Albert Einstein de New York, l'acrylamide est structurellement similaire à l'acroléine, une substance chimique trouvée dans le cerveau des patients atteints de la maladie d'Alzheimer et autres maladies neurodégénératives. Des études complémentaires sont en cours pour confirmer ces résultats.
Voir à ce sujet le lien suivant :
http://www.medicalnewstoday.com/articles/80372.php
Des chercheurs italiens ont analysé toutes les études publiées au cours des 15 dernières années portant sur l´évaluation du régime méditerranéen. Huit études d´observation ont été retenues, permettant d´analyser les données de plus d´un demi million de personnes, 514 816 très exactement.
L´analyse des données confirme les bienfaits (lien) du régime méditerranéen pour réduire la mortalité tant par accidents cardiovasculaires (risque réduit de 9%) que par cancers (risque réduit de 6%), notamment digestifs. Mais cette méta-analyse met également en évidence une réduction de 13% du risque de maladie d´Alzheimer et de maladie de Parkinson. Les chercheurs ne disent pas si ce bénéfice est un effet direct du régime méditerranéen ou si c´est une conséquence de l´impact de ce régime sur la santé cardiovasculaire des patients.
Détails de l’étude italienne : http://www.bmj.com/content/337/bmj.a1344.full
Enfin, d’autres sources sérieuses suggèrent qu’un régime alimentaire riche en fruits et légumes frais ou proche du régime méditerranéen permet de prévenir voire fait reculer sensiblement la maladie.
http://www.informationhospitaliere.com/actualite-11054-consommation-fruits-reduirait-risque-maladie-d-alzheimer.html
http://www.reseau-alzheimer.fr/index.php/base-documentaire/etudes-et-recherches/749-incontinence-quelle-recherche-
« Ma belle-mère, fut atteinte précocement de la maladie d’Alzheimer et j’ai commencé à prendre en charge ses repas à partir du moment où elle n’était plus capable de les prendre seule. Comme je mangeais cru et sans aucun produit laitier, ainsi que mes enfants, et que j’en avais constaté sur moi-même de nombreux effets bénéfiques, j’ai tout naturellement pensé que ce serait bien pour ma belle-mère. J’ai donc supprimé tout aliment cuit : à midi je lui servais de copieuses salades de légumes crus assaisonnés d'huile d'olive et de poudre de noisettes ou d'amandes (à cause de l'absence de dents ne permettant pas de mâcher ces oléagineux), par exemple : tomates, avocats, concombres, persil, poivron rouge, carottes râpées ou céleri-rave râpé, et toutes sortes d'autres légumes de saison, le tout coupé en tous petits morceaux. Suivis d'un dessert composé soit de fruits frais de saison, soit d'une salade de fruits frais assaisonnés de miel (pas de sucre !). Le soir, 4 ou 5 bananes de culture biologique (elle s'est mise à en raffoler, elle qui n'en avait quasiment jamais mangé de sa vie !). Et comme boisson uniquement de l’eau du robinet.
Après 10 jours de ce régime les délires, qui étaient devenus permanents chez elle, se sont arrêtés et il est redevenu possible d’avoir des conversations sensées avec elle. Les voisins qui n'étaient pas au courant de cette démarche alimentaire ont spontanément remarqué une nette amélioration de son comportement, et sans que j'aborde moi-même le sujet avec eux, ils m'ont fait part de leurs observations et m'ont demandé quel médicament avait été administré à ma belle-mère. Ils ont eu du mal à croire qu'elle n'en prenait aucun !
L'amélioration dura environ 6 mois, puis fut suivie d'une stabilisation qui dura environ un an puis d'une très lente reprise de la dégradation, qui malgré tout peut-être considérée comme un "progrès" dans la mesure où l'évolution de la maladie, avant que je la prenne en charge, était beaucoup plus rapide.
Après environ un an de cette dégradation lente, il fut nécessaire de la placer dans un établissement pour personnes âgées dépendantes. En 3 mois, elle perdit l'usage de la parole et de la compréhension (qu'elle avait encore intacts à son entrée) et elle perdit aussi le sens de l'équilibre dans la marche. La vitesse de dégradation fut spectaculaire depuis son placement dans cette maison, où pourtant elle était fort bien traitée avec une nourriture équilibrée, variée et bien préparée, mais cuite.
Les habitudes alimentaires qu'avait ma belle-mère jusqu'à sa maladie étaient aux antipodes de ce régime cru et ont probablement contribué à l'apparition précoce de sa maladie. Elle mangeait tout très cuit même les fruits, beaucoup de pain, beaucoup de boissons très sucrées, des pâtes, des biscuits, du fromage, des steaks hachés, très peu de fruits et de légumes, et une consommation excessive de bière les dernières années avant sa maladie. »
Ce témoignage peut paraître surprenant. Il est pourtant conforme aux dernières découvertes scientifiques sur cette terrible maladie. On sait depuis près d’un siècle que la cuisson produit des réactions chimiques, dites réactions de Maillard. Les nombreux composés chimiques issus de ces réactions sont regroupés sous l’appellation anglaise AGE (Advanced Glycation End products) (lien). Plusieurs études scientifiques montrent que ces AGE ont ou peuvent avoir une part de responsabilité dans la maladie d’Alzheimer.
Voici quelques liens sur des études scientifiques qui mettent en cause les AGE dans la maladie d’Alzheimer.
http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/9777946
http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/15975084
http://cercor.oxfordjournals.org/content/15/2/211.full
http://www.pnas.org/content/91/11/4766.full.pdf
Parmi les composés issus des réactions de Maillard, il en est un qui a été découvert récemment et dont la présence dans les aliments a beaucoup surpris puisqu’il s’agit d’une molécule chimique produite industriellement et qui entre dans la fabrication d’un certain nombre de produits de consommation courante.
Les scientifiques savent depuis des années que l'acrylamide (lien) peut causer des lésions nerveuses graves, notamment une apathie musculaire et une perte de la coordination musculaire, en particulier suite à une exposition industrielle à un niveau élevé. Les études en laboratoire suggèrent qu’une exposition chronique par voie alimentaire peut endommager les cellules nerveuses du cerveau et pourrait jouer un rôle dans le développement de maladies neurodégénératives, y compris la maladie d'Alzheimer. Selon Richard LoPachin, Jr., Ph.D, neurotoxicologue au College of Medicine Albert Einstein de New York, l'acrylamide est structurellement similaire à l'acroléine, une substance chimique trouvée dans le cerveau des patients atteints de la maladie d'Alzheimer et autres maladies neurodégénératives. Des études complémentaires sont en cours pour confirmer ces résultats.
Voir à ce sujet le lien suivant :
http://www.medicalnewstoday.com/articles/80372.php
Des chercheurs italiens ont analysé toutes les études publiées au cours des 15 dernières années portant sur l´évaluation du régime méditerranéen. Huit études d´observation ont été retenues, permettant d´analyser les données de plus d´un demi million de personnes, 514 816 très exactement.
L´analyse des données confirme les bienfaits (lien) du régime méditerranéen pour réduire la mortalité tant par accidents cardiovasculaires (risque réduit de 9%) que par cancers (risque réduit de 6%), notamment digestifs. Mais cette méta-analyse met également en évidence une réduction de 13% du risque de maladie d´Alzheimer et de maladie de Parkinson. Les chercheurs ne disent pas si ce bénéfice est un effet direct du régime méditerranéen ou si c´est une conséquence de l´impact de ce régime sur la santé cardiovasculaire des patients.
Détails de l’étude italienne : http://www.bmj.com/content/337/bmj.a1344.full
Enfin, d’autres sources sérieuses suggèrent qu’un régime alimentaire riche en fruits et légumes frais ou proche du régime méditerranéen permet de prévenir voire fait reculer sensiblement la maladie.
http://www.informationhospitaliere.com/actualite-11054-consommation-fruits-reduirait-risque-maladie-d-alzheimer.html
http://www.reseau-alzheimer.fr/index.php/base-documentaire/etudes-et-recherches/749-incontinence-quelle-recherche-
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mercredi 23 juin 2010
Détoxination, élimination : La casse, le fruit du bien-être durable
L’alimentation crue est un fort contributeur du bien-être durable. Parmi tous les aliments que l’on peut manger crus, certains ont des propriétés particulièrement intéressantes. Il en est ainsi de la casse.
Qu’est-ce que la casse ?
La casse est un fruit qui se présente sous la forme d’un long bâton. En fait il s’agit d’une longue gousse faite d’un bois dur, ligneux et friable. Lorsqu’on l’écrase, avec un casse noix par exemple, elle se fendille dans sa longueur, ce qui permet de l’ouvrir. On découvre alors des graines dures, séparées par des membranes, sortes de rondelles très fines et rigides, recouvertes d’une pulpe noire qui constitue la seule partie consommable. Ce fruit est très particulier du fait de ses propriétés.
Il provient d’un arbre tropical et sub-tropical, de taille moyenne, originaire des Indes, de la famille des Caesalpiniaceaes, auquel on attribue diverses appellations : Faux séné, Averse dorée, Cassia ou Canéfier. Cet arbre au feuillage caduc, au port arrondi et étalé, fleurit à partir de la fin du printemps et durant tout l’été en grappes parfumées. Sa fleur est la fleur nationale de la Thaïlande, nommée rajapreuk, et qui symbolise la royauté Thaï.
Cet arbre magnifique est un réservoir de molécules thérapeutiques. En décoction les feuilles sont souveraines contre la fièvre, les dysenteries, la toux. L’écorce réduite en poudre est utilisée contre les piqûres de moustiques et les morsures de serpent. Des études scientifiques ont identifié des principes bioactifs : antioxydants, antipaludiques, antitussifs, anti-inflammatoires, antifongiques, anti-leishmaniose (maladie parasitaire tropicale).
La pulpe enfermée dans les bâtons de casse a de puissantes propriétés dépuratives et purgatives. En "nettoyant" efficacement le sang et en favorisant l’élimination des toxines, elle permet de stabiliser la pratique du cru.
Comment utiliser la casse ?
Pour tirer le meilleur profit de ce fruit exceptionnel il est recommandé de respecter le mode d’emploi suivant :
Si vous ne respectez pas ces recommandations et dans le cas, notamment, où votre organisme serait très intoxiqué vous pourriez ressentir de trop vives crampes intestinales ou être victimes de diarrhées incontrôlées.
Quand utiliser la casse ?
Quelques références scientifiques sur la casse fistula :
The biochemical role and hypocholesterolaemic potential of the legume Cassia fistula in hypercholesterolaemic rats
Evaluation of traditional medicine: effects of Cajanus cajan L. and of Cassia fistula L. on carbohydrate metabolism in mice
Isolation of antileishmanial sterol from the fruits of Cassia fistula using bioguided fractionation
Qu’est-ce que la casse ?
La casse est un fruit qui se présente sous la forme d’un long bâton. En fait il s’agit d’une longue gousse faite d’un bois dur, ligneux et friable. Lorsqu’on l’écrase, avec un casse noix par exemple, elle se fendille dans sa longueur, ce qui permet de l’ouvrir. On découvre alors des graines dures, séparées par des membranes, sortes de rondelles très fines et rigides, recouvertes d’une pulpe noire qui constitue la seule partie consommable. Ce fruit est très particulier du fait de ses propriétés.
Il provient d’un arbre tropical et sub-tropical, de taille moyenne, originaire des Indes, de la famille des Caesalpiniaceaes, auquel on attribue diverses appellations : Faux séné, Averse dorée, Cassia ou Canéfier. Cet arbre au feuillage caduc, au port arrondi et étalé, fleurit à partir de la fin du printemps et durant tout l’été en grappes parfumées. Sa fleur est la fleur nationale de la Thaïlande, nommée rajapreuk, et qui symbolise la royauté Thaï.
Cet arbre magnifique est un réservoir de molécules thérapeutiques. En décoction les feuilles sont souveraines contre la fièvre, les dysenteries, la toux. L’écorce réduite en poudre est utilisée contre les piqûres de moustiques et les morsures de serpent. Des études scientifiques ont identifié des principes bioactifs : antioxydants, antipaludiques, antitussifs, anti-inflammatoires, antifongiques, anti-leishmaniose (maladie parasitaire tropicale).
La pulpe enfermée dans les bâtons de casse a de puissantes propriétés dépuratives et purgatives. En "nettoyant" efficacement le sang et en favorisant l’élimination des toxines, elle permet de stabiliser la pratique du cru.
Comment utiliser la casse ?
Pour tirer le meilleur profit de ce fruit exceptionnel il est recommandé de respecter le mode d’emploi suivant :
- Pour la première utilisation, ne consommez qu’une seule rondelle
- Si les effets sont raisonnables pour vous, passez à deux rondelles le lendemain, sinon maintenez à une rondelle par jour ou arrêtez d’en prendre pendant quelques jours
- Continuez ainsi de jour en jour, en augmentant d’une à deux rondelles par jour tant que les effets restent maîtrisés et le goût agréable, ou en diminuant votre consommation dans le cas contraire.
Si vous ne respectez pas ces recommandations et dans le cas, notamment, où votre organisme serait très intoxiqué vous pourriez ressentir de trop vives crampes intestinales ou être victimes de diarrhées incontrôlées.
- Consommez la casse de préférence en dehors des repas, par exemple le matin à jeun après avoir bu un grand verre d’eau
Quand utiliser la casse ?
- Au moment d’un changement d’alimentation pour faciliter et canaliser les éliminations qui peuvent se produire
- En cas de signe avant coureur de "pépins" indicateurs d’éliminations délicates (boutons, rougeurs, éternuement, nez qui coule, courbatures, constipation, etc.)
- Par plaisir comme tout autre fruit
- Pour limiter les effets pervers d’une alimentation sous-optimale (cuisinée, transformée, assaisonnée, non biologique, artificielle, etc.)
