vendredi 21 août 2009

Manger cru : Sources de glucides pour une alimentation crue équilibrée

Peu de gens savent à quel point la nature abonde de friandises succulentes. Les manger cru est l’occasion de les découvrir car ainsi consommées, ce sont des sources de glucides dépourvues d’effets néfastes. On peut les dévorer sans réserve tant qu’on y prend du plaisir, … ce qui n’est pas le cas des confiseries et des pâtisseries dont il ne faut pas abuser.

Les principales sources de glucides sont les fruits. Ils abondent tout au long de l’année sous pratiquement toutes les latitudes. Il y a les fruits courant de nos régions, ceux que l’on trouve dans toutes les épiceries et tous les supermarchés en toutes saisons tels que les pommes, poires, bananes, oranges et ceux que l’on trouve selon les saisons : les cerises, abricots, pêches blanches ou jaunes, brugnon, nectarines, raisins (chasselas, italia, muscat blanc, muscat de Hambourg, etc.), prunes (reines-claudes, mirabelles, quetsches), etc. La plupart de ces fruits comptent de nombreuses variétés et pas seulement les deux ou trois disponibles en magasin qu’on ne trouve plus guère que dans des jardins d’amateurs ou des conservatoires de variétés botaniques anciennes, bien qu’elles aient souvent de remarquables qualités nutritives.

Toujours dans nos régions, il y a ces fruits que l’on trouve plus souvent dans les jardins que chez l’épicier tels que la groseille, la groseille à maquereau, les framboises, les myrtilles, le cassis, les mûres de ronces, les figues, etc. Il y a aussi les fruits malheureusement absents des étals des marchands tels que les nèfles, les mûres blanches ou rouges du mûrier. Il y a enfin, pour clore ce tour d’horizon non exhaustif des fruits de nos régions, les baies ou petits fruits sauvages des forêts ou des haies ou encore ceux des arbres ou arbustes d’ornement. Des fruits souvent riches en saveurs qui ne méritent pas d’être ainsi ignorés tels que les cornouilles, le fruit de l’églantier, la baie de l’if, celles d’un bleu sombre du mahonia aquifolium, les merises (cerises sauvages des forêts), les fraises des bois et bien d’autres encore.

Et puis il y a les fruits d’ailleurs, tout d’abord ceux qui s’acclimatent chez nous tels que le kiwi et son petit cousin le kiwaï, le kaki, le chirimoya, le feijoa. Il y a ensuite les fruits exotiques connus tels que les multiples variétés de mangues, de papayes, de bananes (poyo, figue, figue-pomme, rose, plantin, etc.), d’ananas, de litchis, etc. et la foule des moins connus comme le ramboutan, le mangoustan, le longan, le durian, le jaquier, le cempédak, la carambole, le fruit de la passion, la grenadille, la sapotille, la sapote blanco, la sapote negro, la sapote mamey, le fruit du dragon, le duku langsat et tant d’autres.

Certains légumes sont aussi riches en glucides tel que les tomates (marmande, cœur de bœuf, rose de berne, noire de crimée, ananas, cerise, etc.), la betterave, les melons (canari, charentais, brodé, verts, piel de sapo, tendral, etc.), les pastèques, le yacon, le bengkoang, le tamarillos, etc.

Consommées crues, les céréales trempées ou germées constituent une source de glucide très économique, facile à stocker et à transporter. Bien qu’il ne soit pas encore répandu, ce mode de consommation présente l’avantage de préserver les nutriments et prévenir certaines carences, par exemple en vitamine A et en fer pour le riz. Les céréales les plus couramment utilisées sont le riz, le maïs, le seigle, l’avoine nu, le pois chiche, l’épautre (ancêtre du blé)

Enfin il y a les sucreries de la nature :
  • les miels aux multiples parfums selon les fleurs butinées par les abeilles. Pour bien en profiter, préférez les miels non chauffés et les miels en rayon.
  • les dattes (deglet nour, medjool, barhee, halawi, etc.), la manne de frêne, le karandji, etc.
  • les fruits séchés à basse température pour une saveur plus intense et plus fondante : pommes, poires, pêches, figues, tomates, mangues, bananes, prunes, raisins, etc.

Bon appétit.

mercredi 29 juillet 2009

Manger cru : Quelles sources de lipides pour une alimentation saine et équilibrée même sans huile ni beurre ?