Quelques références scientifiques sur la casse fistula :
The biochemical role and hypocholesterolaemic potential of the legume Cassia fistula in hypercholesterolaemic rats
Evaluation of traditional medicine: effects of Cajanus cajan L. and of Cassia fistula L. on carbohydrate metabolism in mice
Isolation of antileishmanial sterol from the fruits of Cassia fistula using bioguided fractionation
jeudi 27 mai 2010
Trois étapes vers une alimentation saine et agréable
Parfois les gens s’étonnent de ce que je mange cru depuis plus de vingt ans et me demandent comment je fais, voire me sollicitent des conseils. Je leur explique que manger cru est l’alimentation la plus normale et la plus naturelle qui soit. Depuis 7 millions d’années que les humains arpentent notre monde, plus de 99% d’entre eux ont mangé cru toute leur vie durant. J’ajoute que notre corps a conservé la mémoire de cette pratique profondément inscrite dans nos gènes. Elle nous vient de la nuit des temps et malgré les habitudes alimentaires récentes erronées qui altèrent parfois notre santé et notre bien-être, il est facile de recouvrer cette mémoire et de rendre à notre organisme cette part essentielle de notre humanité. J’en viens alors tout naturellement à leur proposer, non pas de m’imiter, mais de découvrir par eux-mêmes ce que ce retour à leur alimentation naturelle peut leur apporter. Ce n’est pas un chemin initiatique, simplement le moyen de retrouver quelque chose d’utile qu’on a en soi et qu’on a un peu perdu. Une sorte de rééducation en quelque sorte, toute progressive, que vous pouvez adapter à votre mode de vie, sans même nécessairement vous imposer un objectif. Commencer, c’est déjà réussir.
Niveau 1 : Je modifie mon alimentation pour mieux préserver ma santé:
Nos habitudes alimentaires, largement façonnées par une publicité omniprésente, ne laissent pas encore assez de place aux crudités, qu’il s’agisse de fruits ou de légumes. Comme le préconise le PNNS, augmenter la part de crudité dans votre alimentation de tous les jours est un premier pas pour, sinon éviter, du moins retarder les effets perturbants ou néfastes d’une alimentation transformée. Et c’est l’occasion de retrouver le vrai goût de la nature.
Niveau 2 : Je découvre de nouveaux plaisirs
Ces résolutions d’urgence sont le minimum indispensable pour rééquilibrer l’alimentation hyper-artificielle malheureusement encore trop communément répandue. Si toutefois vous souhaitez aller plus loin et profiter davantage des bienfaits de l’alimentation crue, il vous faudra mettre en action vos mécanismes d’auto-régulation qui vous assureront un bien-être physique et mental renforcé et vous permettront d’accéder a des plaisirs gustatifs hors normes. Votre objectif pour cette étape ne sera donc pas de vous mettre au cru à 100% mais de prendre la mesure des bienfaits que vous pouvez en tirer. Pour cela contentez vous de faire, de temps en temps, des repas exclusivement crus respectant le déroulement suivant.
Voilà, en suivant cette manière de faire vous avez facilité la remise en route des mécanismes de régulation de votre prise alimentaire. Vous avez permis à votre corps de choisir ce qui lui convient le mieux et votre niveau de plaisir fut constamment à la hauteur de son besoin : d’autant plus intense qu’il fut impérieux, inexistant quand il fut comblé.
Selon vos possibilités et vos envies, vous pouvez associer le niveau 1 qui consiste à augmenter autant que faire se peut la part de cru dans votre alimentation avec le niveau 2 en consacrant un repas au cru intégral, soit de temps en temps soit régulièrement. Avec le temps votre corps exprimera toujours plus clairement ses besoins. Vous constaterez alors une amélioration de vos facultés olfactives et gustatives. Vous apprécierez ces repas crus au cours desquels vous expérimenterez des plaisirs souvent inattendus, parfois extraordinaires.
Niveau 3 : Finalement, je préfère manger toujours cru
Sans doute en arriverez-vous alors à préférer vos repas crus à vos autres repas. Ce sera d’autant plus vrai que vous serez attentif à votre approvisionnement et à maintenir un choix suffisamment large.
Cet article ne fait que dresser en quelques lignes les principes les plus importants pour bien profiter d’une alimentation crue. Il n’a pas la prétention d’être exhaustif. Aussi, n’hésitez pas à me solliciter pour demander des infos complémentaires en postant un commentaire à cet article.
Niveau 1 : Je modifie mon alimentation pour mieux préserver ma santé:
Nos habitudes alimentaires, largement façonnées par une publicité omniprésente, ne laissent pas encore assez de place aux crudités, qu’il s’agisse de fruits ou de légumes. Comme le préconise le PNNS, augmenter la part de crudité dans votre alimentation de tous les jours est un premier pas pour, sinon éviter, du moins retarder les effets perturbants ou néfastes d’une alimentation transformée. Et c’est l’occasion de retrouver le vrai goût de la nature.
- Comme dessert, prenez l’habitude de manger un fruit. Boudez les gâteaux, les crèmes, yaourts, fromages et autres produits laitiers qui font injure à votre ligne. Certains disent que les fruits se digèrent mieux lorsqu’ils sont pris en début de repas, rien ne vous empêche d’essayer.
- Mangez des fruits en dehors des repas, ce n’est pas du grignotage mais, au contraire, un moyen efficace pour l’éviter. Consommés seuls, ils se digèrent facilement et coupent bien les petites fringales de fin de matinée ou d’après-midi sans avoir les inconvénients des barres chocolatées ou autres amuse-gueule. Si vous avez besoin d’énergie, vous pouvez aussi prendre du miel non chauffé (bio et cristallisé, c’est le moyen le plus sûr d’avoir un miel de qualité non chauffé) ou des dattes. Et puis cette habitude de manger un ou deux fruits de saison en dehors des repas vous permettra de manger moins pendant les repas.
- Proposez des légumes crus à l’apéritif. Le céleri branche coupé en rondelles, la fleur de choux émietté, des carottes, navets, racine de persil, patate douce, etc. coupés en dès ou en frites, des tomates cerises, des petits pois, des radis, des haricots verts, etc. Accompagnez les d’oléagineux tels que des cerneaux de noix ou de noix de pécan, de l’arachide fraîche ou sèche mais non grillée (ni salée), de la noix de cajou (crue, non grillée ni salée), des noisettes, des amandes, etc.
- Invitez souvent, si possible chaque jour, des crudités à votre table. En entrée, bien sûr mais aussi en accompagnement des autres plats auxquels ils apporteront un peu de croquant et de saveurs fraîches. Outre la traditionnelle salade de laitue, essayez les graines germées ou des légumes moins connus comme la roquette qui, pour certains, donne une note subtilement épicée. L’avocat peut lui aussi accompagner de nombreux plats. Vous pouvez ainsi grandement simplifier la préparation de vos repas tout en améliorant à la fois leur saveur et leur valeur nutritive. Pour les entrées, pourquoi ne pas ajouter une touche sucrée à vos crudités en y incorporant quelques morceaux de pommes, ou encore de patate douce.
- Pour finir cette petite astuce. Quand vous préparez des légumes, laissez vous allez à en prélever quelques morceaux pour vos peines et soins. Consommés tels quels, juste épluchés, alors que vous êtes à jeun vous permettra de les découvrir tels qu’ils sont et de les apprécier pleinement. Vous serez surpris par leur goût.
Niveau 2 : Je découvre de nouveaux plaisirs
Ces résolutions d’urgence sont le minimum indispensable pour rééquilibrer l’alimentation hyper-artificielle malheureusement encore trop communément répandue. Si toutefois vous souhaitez aller plus loin et profiter davantage des bienfaits de l’alimentation crue, il vous faudra mettre en action vos mécanismes d’auto-régulation qui vous assureront un bien-être physique et mental renforcé et vous permettront d’accéder a des plaisirs gustatifs hors normes. Votre objectif pour cette étape ne sera donc pas de vous mettre au cru à 100% mais de prendre la mesure des bienfaits que vous pouvez en tirer. Pour cela contentez vous de faire, de temps en temps, des repas exclusivement crus respectant le déroulement suivant.
- Buvez de l’eau avant votre repas. Filtrée ou en bouteille, plate ou pétillante, selon votre convenance et selon votre soif. Si vous ne ressentez pas la soif, buvez quand même, ne serait-ce qu’une ou deux gorgées ou changez d’eau minérale. Elles ne se valent pas toutes, certaines peuvent mieux vous convenir que d’autres.
- Mettez sur la table tout ce que votre garde-manger contient de produits crus non transformés. Faites le nécessaire pour avoir un choix aussi large que possible.
- Choisissez ce que vous voulez manger. Ne vous précipitez pas. Prenez le temps d’humer les effluves qui émanent de votre table abondamment garnie. Allez à la rencontre des senteurs cachées. Interrogez-vous. Quelle odeur me donne faim ? Quelle senteur me donne envie de croquer dedans ? Ne vous fiez pas trop à l’aspect. Fermez les yeux pour laisser plus de place aux odeurs dans votre imaginaire. Si nécessaire, repassez plusieurs fois les aliments sous votre nez. Progressivement, une odeur émerge, tandis que les autres s’estompent. L’élu n’est peut-être pas celui auquel vous vous attendiez mais c’est votre choix, du moins celui de votre corps.
- Dès lors consommez le tant que c’est bon, quitte à épuiser votre stock de cet aliment. Mangez sans précipitation, savourez. Votre plaisir prend une nouvelle dimension, d’autant plus franche que votre choix n’a pas été préconçu. Ne craignez pas de manger trop. Viendra nécessairement le moment où, sauf rupture de stock, les sensations agréables vont s’estomper et laisser place à d’autres, moins enthousiasmantes voire alertante : interprétez cela comme le signal que vous donne votre corps d’arrêter de manger.
Voilà, en suivant cette manière de faire vous avez facilité la remise en route des mécanismes de régulation de votre prise alimentaire. Vous avez permis à votre corps de choisir ce qui lui convient le mieux et votre niveau de plaisir fut constamment à la hauteur de son besoin : d’autant plus intense qu’il fut impérieux, inexistant quand il fut comblé.
Selon vos possibilités et vos envies, vous pouvez associer le niveau 1 qui consiste à augmenter autant que faire se peut la part de cru dans votre alimentation avec le niveau 2 en consacrant un repas au cru intégral, soit de temps en temps soit régulièrement. Avec le temps votre corps exprimera toujours plus clairement ses besoins. Vous constaterez alors une amélioration de vos facultés olfactives et gustatives. Vous apprécierez ces repas crus au cours desquels vous expérimenterez des plaisirs souvent inattendus, parfois extraordinaires.
Niveau 3 : Finalement, je préfère manger toujours cru
Sans doute en arriverez-vous alors à préférer vos repas crus à vos autres repas. Ce sera d’autant plus vrai que vous serez attentif à votre approvisionnement et à maintenir un choix suffisamment large.
- Méfiez-vous des produits séchés, fruits ou oléagineux. Même bio, les températures de séchage sont souvent excessives et cela trouble les mécanismes d’auto-régulation.
- Elargissez votre palette alimentaire aux protéines animales : viandes, poissons, œufs. Cela dit, soyez intransigeant quand à leur qualité. Excluez à priori les poissons d’élevages sauf si vous êtes certains qu’ils ne sont pas nourris avec des farines. Sélectionnez des viandes provenant d’élevages ou les animaux vivent en liberté et trouvent par eux même, tout au long de l’année, leur subsistance dans la nature. Idem pour les œufs qui doivent provenir d’élevages en plein air où les poules disposent chacune d’au moins 20m2 d’espace naturel. Privilégiez la qualité à la quantité mais ne négligez pas ces produits.
- Vous pouvez aussi occasionnellement introduire des fruits exotiques, tels que les mangues, les noix de cocos, les sapotes, les papayes, cempédac, durian, jaquier, etc. Cela fait parfois du bien en toute saison, même si les quantités consommées peuvent être modestes. Coté bilan CO2, ce n’est pas top, mais la biodiversité de nos régions tempérées et septentrionale a déjà été tellement réduite qu’il parfois difficile de consommer exclusivement local et équilibré. Là encore soyez exigeant sur la qualité. Dites-vous que plus un fruit ou un légume vient de loin, plus il a des risques qu’il ait subi des traitements de toutes sortes (quelques bonnes adresses ici).
- N’oubliez pas les fruits de mer et les algues qui constituent une source de nutriments très variés, d’excellente qualité, et disponible en abondance. Pour ce qui est des huîtres, sachez que celles que vous trouverez la plupart du temps dans le commerce sont des huîtres triploïdes. Ce ne sont pas des huîtres OGM mais on n’en est pas loin. Aussi, n’hésitez pas à interrogez votre poissonnier à ce sujet et approvisionnez vous de préférence chez des ostréiculteurs qui ont fait le choix de maintenir les méthodes de production naturelles (voir ici)
- Si vous cultivez vous-même des fruits ou des légumes, veillez à ne pas utiliser de produits chimiques. Amendez votre terre avec un compost de bonne qualité, fabriqué à partir de déchets végétaux, sans restes de repas cuisinés ni marc de café, ni papier imprimés (voir ici pour un bon compost)
Cet article ne fait que dresser en quelques lignes les principes les plus importants pour bien profiter d’une alimentation crue. Il n’a pas la prétention d’être exhaustif. Aussi, n’hésitez pas à me solliciter pour demander des infos complémentaires en postant un commentaire à cet article.
vendredi 16 avril 2010
Solutions locales pour un désordre global : la réponse de Coline Serreau
En imaginant la confrontation de notre civilisation à une autre, extraterrestre certes, mais pacifique et sereine, Coline Serreau avait mis le doigt, dans son film "La Belle Verte", sur la futilité et l’immaturité de nos modes de vies. Mais plutôt que la critique sociale la principale originalité de ce film venait de ce que les extraterrestres incarnaient l’idéal d’une société apaisée, sobre et axée sur la qualité de vie, … et ils mangeaient cru. Signe que l’alimentation, dans l’esprit de l’auteur, est un marqueur déterminant du niveau d’évolution d’une société. Sans doute est-ce là l’une des motivations de Coline Serreau qui, pour ce nouveau film, a mis, provisoirement je l’espère, de coté la fiction et ses libertés pour un genre plus terre à terre : le documentaire.
La bande annonce du film :
Au-delà des constats sur l’état de la planète, consternants par ce qu’ils dénotent de l’avidité et de la myopie humaine, affligeants par l’ampleur des dégâts, déprimants par ce qu’ils révèlent des impasses de nos modes de vie modernes, Coline Serreau a choisi de nous démontrer que des solutions existent et nous fait entendre les réflexions de ceux qui inventent et expérimentent des alternatives.
Caméra au poing, Coline Serreau a parcouru le monde pendant près de trois ans à la rencontre de femmes et d’hommes de terrain, penseurs et économistes, qui expérimentent localement, avec succès, des solutions pour panser les plaies d’une terre meurtrie.
Avec de nombreux intervenants venus de tous horizons, la réalisatrice appuie les propos tenus par des images on ne peut plus explicites. On découvre l'agriculture bio en Inde et les paysans du Burkina-Faso apprenant à faire de l'engrais écologique. On va de la région parisienne au Maroc, en passant par le Brésil et ses paysans sans terre. Bref, on voyage, et à chaque lieu visité, une réponse au "tout-engrais" est apportée, propre, écologique, et surtout efficace.
Chaque personne interviewée apporte sa pierre à l'édifice, aucun intervenant ne vient gâcher l'ensemble du propos : les paysans sans terre du Brésil, Kokopelli en Inde, M. Antoniets en Ukraine… tour à tour drôles et émouvants, combatifs et inspirés, ils sont ces résistants, ces amoureux de la terre,
On retiendra particulièrement Claude et Lydia Bourguignon, des chercheurs qui ont quitté l'INRA pour mener leurs propres expériences sur le terrain, et qui ont une certaine faculté à démontrer par l'absurde que le chemin que nous avons emprunté pour la culture de nos sols est loin d'être le bon.
On y apprend mille choses, notamment que le déclin de l'agriculture remonte aux deux guerres mondiales (pour vous la faire courte, les soldats morts au front lors des deux conflits étaient en majorité des paysans, et les recherches menées pour les gaz de combat ont abouti aux insecticides et aux engrais que nous connaissons aujourd'hui), et que le sauvetage de notre monde passe par… les femmes. Oui, les femmes. Vous découvrirez pourquoi, mais sachez que le propos est très judicieux.
C'est l'histoire d'un tour du monde au ras de la terre, cette terre nourricière dont on s'est écarté et pourtant oh combien importante pour nourrir la planète ! Cette terre mise à mal par les semenciers, amaigrie, lessivée, dévitalisée... Et c'est l'histoire de ces hommes qui ont perdu le contact de la terre, en même temps qu'ils ont perdu leur bon sens.
C'est aussi de l'espoir ! La force d'un constat identique et partagé à des milliers de kilomètres par ces êtres humains qui, sans se connaître ni se concerter, disent tous la même chose. Et la force du témoignage sur des expérimentations de cultures naturelles qui réussissent partout dans le monde, qu'il nous faut découvrir et développer, parce qu'elles redonnent ses valeurs inestimables à la terre, et rendent aux peuples leur autonomie alimentaire.
Entretien avec Coline Serreau :
La bande annonce du film :
Au-delà des constats sur l’état de la planète, consternants par ce qu’ils dénotent de l’avidité et de la myopie humaine, affligeants par l’ampleur des dégâts, déprimants par ce qu’ils révèlent des impasses de nos modes de vie modernes, Coline Serreau a choisi de nous démontrer que des solutions existent et nous fait entendre les réflexions de ceux qui inventent et expérimentent des alternatives.
Caméra au poing, Coline Serreau a parcouru le monde pendant près de trois ans à la rencontre de femmes et d’hommes de terrain, penseurs et économistes, qui expérimentent localement, avec succès, des solutions pour panser les plaies d’une terre meurtrie.
Avec de nombreux intervenants venus de tous horizons, la réalisatrice appuie les propos tenus par des images on ne peut plus explicites. On découvre l'agriculture bio en Inde et les paysans du Burkina-Faso apprenant à faire de l'engrais écologique. On va de la région parisienne au Maroc, en passant par le Brésil et ses paysans sans terre. Bref, on voyage, et à chaque lieu visité, une réponse au "tout-engrais" est apportée, propre, écologique, et surtout efficace.
Chaque personne interviewée apporte sa pierre à l'édifice, aucun intervenant ne vient gâcher l'ensemble du propos : les paysans sans terre du Brésil, Kokopelli en Inde, M. Antoniets en Ukraine… tour à tour drôles et émouvants, combatifs et inspirés, ils sont ces résistants, ces amoureux de la terre,
On retiendra particulièrement Claude et Lydia Bourguignon, des chercheurs qui ont quitté l'INRA pour mener leurs propres expériences sur le terrain, et qui ont une certaine faculté à démontrer par l'absurde que le chemin que nous avons emprunté pour la culture de nos sols est loin d'être le bon.
On y apprend mille choses, notamment que le déclin de l'agriculture remonte aux deux guerres mondiales (pour vous la faire courte, les soldats morts au front lors des deux conflits étaient en majorité des paysans, et les recherches menées pour les gaz de combat ont abouti aux insecticides et aux engrais que nous connaissons aujourd'hui), et que le sauvetage de notre monde passe par… les femmes. Oui, les femmes. Vous découvrirez pourquoi, mais sachez que le propos est très judicieux.
C'est l'histoire d'un tour du monde au ras de la terre, cette terre nourricière dont on s'est écarté et pourtant oh combien importante pour nourrir la planète ! Cette terre mise à mal par les semenciers, amaigrie, lessivée, dévitalisée... Et c'est l'histoire de ces hommes qui ont perdu le contact de la terre, en même temps qu'ils ont perdu leur bon sens.
C'est aussi de l'espoir ! La force d'un constat identique et partagé à des milliers de kilomètres par ces êtres humains qui, sans se connaître ni se concerter, disent tous la même chose. Et la force du témoignage sur des expérimentations de cultures naturelles qui réussissent partout dans le monde, qu'il nous faut découvrir et développer, parce qu'elles redonnent ses valeurs inestimables à la terre, et rendent aux peuples leur autonomie alimentaire.
Entretien avec Coline Serreau :
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jeudi 28 janvier 2010
Quel avenir pour notre système de santé publique ?
Allongement de la durée de vie, vieillissement de la population, déficits récurrents de l’assurance maladie, grippe aviaire ou H1N1, autant de défis auquel notre système de protection sociale, mis en place juste après la deuxième guerre mondiale, doit faire face dans un contexte de grave crise économique. Quel avenir pour ce système de santé qui garantit aujourd’hui un accès aux soins de qualité pour toutes les classes de la population ? Pourra-t-il perdurer dans un contexte économique dégradé ?
Les statistiques font parfois des télescopages surprenants. Ainsi l’espérance de vie qui, selon les chiffres de l’INED ne cesse d’augmenter. On vit plus vieux et plus longtemps en bonne santé semble-t-il. Les centenaires n’ont jamais été aussi nombreux qu’à notre époque et leur nombre ne cesse de croître. Pourtant, lors d’une conférence organisée à Washington par le Centre de contrôle et de prévention des maladies (CDC), Bill Clinton a jeté un pavé dans la mare en annonçant que "la jeune génération pourrait être la première de l’histoire à avoir une espérance de vie plus courte que celle de ses parents". Quelles réalités se cachent derrière ce constat paradoxal. ?
Affections de longue durée : la bombe
Tout d’abord le nombre de personnes malades est particulièrement élevé et ce nombre n’a pas tendance à diminuer, ni même à se stabiliser. Il est en augmentation constante et soutenue depuis plus de trente ans. En 2006, 7,7 millions de personnes en France étaient en affection de longue durée (ALD) et 14,9 millions en traitement chronique. Ces deux catégories représentent 40% des assurés sociaux. Les statisticiens expliquent cela d’une part par le baby-boom qui arrive aux âges où les maladies se déclarent le plus fréquemment, d’autre part par l’augmentation de la prévalence des maladies, c'est-à-dire par le fait qu’un certain nombre d’entre elles surviennent de plus en plus tôt. Un effet ciseau qui fait exploser le nombre de personnes concernées. De 7,7 millions de personnes en ALD en 2006, soit 265.000 de plus qu’en 2005, on est passé à 8 millions en 2007 soit 325.000 de plus qu’en 2006. D’après les études prospectives qu’elle a réalisées, la CNAM table sur environ 12 millions de personnes en ALD en 2015, soit une progression de plus de 4% par an, auxquels il conviendra d’ajouter les personnes sous traitement chronique qui sont aujourd’hui deux fois plus nombreuses que celles en ALD. On atteindrait donc les 36 millions de personnes malades, soit plus de la moitié de la population française. Jusqu’où ira cette progression ? La première lame du ciseau tiendra haut et ferme durant 30 ans, la durée du baby-boum. Quand à la deuxième, l’évolution de certaines pathologies comme l’obésité, facteur majeur de complications, notamment du diabète, ne permet pas d’augurer qu’elle s’émousse dans un proche avenir.
Malades certes, mais vivants
Malades certes, mais vivants. Ainsi peut-on résumer la situation. En effet, si beaucoup de personnes sont malades, la durée de vie ne diminue pas pour autant. De nombreuses avancées dans la prévention et le traitement des maladies permettent de les détecter plus tôt, de les stabiliser plus longtemps, voire d’en retarder l’échéance finale. Ainsi, par exemple, l’âge moyen de décès des personnes en ALD est passé de 71 ans en 1994 à 75 en 2004. Quatre années de gagnées en dix ans, c’est remarquable mais cela ne fait qu’acérer un peu plus l’effet ciseau car ce sont quatre années, non pas de vie normale, mais de maladie. C’est peut-être mieux que rien, mais ce n’est pas l’idéal. Il se peut même que certains patients préfèreraient qu’on n’éternise pas ainsi la durée de leur calvaire.
La non-santé : un coût exorbitant
C’est d’autant moins l’idéal que les soins coûtent cher. Le traitement des affections chroniques coûte à la sécurité sociale 1 600€ par an et par patient et celui des ALD près de 10 000€ la première année, se stabilise entre 3 000€ et 5 000€ les années suivantes et grimpe à 25 000€ l’année du décès. Certes on peut invoquer, avec quelque cynisme, la bonne santé du secteur pharmaceutique, médical et para-médical qui profite à plein de l’augmentation régulière des dépenses de santé, mais le coût de la maladie ne se limite pas aux seules charges remboursées. Il y a aussi les frais annexes engendrés par la maladie qui dépassent souvent le montant des remboursements tels que les aides à domicile, les équipements pour le handicap, les aménagements de l’habitat, les aménagements pour l’exercice professionnels, etc. Et il y a aussi le coût économique qui, bien que plus difficile à évaluer, est bien réel : absences au travail répétées et/ou prolongées, pertes d’exploitation, pertes d’emploi, baisses de productivité, etc. Ainsi pour le seul diabète, l’OMS chiffre le coût global à au moins 1% du PIB pour la région Europe. Aux Etats-Unis les experts estiment le coût global de l’obésité à 147 milliards de dollars par an. Une masse financière engloutie chaque année qui est supérieure à celle consacrée par ce pays à la conquête de l’espace en un demi siècle.
Des systèmes de santé à la dérive dans tous les pays développés
A la lecture de ces chiffres on comprend mieux le récurrent problème du déficit de la sécurité sociale. En Angleterre récemment un jeune alcoolique s’est vu refuser la greffe de la dernière chance parce que celui-ci ne pouvait donner des gages suffisant de sevrage. Sa mort a soulevé une vive émotion outre-manche. Si, dans le cas d’espèce c’est la rareté des greffons qui a motivé la décision du corps médical britannique, celle-ci est symptomatique de la cruauté des choix d’optimisation et de rationalisation qui, de plus en plus, risquent de s’imposer à l’avenir. Car quelle que soit l’analyse que l’on fait de la situation économique et des perspectives de sorties de crise, une évidence s’impose : nous vivons largement au dessus de nos moyens, c’est-à-dire au crochet du reste du monde et au-delà des possibilités de la planète. Telle qu’elle existe aujourd’hui dans nos pays, la santé est un luxe qui ne résistera pas à un retournement de fortune. Et lorsqu’il adviendra, il se traduira par des choix cruels, voire injustes.
Chute prévisible de l’espérance de vie
L’augmentation régulière de la durée de vie, toute réelle qu’elle ait été jusqu’à aujourd’hui, pourrait donc ne pas suivre les prévisions avancées par les spécialistes. Calculée sur la base des taux de mortalité actuels, elle ne tient compte ni de la dégradation générale de la santé de la population, notamment des plus jeunes générations, ni des moyens financiers consentis pour prolonger la vie et dont la pérennité n’est pas garantie. Tout le système de santé est d’ores et déjà soumis à des contraintes de gestion de plus en plus draconiennes. Il est dimensionné au strict minimum et tourne en permanence à plein régime, à la limite de la surchauffe. La canicule de 2003 l’a montré, un incident climatique a suffit pour le prendre à revers et déclencher une surmortalité soudaine qui a ému toute la France.
Un bilan écologique désastreux
La non santé n’a pas qu’un coût économique, elle a aussi un coût écologique. La maladie est devenue une industrie de masse qui, comme toutes les industries de masse, pèse lourdement sur les ressources naturelles et génère des pollutions de production au même titre que les industries automobiles ou électroniques. De plus, la multiplication des médicaments, la sophistication des traitements médicaux, les contraintes d’hygiène et de stérilisation sont pourvoyeuses de nombreuses pollutions d’exploitation : déchets hospitaliers abondants et dangereux, nécessitant un traitement spécifique, utilisation de produits chimiques en milieu hospitalier, déversement de molécules médicamenteuses dans des cours d’eau, utilisation de matériaux radioactifs, etc.