Les lipides contenus dans l’alimentation ordinaire sont souvent très dégradés et saturés par les traitements qu’ils subissent au cours des divers processus d’extraction et de préparation culinaires ou industriels. Cela contribue à créer ou amplifier de nombreux effets nocifs pour l’organisme : cholestérol, maladies cardio-vasculaires, prise de poids, etc. Heureusement, ceux contenus dans les aliments crus n’ont pas de tels inconvénients.

A – Sources de lipides d’origine végétale :

1 – Les oléagineux
Souvent matière première des huiles vantées pour leurs oméga-3 et oméga-6, ils sont, par leur valeur nutritive, des aliments à part entière et non de simples agents d’assaisonnement. Consommés crus leurs acides gras essentiels sont parfaitement préservés. On peut les déguster, selon les goûts, frais, secs, trempés ou germés :
  • le tournesol
  • les arachides
  • le sésame
  • les noix
  • les noix de pécan
  • les noix de macadamia
  • les noix du Brésil
  • les noisettes
  • les noix de cajou
  • les amandes
  • les pignons de pin
  • les pignons de cèdre
  • les pistaches
  • etc.

2 – Autres fruits et légumineuses dont on fait des huiles
  • les olives
  • les graines de lin
  • le soja
  • les avocats (hass, fuerté, bacon, lula, pinkerton, malares, reed, etc.)
  • etc.

3 – Sources de lipides plus exotiques ou peu connues
  • la noix de coco (le jus et la chair)
  • la coco kopyor dont le jus et la chair abondante se mélangent
  • les coquitos, sorte de mini noix de coco
  • le safou
  • le fruit du pili
  • les drupes de palmier
  • les amandons de noyaux d’olive, d’abricot, de prune, du fruit du pili
  • etc.

B – Les sources de lipides d’origine animale

1 – Les poissons gras pêchés en mer
  • les sardines
  • le hareng
  • le maquereau
  • le saumon
  • les anchois
  • le thon devenu rare du fait de la surpêche
  • etc.
2 – Et ceux d’eau douce, plus rares sur les étals des poissonneries
  • l’omble chevalier
  • l’anguille
Pêchés en pleine mer, dans des rivières ou des lacs préservés, loin des sources de pollution, les poissons ont une valeur nutritive plus complète et plus équilibrée que ceux issus d’élevage. C’est par exemple le plancton dont ils se nourrissent, absent dans les élevages, qui donne aux poissons leur richesse en oméga-3.

3 – Les œufs, dont le jaune est particulièrement riche en acides gras essentiels
  • les œufs de poule
  • les œufs d’oie
  • les œufs de cane
  • les œufs de perdrix
  • etc.
Œufs de préférence issus d’élevages de plein air dans lesquels les volailles ont suffisamment d’espace naturel pour y picorer l’essentiel, voire la totalité de leur nourriture.

4 – Les viandes, notamment leurs parties grasses et la moelle des os
Viandes d’animaux domestiques :
  • porc
  • bœuf
  • cheval
  • chèvre
  • lapin
  • etc.

Ou viandes de gibier :
  • sanglier
  • mouflon
  • chevreuil
  • cerf
  • lièvre
  • lapin de garenne
  • etc.

Et bien sûr les volailles :
  • coqs, coquelets, poules
  • oies
  • canards
  • perdrix
  • dindes
  • palombes
  • pigeons
  • etc.

Les conditions d’élevages influent sur la qualité des viandes et la valeur nutritive des lipides qu’elles contiennent : on préfèrera les animaux élevés en pleine nature toute l’année, avec peu ou pas de compléments alimentaires et sans traitements antibiotiques.

Les aliments transformés riches en lipides ne font pour la plupart que dériver d’aliments naturels qui en contiennent beaucoup. Malheureusement, lors de leur transformation il se produit d’inévitables altérations moléculaires qui ont un triple inconvénient : certains acides gras essentiels sont détruits, ce qui provoque des carences, d’autres deviennent hautement nocifs, sources de cancers, de maladies cardio-vasculaires, de diabète gras, etc., enfin le plaisir qu’on ressent à les consommer ne correspond pas forcément aux besoins de l’organisme. Leur goût souvent trompeur pousse à la surconsommation et donc l’obésité. Heureusement, les aliments naturels riches en lipides sont suffisamment nombreux et variés pour subvenir a nos besoins et ils sont d’autant plus agréables au palais qu'ils seront utiles à l’organisme.

Bonne dégustation.