La "Knochisation" de la société
Et les patients dans tout cela. D’abord consommateurs, ils sont les acteurs anonymes de la marchandisation de la non-santé, otages d’une « knockisation » de la société, d’une mainmise de tous ceux qui, à l’instar du héros de Jules Romain, débordent des nécessités médicales en jouant sur les inquiétudes, les peurs ou les souffrances de leur clientèle pour mieux écouler leurs produits ou leurs services. Ainsi ceux qui prescrivent soins et médicaments contre le vieillissement, qui vendent des médicaments miracle comme le viagra, la pilule amincissante, les compléments alimentaires, ou des produits alimentaires dont la publicité affirme des vertus médicales "prouvées par des études scientifiques". Il y a aussi cette fébrilité suspecte qui s’empare du monde médical et des pouvoirs publics à l’annonce d’une nouvelle pandémie comme celle de la grippe A ou de la grippe aviaire. Le nombre de victimes de ces pandémies, ridiculement faible par rapport à celui des autres pathologies, est inversement proportionnel à leur impact médiatique et au climat de peur qu’il distille. Mais les enjeux économiques sont substantiels pour les laboratoires pharmaceutiques. Un vaccin contre une grippe est sans doute plus facile à mettre au point qu’un médicament contre le paludisme et doit rapporter gros.
Est-ce parce qu’il est trop souvent réduit à ce rôle de consommateur, le patient parfois se rebelle. Bien qu’il ne conteste pas les succès réels, nombreux et spectaculaires de cette médecine, il ne se sent pas toujours en phase avec elle. Il se prend à douter de la pertinence des traitements, constate qu’elle reste impuissante à soulager certaines de ses souffrances, et parfois, se tourne vers les médecines alternatives dont l’audience ne cesse de grandir.
La solution passe par la réduction de la fréquence des maladies
Le constat qui découle de ce rapide état des lieux de la non-santé est implacable : tels qu’ils existent aujourd’hui les systèmes de santé des pays développés ne sont pas durables. L’idéal égalitaire de l’accès aux soins pour tous qui prévaut en France ne résistera pas aux poussées inflationnistes de la morbidité. Pour rétablir l’équilibre et pérenniser notre système de santé on n’a guère d’autres choix que d’agir sur ces deux variables : la fréquence de survenue des maladies et le coût des soins.
Jusqu’à présent, c’est sur cette dernière que se sont portés les efforts : rationalisation des dépenses, chasse aux gaspillages, restructurations des hôpitaux, réorganisation de leur répartition géographique. Cela ne suffisant pas, c’est désormais sur le dos des patients que se font les économies : déremboursement de certains médicaments, augmentation du forfait journalier, restriction de la prise en charge de certaines pathologies, etc. Malgré les protestations, ce mouvement ne fera que s’amplifier : diminution des effectifs, diminution du nombre de lits, non prise en charge de maladies, etc. L’accès aux soins pour tous ne sera bientôt plus qu’un souvenir. Seuls ceux qui pourront payer pourront se soigner.
Pour contrer ce funeste destin, la seule solution sera d’agir efficacement sur l’autre variable : la fréquence des maladies. Depuis toujours, la maladie a été perçue comme une fatalité. C’est encore le cas aujourd’hui même si chacun reconnaît que l’alcool, le tabac, les drogues en général et l’alimentation en particulier ont une incidence dans la survenue de nombre d’entre elles. Mais force est de constater que l’importance de ces facteurs, notamment l’alimentation, est largement sous-estimée, contrairement au fatalisme qui persiste dans les esprits.
De nombreuses données scientifiques contredisent pourtant cette idée reçue. La paléopathologie, science qui traque sur les restes humains les traces laissées par les maladies, nous apprend que celles-ci sont de civilisation, c’est-à-dire qu’elles sont concomitantes de leur développement. Il est par exemple surprenant de constater l’absence quasi-totale de pathologies au paléolithique et leur émergence explosive dès le début de la néolithisation : caries dentaires, tuberculose, arthrose, etc.
De nombreuses autres données scientifiques mettent en cause une habitude encore très ancrée bien que particulièrement néfaste : la cuisson, notamment les cuissons à haute température (voir ici
et là)
Cette habitude conduit à consommer des aliments bourrés de molécules chimiques aux effets délétères sur l’organisme. Elle constitue le facteur environnemental prépondérant dans la survenance des maladies, très loin devant la pollution de l’air, les ondes radios ou la radioactivité, même si ces facteurs ne sont pas à négliger.
On ne cassera pas la spirale inflationniste des dépenses de santé sans changement profond de nos habitudes alimentaires. L’artificialisation à outrance de notre alimentation est une impasse tragique. Un retour massif aux crudités, aux fruits et légumes consommés nature est nécessaire. Même le cru intégral doit être encouragé car ses effets thérapeutiques sont très puissants mais peu connus. Ils gagneraient à être pris en considération et mis à profit pour renforcer l’efficacité des traitements médicaux.

Les grandes lignes d’une politique de santé pour sortir de l’impasse
Tous les efforts pour maintenir un système de santé égalitaire sont inéluctablement voués à l’échec sans un retour à une alimentation nature, pas simplement bio ou "naturelle" en ce sens qu’elle serait moins industrielle, mais une alimentation qui fait la part belle au manger cru. C’est la seule solution pour diminuer sensiblement le taux de morbidité de la population et permettre un retour à un système de santé raisonnablement coûteux, accessible à tous même aux plus défavorisés.
Cela implique une stratégie transversale des pouvoirs publics qui intègre non seulement la santé mais aussi l’agriculture, l’éducation et la recherche : restructuration des filières agricoles pour favoriser les productions vivrières et fruitières, réorientation des subventions agricoles vers ces filières, amélioration de la qualité notamment par le bio, diversification des variétés cultivées, notamment par le redéploiement des variétés rustiques ou anciennes qui nécessitent souvent moins d’entretien, fruits frais et crudités systématiquement au menu dans les cantines des écoles de la maternelle au lycée, information du public quand aux effets néfastes pour la santé de la transformation et la cuisson des aliments, exonération de la TVA pour les produits alimentaires frais et non transformés et augmentation pour les produits transformés les plus nocifs, tels que les barres chocolatées, les sodas, les crèmes desserts, les crèmes glacées, les fast-foods, poursuite et intensification des recherches scientifiques sur les effets de la cuisson sur l’organisme et lancement de programmes de recherches ambitieux pour étudier les effets préventifs, voire thérapeutique, des aliments crus, etc.
Les économies qui résulteraient de l’application d’une telle politique volontariste de santé publique seraient telles que, non seulement les équilibres budgétaires seraient rétablis, mais une amélioration de la couverture santé serait possible même avec une baisse des cotisations sociales.
L’espérance de vie : une animation pédagogique proposée par l’INED
L’obésité sur Wikipédia
Aux Etats-Unis, l’obésité diminue l’espérance de vie des jeunes
Obésité : la menace d’une épidémie mondiale
États-Unis : le nombre d’obèses chez les seniors ne cesse d'augmenter
Etats-Unis : L'obésité coûte de plus en plus cher
Cout de l’obésité
Les infections respiratoires (Medicare USA)
Base de données Eco-Santé
La santé des français
OMS : L’obésité avale une part croissante du PIB en Europe : celle-ci atteint presque 1 % et la tendance se confirme
OMS : Coût du diabète
AMELI : Coût du diabète en France
Le Point : Dis, c'était quoi la Sécu ?
Les statistiques font parfois des télescopages surprenants. Ainsi l’espérance de vie qui, selon les chiffres de l’INED ne cesse d’augmenter. On vit plus vieux et plus longtemps en bonne santé semble-t-il. Les centenaires n’ont jamais été aussi nombreux qu’à notre époque et leur nombre ne cesse de croître. Pourtant, lors d’une conférence organisée à Washington par le Centre de contrôle et de prévention des maladies (CDC), Bill Clinton a jeté un pavé dans la mare en annonçant que "la jeune génération pourrait être la première de l’histoire à avoir une espérance de vie plus courte que celle de ses parents". Quelles réalités se cachent derrière ce constat paradoxal. ?
Affections de longue durée : la bombe
Tout d’abord le nombre de personnes malades est particulièrement élevé et ce nombre n’a pas tendance à diminuer, ni même à se stabiliser. Il est en augmentation constante et soutenue depuis plus de trente ans. En 2006, 7,7 millions de personnes en France étaient en affection de longue durée (ALD) et 14,9 millions en traitement chronique. Ces deux catégories représentent 40% des assurés sociaux. Les statisticiens expliquent cela d’une part par le baby-boom qui arrive aux âges où les maladies se déclarent le plus fréquemment, d’autre part par l’augmentation de la prévalence des maladies, c'est-à-dire par le fait qu’un certain nombre d’entre elles surviennent de plus en plus tôt. Un effet ciseau qui fait exploser le nombre de personnes concernées. De 7,7 millions de personnes en ALD en 2006, soit 265.000 de plus qu’en 2005, on est passé à 8 millions en 2007 soit 325.000 de plus qu’en 2006. D’après les études prospectives qu’elle a réalisées, la CNAM table sur environ 12 millions de personnes en ALD en 2015, soit une progression de plus de 4% par an, auxquels il conviendra d’ajouter les personnes sous traitement chronique qui sont aujourd’hui deux fois plus nombreuses que celles en ALD. On atteindrait donc les 36 millions de personnes malades, soit plus de la moitié de la population française. Jusqu’où ira cette progression ? La première lame du ciseau tiendra haut et ferme durant 30 ans, la durée du baby-boum. Quand à la deuxième, l’évolution de certaines pathologies comme l’obésité, facteur majeur de complications, notamment du diabète, ne permet pas d’augurer qu’elle s’émousse dans un proche avenir.
Malades certes, mais vivants
Malades certes, mais vivants. Ainsi peut-on résumer la situation. En effet, si beaucoup de personnes sont malades, la durée de vie ne diminue pas pour autant. De nombreuses avancées dans la prévention et le traitement des maladies permettent de les détecter plus tôt, de les stabiliser plus longtemps, voire d’en retarder l’échéance finale. Ainsi, par exemple, l’âge moyen de décès des personnes en ALD est passé de 71 ans en 1994 à 75 en 2004. Quatre années de gagnées en dix ans, c’est remarquable mais cela ne fait qu’acérer un peu plus l’effet ciseau car ce sont quatre années, non pas de vie normale, mais de maladie. C’est peut-être mieux que rien, mais ce n’est pas l’idéal. Il se peut même que certains patients préfèreraient qu’on n’éternise pas ainsi la durée de leur calvaire.
La non-santé : un coût exorbitant
C’est d’autant moins l’idéal que les soins coûtent cher. Le traitement des affections chroniques coûte à la sécurité sociale 1 600€ par an et par patient et celui des ALD près de 10 000€ la première année, se stabilise entre 3 000€ et 5 000€ les années suivantes et grimpe à 25 000€ l’année du décès. Certes on peut invoquer, avec quelque cynisme, la bonne santé du secteur pharmaceutique, médical et para-médical qui profite à plein de l’augmentation régulière des dépenses de santé, mais le coût de la maladie ne se limite pas aux seules charges remboursées. Il y a aussi les frais annexes engendrés par la maladie qui dépassent souvent le montant des remboursements tels que les aides à domicile, les équipements pour le handicap, les aménagements de l’habitat, les aménagements pour l’exercice professionnels, etc. Et il y a aussi le coût économique qui, bien que plus difficile à évaluer, est bien réel : absences au travail répétées et/ou prolongées, pertes d’exploitation, pertes d’emploi, baisses de productivité, etc. Ainsi pour le seul diabète, l’OMS chiffre le coût global à au moins 1% du PIB pour la région Europe. Aux Etats-Unis les experts estiment le coût global de l’obésité à 147 milliards de dollars par an. Une masse financière engloutie chaque année qui est supérieure à celle consacrée par ce pays à la conquête de l’espace en un demi siècle.
Des systèmes de santé à la dérive dans tous les pays développés
A la lecture de ces chiffres on comprend mieux le récurrent problème du déficit de la sécurité sociale. En Angleterre récemment un jeune alcoolique s’est vu refuser la greffe de la dernière chance parce que celui-ci ne pouvait donner des gages suffisant de sevrage. Sa mort a soulevé une vive émotion outre-manche. Si, dans le cas d’espèce c’est la rareté des greffons qui a motivé la décision du corps médical britannique, celle-ci est symptomatique de la cruauté des choix d’optimisation et de rationalisation qui, de plus en plus, risquent de s’imposer à l’avenir. Car quelle que soit l’analyse que l’on fait de la situation économique et des perspectives de sorties de crise, une évidence s’impose : nous vivons largement au dessus de nos moyens, c’est-à-dire au crochet du reste du monde et au-delà des possibilités de la planète. Telle qu’elle existe aujourd’hui dans nos pays, la santé est un luxe qui ne résistera pas à un retournement de fortune. Et lorsqu’il adviendra, il se traduira par des choix cruels, voire injustes.
Chute prévisible de l’espérance de vie
L’augmentation régulière de la durée de vie, toute réelle qu’elle ait été jusqu’à aujourd’hui, pourrait donc ne pas suivre les prévisions avancées par les spécialistes. Calculée sur la base des taux de mortalité actuels, elle ne tient compte ni de la dégradation générale de la santé de la population, notamment des plus jeunes générations, ni des moyens financiers consentis pour prolonger la vie et dont la pérennité n’est pas garantie. Tout le système de santé est d’ores et déjà soumis à des contraintes de gestion de plus en plus draconiennes. Il est dimensionné au strict minimum et tourne en permanence à plein régime, à la limite de la surchauffe. La canicule de 2003 l’a montré, un incident climatique a suffit pour le prendre à revers et déclencher une surmortalité soudaine qui a ému toute la France.
Un bilan écologique désastreux
La non santé n’a pas qu’un coût économique, elle a aussi un coût écologique. La maladie est devenue une industrie de masse qui, comme toutes les industries de masse, pèse lourdement sur les ressources naturelles et génère des pollutions de production au même titre que les industries automobiles ou électroniques. De plus, la multiplication des médicaments, la sophistication des traitements médicaux, les contraintes d’hygiène et de stérilisation sont pourvoyeuses de nombreuses pollutions d’exploitation : déchets hospitaliers abondants et dangereux, nécessitant un traitement spécifique, utilisation de produits chimiques en milieu hospitalier, déversement de molécules médicamenteuses dans des cours d’eau, utilisation de matériaux radioactifs, etc.
La "Knochisation" de la société
Et les patients dans tout cela. D’abord consommateurs, ils sont les acteurs anonymes de la marchandisation de la non-santé, otages d’une « knockisation » de la société, d’une mainmise de tous ceux qui, à l’instar du héros de Jules Romain, débordent des nécessités médicales en jouant sur les inquiétudes, les peurs ou les souffrances de leur clientèle pour mieux écouler leurs produits ou leurs services. Ainsi ceux qui prescrivent soins et médicaments contre le vieillissement, qui vendent des médicaments miracle comme le viagra, la pilule amincissante, les compléments alimentaires, ou des produits alimentaires dont la publicité affirme des vertus médicales "prouvées par des études scientifiques". Il y a aussi cette fébrilité suspecte qui s’empare du monde médical et des pouvoirs publics à l’annonce d’une nouvelle pandémie comme celle de la grippe A ou de la grippe aviaire. Le nombre de victimes de ces pandémies, ridiculement faible par rapport à celui des autres pathologies, est inversement proportionnel à leur impact médiatique et au climat de peur qu’il distille. Mais les enjeux économiques sont substantiels pour les laboratoires pharmaceutiques. Un vaccin contre une grippe est sans doute plus facile à mettre au point qu’un médicament contre le paludisme et doit rapporter gros.
Est-ce parce qu’il est trop souvent réduit à ce rôle de consommateur, le patient parfois se rebelle. Bien qu’il ne conteste pas les succès réels, nombreux et spectaculaires de cette médecine, il ne se sent pas toujours en phase avec elle. Il se prend à douter de la pertinence des traitements, constate qu’elle reste impuissante à soulager certaines de ses souffrances, et parfois, se tourne vers les médecines alternatives dont l’audience ne cesse de grandir.
La solution passe par la réduction de la fréquence des maladies
Le constat qui découle de ce rapide état des lieux de la non-santé est implacable : tels qu’ils existent aujourd’hui les systèmes de santé des pays développés ne sont pas durables. L’idéal égalitaire de l’accès aux soins pour tous qui prévaut en France ne résistera pas aux poussées inflationnistes de la morbidité. Pour rétablir l’équilibre et pérenniser notre système de santé on n’a guère d’autres choix que d’agir sur ces deux variables : la fréquence de survenue des maladies et le coût des soins.
Jusqu’à présent, c’est sur cette dernière que se sont portés les efforts : rationalisation des dépenses, chasse aux gaspillages, restructurations des hôpitaux, réorganisation de leur répartition géographique. Cela ne suffisant pas, c’est désormais sur le dos des patients que se font les économies : déremboursement de certains médicaments, augmentation du forfait journalier, restriction de la prise en charge de certaines pathologies, etc. Malgré les protestations, ce mouvement ne fera que s’amplifier : diminution des effectifs, diminution du nombre de lits, non prise en charge de maladies, etc. L’accès aux soins pour tous ne sera bientôt plus qu’un souvenir. Seuls ceux qui pourront payer pourront se soigner.
Pour contrer ce funeste destin, la seule solution sera d’agir efficacement sur l’autre variable : la fréquence des maladies. Depuis toujours, la maladie a été perçue comme une fatalité. C’est encore le cas aujourd’hui même si chacun reconnaît que l’alcool, le tabac, les drogues en général et l’alimentation en particulier ont une incidence dans la survenue de nombre d’entre elles. Mais force est de constater que l’importance de ces facteurs, notamment l’alimentation, est largement sous-estimée, contrairement au fatalisme qui persiste dans les esprits.
De nombreuses données scientifiques contredisent pourtant cette idée reçue. La paléopathologie, science qui traque sur les restes humains les traces laissées par les maladies, nous apprend que celles-ci sont de civilisation, c’est-à-dire qu’elles sont concomitantes de leur développement. Il est par exemple surprenant de constater l’absence quasi-totale de pathologies au paléolithique et leur émergence explosive dès le début de la néolithisation : caries dentaires, tuberculose, arthrose, etc.
De nombreuses autres données scientifiques mettent en cause une habitude encore très ancrée bien que particulièrement néfaste : la cuisson, notamment les cuissons à haute température (voir ici
et là)
Cette habitude conduit à consommer des aliments bourrés de molécules chimiques aux effets délétères sur l’organisme. Elle constitue le facteur environnemental prépondérant dans la survenance des maladies, très loin devant la pollution de l’air, les ondes radios ou la radioactivité, même si ces facteurs ne sont pas à négliger.
On ne cassera pas la spirale inflationniste des dépenses de santé sans changement profond de nos habitudes alimentaires. L’artificialisation à outrance de notre alimentation est une impasse tragique. Un retour massif aux crudités, aux fruits et légumes consommés nature est nécessaire. Même le cru intégral doit être encouragé car ses effets thérapeutiques sont très puissants mais peu connus. Ils gagneraient à être pris en considération et mis à profit pour renforcer l’efficacité des traitements médicaux.

Les grandes lignes d’une politique de santé pour sortir de l’impasse
Tous les efforts pour maintenir un système de santé égalitaire sont inéluctablement voués à l’échec sans un retour à une alimentation nature, pas simplement bio ou "naturelle" en ce sens qu’elle serait moins industrielle, mais une alimentation qui fait la part belle au manger cru. C’est la seule solution pour diminuer sensiblement le taux de morbidité de la population et permettre un retour à un système de santé raisonnablement coûteux, accessible à tous même aux plus défavorisés.
Cela implique une stratégie transversale des pouvoirs publics qui intègre non seulement la santé mais aussi l’agriculture, l’éducation et la recherche : restructuration des filières agricoles pour favoriser les productions vivrières et fruitières, réorientation des subventions agricoles vers ces filières, amélioration de la qualité notamment par le bio, diversification des variétés cultivées, notamment par le redéploiement des variétés rustiques ou anciennes qui nécessitent souvent moins d’entretien, fruits frais et crudités systématiquement au menu dans les cantines des écoles de la maternelle au lycée, information du public quand aux effets néfastes pour la santé de la transformation et la cuisson des aliments, exonération de la TVA pour les produits alimentaires frais et non transformés et augmentation pour les produits transformés les plus nocifs, tels que les barres chocolatées, les sodas, les crèmes desserts, les crèmes glacées, les fast-foods, poursuite et intensification des recherches scientifiques sur les effets de la cuisson sur l’organisme et lancement de programmes de recherches ambitieux pour étudier les effets préventifs, voire thérapeutique, des aliments crus, etc.
Les économies qui résulteraient de l’application d’une telle politique volontariste de santé publique seraient telles que, non seulement les équilibres budgétaires seraient rétablis, mais une amélioration de la couverture santé serait possible même avec une baisse des cotisations sociales.
L’espérance de vie : une animation pédagogique proposée par l’INED
L’obésité sur Wikipédia
Aux Etats-Unis, l’obésité diminue l’espérance de vie des jeunes
Obésité : la menace d’une épidémie mondiale
États-Unis : le nombre d’obèses chez les seniors ne cesse d'augmenter
Etats-Unis : L'obésité coûte de plus en plus cher
Cout de l’obésité
Les infections respiratoires (Medicare USA)
Base de données Eco-Santé
La santé des français
OMS : L’obésité avale une part croissante du PIB en Europe : celle-ci atteint presque 1 % et la tendance se confirme
OMS : Coût du diabète
AMELI : Coût du diabète en France
Le Point : Dis, c'était quoi la Sécu ?
jeudi 8 octobre 2009
Les OGM pire que le virus de la grippe A ?
Telles sont en substance les conclusions du programme Co-Extra, rendues publiques à Paris début juin 2009. Des conclusions qui seront décortiquées dans les pays de l'Union européenne (UE), que la culture des organismes génétiquement modifiés (OGM) y soit autorisée ou qu'elle ait été suspendue, comme c'est le cas en France. Plus de 200 chercheurs de dix-huit pays ont participé à ce programme d'une durée de cinq ans, doté d'un budget de 22 millions d'euros.
Contrairement à ce qu'affirment les promoteurs des OGM, en particulier certains producteurs de maïs, la cohabitation des filières OGM et non-OGM sur le terrain apparaît pour le moins très complexe à mettre en oeuvre. "La coexistence à l'échelle de l'exploitation agricole est impossible", affirme ainsi Yves Bertheau, coordinateur de Co-Extra. Pour être sûr de se conformer aux critères de l’agriculture bio, les opérateurs des filières agroalimentaires appliquent une marge de sécurité et exigent des matières premières agricoles dont la teneur en OGM ne dépasse pas 0,1 %.
Les chercheurs ont mis au point des modèles permettant d'évaluer ces distances en fonction de divers paramètres : espèces cultivées, taille des champs, géographie locale, sens du vent, etc. Pour le maïs, dont le pollen est pourtant réputé peu volatil, la distance requise peut atteindre 300 mètres pour respecter le seuil de 0,1 %. Ce n'est qu'un exemple. "Certains pollens voyagent jusqu'à 30 kilomètres", précise Yves Bertheau.
Ainsi les OGM seraient-ils appelés à se propager encore plus implacablement que la grippe A. En effet les mesures à prendre pour éviter les contaminations de toutes sortes, y compris les disséminations accidentelles de graines lors des récoltes ou des transports seraient beaucoup plus contraignantes et difficiles à appliquer et maintenir ad vitam æternam que celles mises en place pour une durée limitée pour freiner la pandémie de grippe A.
Les OGM sont-ils susceptibles de porter atteinte à la santé des consommateurs ou à l’environnement ? Contrairement à la grippe A dont la relative dangerosité est connue, la question fait encore polémique et les études contradictoires se succèdent sans qu’il soit encore possible de trancher définitivement, … même si, aux Etats-Unis, depuis que les OGM sont commercialisés, le diabète et l’obésité ont quasiment doublé, les allergies alimentaires chez les enfants ont augmenté de 18%, et l’espérance de vie a commencé à diminuer dans certains états. Si la preuve irréfutable manque encore à la science c’est en raison de la multiplicité des impacts potentiels des OGM dont certains peuvent n’apparaître que sur le long terme. Une complexité que les protocoles habituels d’évaluation toxicologiques, élaborés pour valider des molécules chimiques, ne prennent pas en compte.
Tous importants qu’ils soient, les risques sanitaires ne sont pas les seuls à être préoccupants. Imaginez-vous contraints de vivre exclusivement dans un univers totalement urbanisé, sans jamais pouvoir vous ressourcer à la campagne, au bord de la mer, à la montagne, sans jamais pouvoir sortir du béton et de l’asphalte, imaginez que tout le genre humain soit définitivement et irrémédiablement privé de nature authentique. Ce n’est rien moins que cette perspective épouvantable qui se profile avec les cultures OGM en plein champ. En effet, dans les laboratoires des semenciers, ce sont des centaines, voire des milliers, de cultivars OGM qui attendent avec impatience leur autorisation de mise sur le marché : blé, pomme de terre, aubergines, salades, petits pois, fraises, pêches, saumons, carpes, bovins, caprins, volailles, à peu près tout ce qui constitue une source alimentaire est concerné.
Avec la libéralisation des OGM, les caractères génétiques introduits dans ces cultivars vont se propager de région en continents comme la grippe A et altérer irrémédiablement les variétés originelles, celles qui poussent à l’état sauvage dans la nature.
Ainsi des maïs sauvages du Mexique pourront devenir infectes, les tomates qui poussent naturellement dans les Andes péruviennes deviendraient toxiques, on ne pêcherait plus dans l’atlantique que des saumons dont la gueule serait de travers [voir ici], le coq sauvage des Vosges, le grand tétras, aurait maintenant deux becs, … Plus de nature, sinon vierge, du moins originelle n’existerait et l’humanité, si elle survivait à un tel désastre, se trouverait enfermée à perpétuité dans un monde où tout ce qui vit est chimère, où tout ce qui existe, même ce que l’on ne connaît pas encore, a été transformé, corrompu, déformé, altéré, bref un monde sans repère ni équilibre. Déjà au Mexique, on observe des contaminations de variétés sauvages de maïs, bien que les cultures OGM y soient interdites.
Malgré les changements climatiques qui s’annoncent, malgré les déforestations, les pollutions, les destructions des écosystèmes, la perte dramatique de biodiversité, malgré ces assauts répétés de la civilisation occidentale qui, en moins de deux siècles, a profondément défiguré la planète, n’épargnant aucun continent, aucune région, aucun pays, il reste encore assez de nature pour garder raisonnablement confiance en l’avenir. Car la prise de conscience écologique est forte et des solutions émergent de toutes parts qui concilient le désir de modernité et la nécessité de nature. La démarche « cradle to cradle » qui optimise le recyclage intégral des déchets et leur retour à la terre, l’agriculture bio ou la permaculture qui valorise les espaces naturels et la biodiversité, l’expansion du manger cru qui réhabilite les vertus préventives des aliments consommés nature et toutes ces initiatives qui visent à profiter de ce que la nature nous donne plutôt que de la chambouler : Interdire définitivement les cultures et expérimentations d’OGM en plein champ est donc une obligation impérative afin de préserver cet élan vertueux nécessaire à la planète, indispensable au maintien d’une qualité de vie sereine et agréable pour nos enfants et vital pour l’avenir de l’humanité.
Programme Co-Extra : CO-EXistence et la TRAçabilité des filières OGM et non-OGM
Co-Extra confirme la cohabitation difficile des cultures avec ou sans OGM
Toxicité du maïs OGM : les soupçons sont-ils fondés ?
Lettres du CRIIGEN aux dirigeants des firmes productrices d’OGM
Yves BERTHEAU (Inra) : "Ne pas répéter les erreurs du passé"
Contamination du maïs mexicain : la controverse scientifique
Diabète aux USA : plus de 90% en 10 ans
Les poissons transgéniques : Est-ce bien raisonnable ?
Toxicité et allergies liées à la présence du gène inséré
Allergies et résistance aux antibiotiques : les OGM sont-ils en cause ?
La Permaculture
Cradle to cradle
Bienfaits de l’alimentation crue
Obésité, surcharges alimentaires, carences : Manger cru, le moyen d’équilibre et de régulation de son alimentation ?
Contrairement à ce qu'affirment les promoteurs des OGM, en particulier certains producteurs de maïs, la cohabitation des filières OGM et non-OGM sur le terrain apparaît pour le moins très complexe à mettre en oeuvre. "La coexistence à l'échelle de l'exploitation agricole est impossible", affirme ainsi Yves Bertheau, coordinateur de Co-Extra. Pour être sûr de se conformer aux critères de l’agriculture bio, les opérateurs des filières agroalimentaires appliquent une marge de sécurité et exigent des matières premières agricoles dont la teneur en OGM ne dépasse pas 0,1 %.
Les chercheurs ont mis au point des modèles permettant d'évaluer ces distances en fonction de divers paramètres : espèces cultivées, taille des champs, géographie locale, sens du vent, etc. Pour le maïs, dont le pollen est pourtant réputé peu volatil, la distance requise peut atteindre 300 mètres pour respecter le seuil de 0,1 %. Ce n'est qu'un exemple. "Certains pollens voyagent jusqu'à 30 kilomètres", précise Yves Bertheau.
Ainsi les OGM seraient-ils appelés à se propager encore plus implacablement que la grippe A. En effet les mesures à prendre pour éviter les contaminations de toutes sortes, y compris les disséminations accidentelles de graines lors des récoltes ou des transports seraient beaucoup plus contraignantes et difficiles à appliquer et maintenir ad vitam æternam que celles mises en place pour une durée limitée pour freiner la pandémie de grippe A.
Les OGM sont-ils susceptibles de porter atteinte à la santé des consommateurs ou à l’environnement ? Contrairement à la grippe A dont la relative dangerosité est connue, la question fait encore polémique et les études contradictoires se succèdent sans qu’il soit encore possible de trancher définitivement, … même si, aux Etats-Unis, depuis que les OGM sont commercialisés, le diabète et l’obésité ont quasiment doublé, les allergies alimentaires chez les enfants ont augmenté de 18%, et l’espérance de vie a commencé à diminuer dans certains états. Si la preuve irréfutable manque encore à la science c’est en raison de la multiplicité des impacts potentiels des OGM dont certains peuvent n’apparaître que sur le long terme. Une complexité que les protocoles habituels d’évaluation toxicologiques, élaborés pour valider des molécules chimiques, ne prennent pas en compte.
Tous importants qu’ils soient, les risques sanitaires ne sont pas les seuls à être préoccupants. Imaginez-vous contraints de vivre exclusivement dans un univers totalement urbanisé, sans jamais pouvoir vous ressourcer à la campagne, au bord de la mer, à la montagne, sans jamais pouvoir sortir du béton et de l’asphalte, imaginez que tout le genre humain soit définitivement et irrémédiablement privé de nature authentique. Ce n’est rien moins que cette perspective épouvantable qui se profile avec les cultures OGM en plein champ. En effet, dans les laboratoires des semenciers, ce sont des centaines, voire des milliers, de cultivars OGM qui attendent avec impatience leur autorisation de mise sur le marché : blé, pomme de terre, aubergines, salades, petits pois, fraises, pêches, saumons, carpes, bovins, caprins, volailles, à peu près tout ce qui constitue une source alimentaire est concerné.
Avec la libéralisation des OGM, les caractères génétiques introduits dans ces cultivars vont se propager de région en continents comme la grippe A et altérer irrémédiablement les variétés originelles, celles qui poussent à l’état sauvage dans la nature.
Ainsi des maïs sauvages du Mexique pourront devenir infectes, les tomates qui poussent naturellement dans les Andes péruviennes deviendraient toxiques, on ne pêcherait plus dans l’atlantique que des saumons dont la gueule serait de travers [voir ici], le coq sauvage des Vosges, le grand tétras, aurait maintenant deux becs, … Plus de nature, sinon vierge, du moins originelle n’existerait et l’humanité, si elle survivait à un tel désastre, se trouverait enfermée à perpétuité dans un monde où tout ce qui vit est chimère, où tout ce qui existe, même ce que l’on ne connaît pas encore, a été transformé, corrompu, déformé, altéré, bref un monde sans repère ni équilibre. Déjà au Mexique, on observe des contaminations de variétés sauvages de maïs, bien que les cultures OGM y soient interdites.
Malgré les changements climatiques qui s’annoncent, malgré les déforestations, les pollutions, les destructions des écosystèmes, la perte dramatique de biodiversité, malgré ces assauts répétés de la civilisation occidentale qui, en moins de deux siècles, a profondément défiguré la planète, n’épargnant aucun continent, aucune région, aucun pays, il reste encore assez de nature pour garder raisonnablement confiance en l’avenir. Car la prise de conscience écologique est forte et des solutions émergent de toutes parts qui concilient le désir de modernité et la nécessité de nature. La démarche « cradle to cradle » qui optimise le recyclage intégral des déchets et leur retour à la terre, l’agriculture bio ou la permaculture qui valorise les espaces naturels et la biodiversité, l’expansion du manger cru qui réhabilite les vertus préventives des aliments consommés nature et toutes ces initiatives qui visent à profiter de ce que la nature nous donne plutôt que de la chambouler : Interdire définitivement les cultures et expérimentations d’OGM en plein champ est donc une obligation impérative afin de préserver cet élan vertueux nécessaire à la planète, indispensable au maintien d’une qualité de vie sereine et agréable pour nos enfants et vital pour l’avenir de l’humanité.
Programme Co-Extra : CO-EXistence et la TRAçabilité des filières OGM et non-OGM
Co-Extra confirme la cohabitation difficile des cultures avec ou sans OGM
Toxicité du maïs OGM : les soupçons sont-ils fondés ?
Lettres du CRIIGEN aux dirigeants des firmes productrices d’OGM
Yves BERTHEAU (Inra) : "Ne pas répéter les erreurs du passé"
Contamination du maïs mexicain : la controverse scientifique
Diabète aux USA : plus de 90% en 10 ans
Les poissons transgéniques : Est-ce bien raisonnable ?
Toxicité et allergies liées à la présence du gène inséré
Allergies et résistance aux antibiotiques : les OGM sont-ils en cause ?
La Permaculture
Cradle to cradle
Bienfaits de l’alimentation crue
Obésité, surcharges alimentaires, carences : Manger cru, le moyen d’équilibre et de régulation de son alimentation ?
samedi 25 avril 2009
Acrylamides dans l’alimentation : Effets sur la santé et moyens de prévention
En 2002 des chercheurs suédois découvrirent par hasard la présence d’un composé hautement toxique dans des aliments de consommation courante tels que le pain, les gâteaux secs, les chips, les biscottes, le café, les produits panés ou grillés. Dans les milieux spécialisés ces travaux eurent un retentissement considérable pour plusieurs raisons. D’abord parce que cette présence n’avait rien d’accidentelle. Elle ne résultait pas d’un quelconque dysfonctionnement de l’industrie agroalimentaire, mais d’ordinaires réactions chimiques lors de la cuisson.
Ensuite parce que personne n’imaginait que ce produit chimique, l’acrylamide, couramment utilisé dans des industries aussi diverses que celles des plastiques, des cosmétiques ou du traitement des eaux, puisse se former spontanément lors de la cuisson. Enfin parce que les teneurs relevées étaient très très largement supérieures, de l’ordre de 100 à 10000 fois, aux normes admises pour ce genre de produit dont la toxicité est avérée. Débordant largement des milieux spécialisés, l’émotion soulevée par cette nouvelle a gagné la population, notamment en Allemagne, et les milieux politiques européens qui prirent la décision de lancer un vaste programme de recherche sur les effets de la cuisson. Ainsi est né en 2003 le programme HEATOX, à l’initiative de la Commission Européenne. Son but : mieux connaître les molécules synthétisées par la cuisson des aliments et en déterminer l’éventuelle toxicité. Fait historique d’une portée considérable même s’il n’est pas perçu comme tel aujourd’hui, c’est la première fois qu’un projet d’envergure internationale, réunissant 24 partenaires de 14 pays, doté de moyens consistants est mis en œuvre pour étudier une pratique vieillotte qui, de plus en plus, révèle sa nocivité : la cuisson des aliments.
L’acrylamide, l’arbre qui cache la forêt
Connues depuis longtemps, les réactions chimiques qui se produisent lors de la cuisson n’ont intéressé personne excepté le chimiste Maillard qui, au début du 20ème siècle, les étudia et entreprit de les dénombrer et de les décrire. Et pendant près d’un siècle, bien que ses travaux soient cités dans beaucoup de facultés de médecine, personne ne s’inquiéta de l’impact sur l’organisme de ces produits néoformés, couramment appelés « molécules de Maillard » et considérés comme de simples agents de texture et de saveur.
Il aura fallu cette découverte fortuite de l’acrylamide pour que les milieux scientifiques et les autorités sanitaires commencent véritablement à prendre conscience que la cuisson n’a pas que des avantages. Depuis son lancement en 2003, plus de 100 études ont été menées dans le cadre du projet HEATOX. Non seulement elles confirment la présence d’acrylamide ainsi que la dangerosité de ce produit mais elles révèlent aussi que, sur les 800 composés chimiques issus de la cuisson et répertoriés lors de ces recherches, certains sont déjà connus pour être génotoxiques ou carcinogènes comme le Furane ou le HMF (5-Hydroxy Méthyl-2-Furfural) et plus de 50 sont, d’après leur structure chimique, potentiellement dangereux et nécessitent des investigations plus poussées pour évaluer leur toxicité.
Haro sur l’acrylamide ou l’absurdité des politiques de prévention
Est-ce parce qu’on s’y attendait ou par une sorte de fatalisme, l’annonce de la découverte d’autres composés toxiques formés par la cuisson n’a pas suscité autant d’émotion que pour l’acrylamide. Au contraire, les efforts des scientifiques et des industriels se focalisent sur les moyens de prévenir la formation de ce composant, comme s’il était l’unique cause des méfaits sur la santé de la cuisson. Et toutes les pistes sont explorées : Blanchiment des pommes de terre, friture sous vide, rapport huile/pomme de terre dans des friteuses, durée accrue de fermentation avec levure et conditions de cuisson pour le pain, additifs exhausteur de goût pour compenser les effets de la baisse des températures de cuisson, enzymes génétiquement modifiés ajoutées aux préparations pour transformer l’asparagine en aspartate et en ammonium avant qu’elle ne devienne de l’acrylamide en chauffant, etc., pour ne mentionner que celles qui sont citées dans les rapports officiels et dont on sait déjà qu’elles ne font que limiter la formation d’acrylamide. Mais le pire est peut-être à venir. L’industrie agroalimentaire a parfois ce don singulier de trouver les solutions les plus absurdes aux problèmes qu’elle génère. Ainsi, dans les élevages concentrationnaires, on coupe le bec des poules et les queues des porcs pour éviter qu’ils se blessent lorsqu’ils se battent. Ainsi l’INRA a créé un colza OGM dont les fleurs ne font pas de pétales afin qu’en tombant sur la tige elles ne facilitent pas le développement d’un champignon parasite. Dans le même ordre d’idée, le pire viendra des cultivars OGM, notamment de pommes de terre et de blé, sur lesquels certains semenciers travaillent pour éviter la formation d’acrylamide. Absurdité quand on sait que les modifications génétiques vont à leur tour produire à la cuisson d’autres molécules de Maillard dont on ne connaît pas les effets toxiques, que la non production par la plante des protéines jugées indésirables ne sera pas sans conséquences, soit sur la plante elle-même, soit sur les animaux ou insectes qui l’utilisent ou s’en nourrissent, qu’en conséquence le cultivar risque de perdre toute valeur nutritive voire d’être toxique consommé cru et empoisonner le bétail et la faune sauvage du fait de l’inévitable dissémination à des espèces voisines ou adventices. Tout cela pour éviter la formation d’un seul et unique composé toxique alors qu’il en existe de nombreux autres tout aussi délétères.
Manger cru, pour manger sain
Quand aux autorités sanitaires, elles font preuve d’une extrême discrétion qui tranche avec le battage médiatique et les moyens déployés lors de la crise de la vache folle ou la grippe aviaire. Les informations qu’elles publient s’adressent toutes aux spécialistes et ne distillent à l’attention du grand public que des recommandations alambiquées et ambiguës qui invitent d’abord le consommateur à ne rien changer à ses habitudes alimentaires pour ensuite lui conseiller la consommation de fruits et légumes, sans préciser s’ils doivent être cuits ou non. Manifestement, sans doute à cause de leurs liens avec l’industrie agroalimentaire, elles sont plus que timides à reconnaître clairement la nocivité atavique de la cuisson et de pratiques industrielles extrêmement répandues. De même, elles ne mentionnent pas assez l’intérêt positif pour la santé des aliments crus, leurs valeurs nutritives incomparables, leurs qualités gastronomiques inégalables voire leurs éventuelles propriétés thérapeutiques pour débarrasser l’organisme des toxines induites par la cuisson. A quand des conseils simples et sincères encourageant à éviter autant que possible les produits et plats à la toxicité avérée et à privilégier une alimentation crue qui, non seulement résout simplement et définitivement le problème de l'acrylamide et des molécules de Maillard mais favorise aussi enzymes, vitamines, oligo-éléments, qualité et fraîcheur ?
Seront nous conviés à manger cru ?
L'acrylamide dans l'alimentation, un problème de santé publique
Rapport de OMS : Effets sur la santé de la présence d'acrylamide dans l'alimentation - en anglais
Portail de la FAO pour la coordination des études et recherches sur l'acrylamide – en anglais :
Questions et Réponses de la FDA (Food and Drug Administration américaine) sur l'acrylamide – en anglais
Fiche wikipedia sur l'acrylamide
Fiche toxicologique de sécurité de l'acrylamide (FT 119) par l'INRS (Institut National de Recherche et de Sécurité)
Fiche et liens du CISMEF (Catalogue et Index des Sites Médicaux Francophones) sur l'acrylamide
Fiche « Acrylamide et Aliments » de Santé Canada
Quelques livres de référence sur l’alimentation crue :
L’énergie du cru de Kenton, et Karen Vago
L'Alimentation, ou la troisième médecine par Jean Seignalet et Henri Joyeux
Le Régime du plaisir : Guide de l'alimentation originelle à l'orée du troisième millénaire par Dominique Guyaux
Manger Vrai de Guy-Claude Burger
Ensuite parce que personne n’imaginait que ce produit chimique, l’acrylamide, couramment utilisé dans des industries aussi diverses que celles des plastiques, des cosmétiques ou du traitement des eaux, puisse se former spontanément lors de la cuisson. Enfin parce que les teneurs relevées étaient très très largement supérieures, de l’ordre de 100 à 10000 fois, aux normes admises pour ce genre de produit dont la toxicité est avérée. Débordant largement des milieux spécialisés, l’émotion soulevée par cette nouvelle a gagné la population, notamment en Allemagne, et les milieux politiques européens qui prirent la décision de lancer un vaste programme de recherche sur les effets de la cuisson. Ainsi est né en 2003 le programme HEATOX, à l’initiative de la Commission Européenne. Son but : mieux connaître les molécules synthétisées par la cuisson des aliments et en déterminer l’éventuelle toxicité. Fait historique d’une portée considérable même s’il n’est pas perçu comme tel aujourd’hui, c’est la première fois qu’un projet d’envergure internationale, réunissant 24 partenaires de 14 pays, doté de moyens consistants est mis en œuvre pour étudier une pratique vieillotte qui, de plus en plus, révèle sa nocivité : la cuisson des aliments.
L’acrylamide, l’arbre qui cache la forêt
Connues depuis longtemps, les réactions chimiques qui se produisent lors de la cuisson n’ont intéressé personne excepté le chimiste Maillard qui, au début du 20ème siècle, les étudia et entreprit de les dénombrer et de les décrire. Et pendant près d’un siècle, bien que ses travaux soient cités dans beaucoup de facultés de médecine, personne ne s’inquiéta de l’impact sur l’organisme de ces produits néoformés, couramment appelés « molécules de Maillard » et considérés comme de simples agents de texture et de saveur.
Il aura fallu cette découverte fortuite de l’acrylamide pour que les milieux scientifiques et les autorités sanitaires commencent véritablement à prendre conscience que la cuisson n’a pas que des avantages. Depuis son lancement en 2003, plus de 100 études ont été menées dans le cadre du projet HEATOX. Non seulement elles confirment la présence d’acrylamide ainsi que la dangerosité de ce produit mais elles révèlent aussi que, sur les 800 composés chimiques issus de la cuisson et répertoriés lors de ces recherches, certains sont déjà connus pour être génotoxiques ou carcinogènes comme le Furane ou le HMF (5-Hydroxy Méthyl-2-Furfural) et plus de 50 sont, d’après leur structure chimique, potentiellement dangereux et nécessitent des investigations plus poussées pour évaluer leur toxicité.
Haro sur l’acrylamide ou l’absurdité des politiques de prévention
Est-ce parce qu’on s’y attendait ou par une sorte de fatalisme, l’annonce de la découverte d’autres composés toxiques formés par la cuisson n’a pas suscité autant d’émotion que pour l’acrylamide. Au contraire, les efforts des scientifiques et des industriels se focalisent sur les moyens de prévenir la formation de ce composant, comme s’il était l’unique cause des méfaits sur la santé de la cuisson. Et toutes les pistes sont explorées : Blanchiment des pommes de terre, friture sous vide, rapport huile/pomme de terre dans des friteuses, durée accrue de fermentation avec levure et conditions de cuisson pour le pain, additifs exhausteur de goût pour compenser les effets de la baisse des températures de cuisson, enzymes génétiquement modifiés ajoutées aux préparations pour transformer l’asparagine en aspartate et en ammonium avant qu’elle ne devienne de l’acrylamide en chauffant, etc., pour ne mentionner que celles qui sont citées dans les rapports officiels et dont on sait déjà qu’elles ne font que limiter la formation d’acrylamide. Mais le pire est peut-être à venir. L’industrie agroalimentaire a parfois ce don singulier de trouver les solutions les plus absurdes aux problèmes qu’elle génère. Ainsi, dans les élevages concentrationnaires, on coupe le bec des poules et les queues des porcs pour éviter qu’ils se blessent lorsqu’ils se battent. Ainsi l’INRA a créé un colza OGM dont les fleurs ne font pas de pétales afin qu’en tombant sur la tige elles ne facilitent pas le développement d’un champignon parasite. Dans le même ordre d’idée, le pire viendra des cultivars OGM, notamment de pommes de terre et de blé, sur lesquels certains semenciers travaillent pour éviter la formation d’acrylamide. Absurdité quand on sait que les modifications génétiques vont à leur tour produire à la cuisson d’autres molécules de Maillard dont on ne connaît pas les effets toxiques, que la non production par la plante des protéines jugées indésirables ne sera pas sans conséquences, soit sur la plante elle-même, soit sur les animaux ou insectes qui l’utilisent ou s’en nourrissent, qu’en conséquence le cultivar risque de perdre toute valeur nutritive voire d’être toxique consommé cru et empoisonner le bétail et la faune sauvage du fait de l’inévitable dissémination à des espèces voisines ou adventices. Tout cela pour éviter la formation d’un seul et unique composé toxique alors qu’il en existe de nombreux autres tout aussi délétères.
Manger cru, pour manger sain
Quand aux autorités sanitaires, elles font preuve d’une extrême discrétion qui tranche avec le battage médiatique et les moyens déployés lors de la crise de la vache folle ou la grippe aviaire. Les informations qu’elles publient s’adressent toutes aux spécialistes et ne distillent à l’attention du grand public que des recommandations alambiquées et ambiguës qui invitent d’abord le consommateur à ne rien changer à ses habitudes alimentaires pour ensuite lui conseiller la consommation de fruits et légumes, sans préciser s’ils doivent être cuits ou non. Manifestement, sans doute à cause de leurs liens avec l’industrie agroalimentaire, elles sont plus que timides à reconnaître clairement la nocivité atavique de la cuisson et de pratiques industrielles extrêmement répandues. De même, elles ne mentionnent pas assez l’intérêt positif pour la santé des aliments crus, leurs valeurs nutritives incomparables, leurs qualités gastronomiques inégalables voire leurs éventuelles propriétés thérapeutiques pour débarrasser l’organisme des toxines induites par la cuisson. A quand des conseils simples et sincères encourageant à éviter autant que possible les produits et plats à la toxicité avérée et à privilégier une alimentation crue qui, non seulement résout simplement et définitivement le problème de l'acrylamide et des molécules de Maillard mais favorise aussi enzymes, vitamines, oligo-éléments, qualité et fraîcheur ?
Seront nous conviés à manger cru ?
L'acrylamide dans l'alimentation, un problème de santé publique
Rapport de OMS : Effets sur la santé de la présence d'acrylamide dans l'alimentation - en anglais
Portail de la FAO pour la coordination des études et recherches sur l'acrylamide – en anglais :
Questions et Réponses de la FDA (Food and Drug Administration américaine) sur l'acrylamide – en anglais
Fiche wikipedia sur l'acrylamide
Fiche toxicologique de sécurité de l'acrylamide (FT 119) par l'INRS (Institut National de Recherche et de Sécurité)
Fiche et liens du CISMEF (Catalogue et Index des Sites Médicaux Francophones) sur l'acrylamide
Fiche « Acrylamide et Aliments » de Santé Canada
Quelques livres de référence sur l’alimentation crue :
L’énergie du cru de Kenton, et Karen Vago
L'Alimentation, ou la troisième médecine par Jean Seignalet et Henri Joyeux
Le Régime du plaisir : Guide de l'alimentation originelle à l'orée du troisième millénaire par Dominique Guyaux
Manger Vrai de Guy-Claude Burger
samedi 10 janvier 2009
Les bienfaits de l'alimentation crue
Au fil des ans, les nombreuses études scientifiques sur la nutrition convergent inexorablement vers un double constat. Le premier est que l’alimentation industrielle occidentale, quel que soit le pays du monde où elle s’applique, provoque une augmentation des maladies dégénératives telles que les cancers, l’ostéoporose, l’arthrite, la sclérose en plaque, les maladies cardiovasculaires, le diabète, l’obésité, etc., et une explosion des maladies chroniques telles que les troubles digestifs (constipations, diarrhées), les maladies respiratoires, les maladies de peau (acné, eczéma, psoriasis), les allergies, les dépressions, les troubles comportementaux, etc. Le second constat est que la meilleure alimentation qui soit, celle qui apparaît comme la plus appropriée à la physiologie humaine, celle avec laquelle notre patrimoine génétique s’est constitué au cours de millions d’années d’évolution, celle qui finalement vient à bout des maladies les plus revêches, est une alimentation riche en fruits, légumes, oléagineux frais consommés crus.
En somme, et en dépit d’orgueilleux idéaux qui voient dans la cuisson et la préparation des aliments l’émergence de l’homme s’extrayant de la gangue d’une nature hostile, l’impitoyable dictature des faits révèle l’hideuse et douloureuse réalité de ce qui constitue le mythe fondateur de notre civilisation. Il aura fallu du temps, beaucoup de temps pour que, malgré les évidences, les bienfaits de l’alimentation crue transpercent les épaisses murailles d’un système de pensée cartésien cloisonné et totalement fossilisé. Mais même percée, force est de constater que la redoute résiste. Beaucoup reste à faire pour disperser la foule des a priori, idées fausses et préjugés qui encombrent autant l’esprit du quidam que celui des professionnels de la santé ou de l’éducation. Un long chemin reste à parcourir tant pour défaire les habitudes néfastes qui chargent lourdement les comptes de la sécurité sociale que pour stopper les pratiques agricoles qui produisent de médiocres aliments en saccageant l’environnement. Et c’est un chantier immense qui s’ouvre pour reconstruire la civilisation sur des bases autres que celle d’une opposition atavique à notre mère nature.
Les pionniers
Parce que les bienfaits de l’alimentation crue arrivent comme une évidence dès lors que le corps en souffrance oblige l’esprit à lâcher les amarres, les premiers flibustiers de la guerre du cru furent des médecins et des scientifiques confrontés à de sévères maladies. Ainsi, dès la fin du XIXème siècle, le suisse Max Bircher-Benner, découvrit par hasard les effets surprenants de la pomme crue alors que, jeune médecin surmené, il faisait des crises de jaunisse. Ainsi son quasi contemporain Max Gerson, médecin d’Albert Schweitzer, qui souffrait de terribles migraines le clouant au lit dans le noir durant des semaines, fut le premier à étudier les immenses pouvoirs thérapeutiques des fruits et légumes crus. Ainsi Guy-Claude Burger, physicien suisse, atteint d’un cancer à l’âge de 26 ans, mis à jour en 1964 les mécanismes d’autorégulation de l’organisme humain grâce aux aliments crus.
D’autres les rejoignirent en portant leur regard hors des murs de la civilisation. Ainsi le dentiste américain Weston A. Price, qui, en parcourant le monde dans les années 1920-1940, étudia la formation des dents et des os des sociétés primitives, puis en examinant et en comparant leurs habitudes alimentaires, en vint à la conclusion radicale que les aliments transformés sont un danger consternant pour la santé humaine. Ainsi le philosophe français Edmond Bordeaux Szekely qui découvrit, au cours de recherches dans les archives du Vatican, des écrits sur les Esséniens et leurs préceptes mettant l’accent sur les aliments crus pour conserver une bonne santé.
Malheureusement, cette première escouade ne livra guère que des combats de Don Quichotte. Hormis Edmond Bordeaux Szekely dont les travaux connurent un certain succès, ceux des autres, trop décalés et novateurs, ne rencontrèrent que peu d’écho si ce n’est le dédain et le rejet. Incompris par leur époque, leurs auteurs furent parfois mis au ban de la société et leurs découvertes restèrent confidentielles.
La dictature des faits accable la cuisson
Pourtant les recherches scientifiques ne cessèrent tout au long du XXème siècle et ne cessent encore aujourd’hui de confirmer tant les méfaits de l’alimentation transformée que les bienfaits des aliments crus. Au début du XXème siècle, le professeur Werner Kollath découvrit, grâce à des expériences sur les animaux que, si l’alimentation transformée et raffinée permettait de maintenir en vie, elle ne permettait pas de la conserver longtemps et en bonne santé. Il a montré que les animaux élevés ainsi grandissaient sans manifester de signes cliniques apparents de maladies ni de déficiences en vitamines mais tombaient rapidement malades arrivés à l’age adulte et mourraient précocement. Dès 1912, Maillard mis en évidence la présence de molécules nouvelles créées par la cuisson. Il en dénombra plus de 150 lors de la cuisson de la pomme de terre. Négligées jusqu’au début des années 2000 parce que considérées comme aromatiques et inoffensives, on sait aujourd’hui que ces molécules, appelées AGE pour Advanced Glycation Endproduct, provoquent le vieillissement prématuré des tissus, nécrosent les vaisseaux sanguins, nuisent au renouvellement cellulaire, entretiennent les inflammations et sont responsables de nombreuses autres affections. Dans les années 1930, le suisse Paul Kouchakoff de l’institut de Chimie Clinique de Lausanne découvrit le phénomène de leucocytose digestive. Il s’agit d’une réaction de défense de l’organisme qui mobilise une grande quantité de globules blancs vers les intestins dès lors que l’on commence à manger. Des années durant cette réaction fut interprétée comme normale jusqu’au jour où l’on s’aperçut qu’elle ne se produisait pas avec les aliments crus. En fait, l’ingestion d’aliments cuits est vécue par le corps comme une agression. Vers 1940, Pottenger compara l’état sanitaire de deux élevages de chats, l’un nourri de viande crue, l’autre nourri de viandes cuites et constata que ces derniers souffraient des maladies de dégénérescence qui frappent fréquemment les humains. Alors même que la nourriture américaine est riche et abondante, notamment en produits laitiers, une étude menée entre 1971 et 1974 montrait que la moitié des américaines présentait des carences en calcium et que 60% de la population manifestait des symptômes de malnutrition. En 1983, Mirko Grmek, ouvrant la voie à une nouvelle discipline, la paléopathologie, démontre que les maladies, rares et limitées jusqu’au paléolithique supérieur, explosent avec l’agriculture et l’adoption d’une nourriture à base de céréales panifiées. De même, toujours grâce à la paléopathologie, on apprendra que les guerres étaient inexistantes avant le néolithique. Le toxicologue Léonard Bjeldanes et ses collaborateurs de l’université de Berkeley en Californie ont découvert que le bœuf et les œufs cuits contenaient des substances qui provoquaient des mutations génétiques sur des bactéries. Ils découvrirent en outre que plus la température de cuisson était élevée plus l’activité mutagène était importante. Le docteur Rakel Kurkela de l’Université d’Helsinki démontra que les matières grasses non saturées qui sont nécessaires à la vie, deviennent toxiques lorsqu’elles subissent l’effet de la chaleur. Après plus de trois années de recherches sur des souris, à l’Institut Linus Pauling de Californie, on a trouvé qu’un régime cru composé de pommes, poires, bananes, tomates, carottes, herbe de blé, graines de tournesol avait des propriétés préventives vis-à-vis du cancer. Selon le chercheur Chiu-Nan Lai qui a fait de nombreuse études sur la chlorophylle : « Les aliments crus ont un potentiel d’oxydo-réduction plus élevés que les aliments cuits ». En 2002, des chercheurs suédois découvrirent un produit toxique, l’acrylamide, utilisé dans l’industrie chimique pour la fabrication des colles et des plastiques, en quantité non négligeable, dans des produits aussi ordinaires que le pain, les gâteaux secs, les chips, le café, etc. Le monde découvrit alors avec stupeur que la cuisson peut synthétiser spontanément des composés hautement toxiques. Suite à cette découverte, la commission européenne lança, en 2003, le projet HEATOX, premier grand programme de recherche sur les effets de la cuisson. Le bilan après 5 ans de recherche est alarmant. Non seulement la présence et la toxicité de l’acrylamide sont confirmées mais il s’avère qu’elle n’est pas la seule molécule dangereuse produite par la cuisson. Sur les 800 inventoriées il y en aurait au moins 50 aussi toxiques que l’acrylamide.
L’incontournable évidence
On pourrait poursuivre indéfiniment ce florilège sans atteindre l'exhaustivité des preuves accumulées sur la nocivité de l'alimentation cuite et la supériorité manifeste des aliments crus pour entretenir et conserver une bonne santé et cela malgré de puissants préjugés culturels et les conflits d'intérêt quasiment omniprésents dans les milieux de la recherche qui favorisent largement l'industrie agroalimentaire. Il n’est donc pas surprenant que le groupe d’experts missionnés par l’OMS et la FAO, s’appuyant sur plus de 10 000 études réalisées partout dans le monde, en soit venu à conclure dans leur rapport que la consommation de fruits et de légumes associée à un minimum d’exercice physique est la clé d’une bonne santé.
Sites institutionnels :
Rapport FAO/OMS (en anglais) : Diet, Nutrition and the Prevention of Chronic Diseases
Communiqué de la FAO : Accroître la consommation des fruits et légumes devient une priorité à l’échelle mondiale
La filière fruits et légumes
APRIFEL : Sommet International des Fruits et Légumes - Conclusions officielles
Sommet mondial sur les fruits et légumes du 27 au 30 mai 2008
Site officiel de HEATOX
Sites médicaux ou scientifiques :
La nutrition : Ce que mangeaient nos ancêtres
Site Passeportsanté.net : Fruits et légumes: cinq portions, ça changerait le monde!
La glycation, un phénomène méconnu du vieillissement
Sites médicaux ou scientifiques en anglais :
"Nutrition and Physical Degeneration" de Weston A. Price :
"The fat of the land" de Vilhjalmur Stefasson
Body Eaton : Evolution, Diet and Health
Price-Pottenger Nutrition Foundation : Tout sur Weston A. Price et Francis M. Pottenger, et leurs recherches
Blogs :
Produit chimiques dans l’alimentation : Comment y échapper ?
Acrylamides dans l’alimentation : Effets sur la santé et moyens de prévention
Livres en français :
L'Alimentation, ou la troisième médecine par Jean Seignalet et Henri Joyeux, Editions Ecologie Humaine
L’énergie du cru par Leslie et Susannah Kenton, Editions Jouvence
Manger Vrai, par Guy-Claude Burger, Edition du Rocher
L'alimentation crue : 400 recettes - Une application pratique de "L'alimentation ou la 3e médecine" de Dr Christian Pauthe et Jean-Marie Ozanne préface de Dr Jean Seignalet. Edition Ecologie Humaine
Le régime préhistorique Thierry Souccar
En somme, et en dépit d’orgueilleux idéaux qui voient dans la cuisson et la préparation des aliments l’émergence de l’homme s’extrayant de la gangue d’une nature hostile, l’impitoyable dictature des faits révèle l’hideuse et douloureuse réalité de ce qui constitue le mythe fondateur de notre civilisation. Il aura fallu du temps, beaucoup de temps pour que, malgré les évidences, les bienfaits de l’alimentation crue transpercent les épaisses murailles d’un système de pensée cartésien cloisonné et totalement fossilisé. Mais même percée, force est de constater que la redoute résiste. Beaucoup reste à faire pour disperser la foule des a priori, idées fausses et préjugés qui encombrent autant l’esprit du quidam que celui des professionnels de la santé ou de l’éducation. Un long chemin reste à parcourir tant pour défaire les habitudes néfastes qui chargent lourdement les comptes de la sécurité sociale que pour stopper les pratiques agricoles qui produisent de médiocres aliments en saccageant l’environnement. Et c’est un chantier immense qui s’ouvre pour reconstruire la civilisation sur des bases autres que celle d’une opposition atavique à notre mère nature.
Les pionniers
Parce que les bienfaits de l’alimentation crue arrivent comme une évidence dès lors que le corps en souffrance oblige l’esprit à lâcher les amarres, les premiers flibustiers de la guerre du cru furent des médecins et des scientifiques confrontés à de sévères maladies. Ainsi, dès la fin du XIXème siècle, le suisse Max Bircher-Benner, découvrit par hasard les effets surprenants de la pomme crue alors que, jeune médecin surmené, il faisait des crises de jaunisse. Ainsi son quasi contemporain Max Gerson, médecin d’Albert Schweitzer, qui souffrait de terribles migraines le clouant au lit dans le noir durant des semaines, fut le premier à étudier les immenses pouvoirs thérapeutiques des fruits et légumes crus. Ainsi Guy-Claude Burger, physicien suisse, atteint d’un cancer à l’âge de 26 ans, mis à jour en 1964 les mécanismes d’autorégulation de l’organisme humain grâce aux aliments crus.
D’autres les rejoignirent en portant leur regard hors des murs de la civilisation. Ainsi le dentiste américain Weston A. Price, qui, en parcourant le monde dans les années 1920-1940, étudia la formation des dents et des os des sociétés primitives, puis en examinant et en comparant leurs habitudes alimentaires, en vint à la conclusion radicale que les aliments transformés sont un danger consternant pour la santé humaine. Ainsi le philosophe français Edmond Bordeaux Szekely qui découvrit, au cours de recherches dans les archives du Vatican, des écrits sur les Esséniens et leurs préceptes mettant l’accent sur les aliments crus pour conserver une bonne santé.
Malheureusement, cette première escouade ne livra guère que des combats de Don Quichotte. Hormis Edmond Bordeaux Szekely dont les travaux connurent un certain succès, ceux des autres, trop décalés et novateurs, ne rencontrèrent que peu d’écho si ce n’est le dédain et le rejet. Incompris par leur époque, leurs auteurs furent parfois mis au ban de la société et leurs découvertes restèrent confidentielles.
La dictature des faits accable la cuisson
Pourtant les recherches scientifiques ne cessèrent tout au long du XXème siècle et ne cessent encore aujourd’hui de confirmer tant les méfaits de l’alimentation transformée que les bienfaits des aliments crus. Au début du XXème siècle, le professeur Werner Kollath découvrit, grâce à des expériences sur les animaux que, si l’alimentation transformée et raffinée permettait de maintenir en vie, elle ne permettait pas de la conserver longtemps et en bonne santé. Il a montré que les animaux élevés ainsi grandissaient sans manifester de signes cliniques apparents de maladies ni de déficiences en vitamines mais tombaient rapidement malades arrivés à l’age adulte et mourraient précocement. Dès 1912, Maillard mis en évidence la présence de molécules nouvelles créées par la cuisson. Il en dénombra plus de 150 lors de la cuisson de la pomme de terre. Négligées jusqu’au début des années 2000 parce que considérées comme aromatiques et inoffensives, on sait aujourd’hui que ces molécules, appelées AGE pour Advanced Glycation Endproduct, provoquent le vieillissement prématuré des tissus, nécrosent les vaisseaux sanguins, nuisent au renouvellement cellulaire, entretiennent les inflammations et sont responsables de nombreuses autres affections. Dans les années 1930, le suisse Paul Kouchakoff de l’institut de Chimie Clinique de Lausanne découvrit le phénomène de leucocytose digestive. Il s’agit d’une réaction de défense de l’organisme qui mobilise une grande quantité de globules blancs vers les intestins dès lors que l’on commence à manger. Des années durant cette réaction fut interprétée comme normale jusqu’au jour où l’on s’aperçut qu’elle ne se produisait pas avec les aliments crus. En fait, l’ingestion d’aliments cuits est vécue par le corps comme une agression. Vers 1940, Pottenger compara l’état sanitaire de deux élevages de chats, l’un nourri de viande crue, l’autre nourri de viandes cuites et constata que ces derniers souffraient des maladies de dégénérescence qui frappent fréquemment les humains. Alors même que la nourriture américaine est riche et abondante, notamment en produits laitiers, une étude menée entre 1971 et 1974 montrait que la moitié des américaines présentait des carences en calcium et que 60% de la population manifestait des symptômes de malnutrition. En 1983, Mirko Grmek, ouvrant la voie à une nouvelle discipline, la paléopathologie, démontre que les maladies, rares et limitées jusqu’au paléolithique supérieur, explosent avec l’agriculture et l’adoption d’une nourriture à base de céréales panifiées. De même, toujours grâce à la paléopathologie, on apprendra que les guerres étaient inexistantes avant le néolithique. Le toxicologue Léonard Bjeldanes et ses collaborateurs de l’université de Berkeley en Californie ont découvert que le bœuf et les œufs cuits contenaient des substances qui provoquaient des mutations génétiques sur des bactéries. Ils découvrirent en outre que plus la température de cuisson était élevée plus l’activité mutagène était importante. Le docteur Rakel Kurkela de l’Université d’Helsinki démontra que les matières grasses non saturées qui sont nécessaires à la vie, deviennent toxiques lorsqu’elles subissent l’effet de la chaleur. Après plus de trois années de recherches sur des souris, à l’Institut Linus Pauling de Californie, on a trouvé qu’un régime cru composé de pommes, poires, bananes, tomates, carottes, herbe de blé, graines de tournesol avait des propriétés préventives vis-à-vis du cancer. Selon le chercheur Chiu-Nan Lai qui a fait de nombreuse études sur la chlorophylle : « Les aliments crus ont un potentiel d’oxydo-réduction plus élevés que les aliments cuits ». En 2002, des chercheurs suédois découvrirent un produit toxique, l’acrylamide, utilisé dans l’industrie chimique pour la fabrication des colles et des plastiques, en quantité non négligeable, dans des produits aussi ordinaires que le pain, les gâteaux secs, les chips, le café, etc. Le monde découvrit alors avec stupeur que la cuisson peut synthétiser spontanément des composés hautement toxiques. Suite à cette découverte, la commission européenne lança, en 2003, le projet HEATOX, premier grand programme de recherche sur les effets de la cuisson. Le bilan après 5 ans de recherche est alarmant. Non seulement la présence et la toxicité de l’acrylamide sont confirmées mais il s’avère qu’elle n’est pas la seule molécule dangereuse produite par la cuisson. Sur les 800 inventoriées il y en aurait au moins 50 aussi toxiques que l’acrylamide.
L’incontournable évidence
On pourrait poursuivre indéfiniment ce florilège sans atteindre l'exhaustivité des preuves accumulées sur la nocivité de l'alimentation cuite et la supériorité manifeste des aliments crus pour entretenir et conserver une bonne santé et cela malgré de puissants préjugés culturels et les conflits d'intérêt quasiment omniprésents dans les milieux de la recherche qui favorisent largement l'industrie agroalimentaire. Il n’est donc pas surprenant que le groupe d’experts missionnés par l’OMS et la FAO, s’appuyant sur plus de 10 000 études réalisées partout dans le monde, en soit venu à conclure dans leur rapport que la consommation de fruits et de légumes associée à un minimum d’exercice physique est la clé d’une bonne santé.
Sites institutionnels :
Rapport FAO/OMS (en anglais) : Diet, Nutrition and the Prevention of Chronic Diseases
Communiqué de la FAO : Accroître la consommation des fruits et légumes devient une priorité à l’échelle mondiale
La filière fruits et légumes
APRIFEL : Sommet International des Fruits et Légumes - Conclusions officielles
Sommet mondial sur les fruits et légumes du 27 au 30 mai 2008
Site officiel de HEATOX
Sites médicaux ou scientifiques :
La nutrition : Ce que mangeaient nos ancêtres
Site Passeportsanté.net : Fruits et légumes: cinq portions, ça changerait le monde!
La glycation, un phénomène méconnu du vieillissement
Sites médicaux ou scientifiques en anglais :
"Nutrition and Physical Degeneration" de Weston A. Price :
"The fat of the land" de Vilhjalmur Stefasson
Body Eaton : Evolution, Diet and Health
Price-Pottenger Nutrition Foundation : Tout sur Weston A. Price et Francis M. Pottenger, et leurs recherches
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Produit chimiques dans l’alimentation : Comment y échapper ?
Acrylamides dans l’alimentation : Effets sur la santé et moyens de prévention
Livres en français :
L'Alimentation, ou la troisième médecine par Jean Seignalet et Henri Joyeux, Editions Ecologie Humaine
L’énergie du cru par Leslie et Susannah Kenton, Editions Jouvence
Manger Vrai, par Guy-Claude Burger, Edition du Rocher
L'alimentation crue : 400 recettes - Une application pratique de "L'alimentation ou la 3e médecine" de Dr Christian Pauthe et Jean-Marie Ozanne préface de Dr Jean Seignalet. Edition Ecologie Humaine
Le régime préhistorique Thierry Souccar
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