lundi 29 août 2011

Alimentation et sport : Complémentarités et coopération

S’il est vrai qu’une alimentation saine est importante pour entretenir son capital santé, cela n’est en rien suffisant. L’environnement familial, professionnel, les amis, les loisirs sont aussi des facteurs clés d’équilibre, de même que le sport. L’effort physique déploie le corps, lui donne de l’expansion, de la vitalité. Si vous vous sentez stressé, fatigué par les contraintes de la vie quotidienne, si votre moral est en berne, ne vous laissez pas aller, réagissez, changez d’air, faites du sport.

Premier conseil : écoutez votre corps. Son langage à lui, c’est le plaisir. Comme l’a dit un philosophe dont j’ai oublié le nom, « le plaisir, c’est se sentir exister » et rien de tel pour cela que de bouger son corps. Offrez-vous le plus souvent possible ces moments privilégiés de détente que procure la pratique d’un sport. Jogging, natation, randonnées, vélo, escalade, athlétisme, sports collectifs ou individuels, autant d’occasions de sortir de son train-train quotidien et de vivre son corps, de lui permettre de se libérer, de s’exprimer et de s’épanouir. D’abord, choisissez un sport qui vous plait et vous va bien. Ce peut être un sport de détente et de relaxation comme le yoga, ou de concentration comme le tir à l’arc, ou un sport collectif, ou un sport plus complet comme la natation ou l’athlétisme. Vous pouvez aussi choisir un sport qui ne nécessite même pas d’appartenir à un club comme le jogging, le vélo, la randonnée. L’essentiel étant de pratiquer régulièrement, une fois pas semaine au minimum, deux à trois fois pour bien en profiter Et si votre motivation vient à faiblir, si au moment d’y aller vous n’avez pas envie, RESISTEZ. N’écoutez pas cette langueur qui vous retient sous toutes sortes de prétextes fallacieux : « je suis trop fatigué, j’ai mal digéré, un tel ne vient pas, je vais arriver en retard, il fait trop froid, trop chaud, il pleut, j’ai un email à envoyer, j’ai un travail à finir, etc. » Quand cet espèce de blues vous prend, ne dérogez en rien à vos habitudes, laissez vos états d’âme de coté, saisissez votre sac de sport, allez-y. Pour vous convaincre définitivement dites-vous simplement, « j’y vais tranquille, je fais juste une petite séance pour me détendre et je rentre ». De retour dans vos pénates, votre corps rassasié de bonnes sensations, vous ne manquerez pas de vous féliciter de n’avoir pas cédé.

Cela dit, votre enthousiasme ne vous dispense pas des précautions à prendre pour éviter les désagréments dus à une sollicitation excessive ou inappropriée de votre corps. En tout premier lieu, pensez à vous hydrater correctement. Avant, pendant et après l’effort, buvez de l’eau. Du robinet, filtrée ou minérale selon votre préférence, mais de l’eau. Excluez les sodas, boissons sucrées ou énergisantes qui, par leur apport en nutriments divers, enclenchent des processus de digestion qui perturbent, voire interrompent l’assimilation rapide de l’eau. Un apport d’eau pendant la pratique du sport est essentiel pour compenser la transpiration et améliorer la régulation thermique. Pour certains sports qui sollicitent beaucoup les tendons, comme l’escalade, elle prévient les tendinites parce qu’elle assure une meilleure lubrification des articulations. Enfin, du fait qu’elle favorise l’élimination des toxines, elle limite les courbatures.

Un autre facteur important à prendre en compte, est celui de l’alimentation. Une alimentation trop riche en graisses, trop salée, trop sucrée pèsera sur vos performances, sapera vos sensations et votre motivation. Les nutriments contenus dans les plats cuisinés sont dégradés par la cuisson. Une dégradation d’autant plus importante que la température de cuisson est élevée et que les ingrédients en présence sont nombreux. Ces nutriments dégradés, que la science officielle regroupe sous le nom de « molécules de Maillard » ou d’« A.G.E » (pour Advanced Glycation End product) sont mal assimilés par l’organisme. Ils s’agglutinent dans les tissus (muscles, tendons, etc.) qui perdent en souplesse, en élasticité et en solidité. Ils s’amalgament et se déposent dans les artères, les articulations, etc. C’est pourquoi les aliments trop transformés fragilisent le sportif et l’exposent à toutes sortes d’ennuis de santé très pénalisants : élongations, claquages, luxation, arthrites, rupture des ligaments croisés, chondrocalcinose, etc.
Depuis quelques années, on a vu apparaître sur le marché de nombreux compléments alimentaires destinés aux sportifs tels que les boissons énergisantes, les barres de céréales survitaminées, des cakes ou des gels hyper-protéinés, des substituts de repas pour renforcer la masse musculaire, etc. Sont-ils efficaces ? Inoffensifs ? Les fabricants l’assurent. Les professionnels de santé sont réservés. Ils dénoncent notamment la présence de substances dopantes dans certains d’entre eux et considèrent qu’ils ne peuvent pas constituer la base d’une bonne alimentation pour un sportif. Ces compléments alimentaires sont des aliments très artificiels et comme tous les aliments trop transformés, les nutriments qu’ils contiennent sont dégradés. S’ils améliorent les performances, c’est surtout grâce à l’adjonction de substances excitantes ou dopantes. Pour une pratique saine et épanouissante du sport ils présentent de graves inconvénients pour bien peu d’avantages.

L’alimentation du sportif, tous les diététiciens en conviennent, doit nécessairement comporter une part importante de fruits et de légumes pris en crudité. Souvenez-vous que l’être humain s’est constitué au fil des millénaires, soumis durant toute cette période antédiluvienne à la sélection naturelle qui n’a retenu que les individus ayant une bonne constitution physique et capable de trouver leur nourriture dans un milieu naturel sauvage. A en croire les ossements que l’on a retrouvés dans diverses régions du monde, les humains préhistoriques étaient des forces de la nature. Leurs performances sportives devaient être excellentes, voire exceptionnelles. Il n’est donc pas étonnant qu’une alimentation peu transformée, proche de celle des chasseurs-cueilleurs soit particulièrement bien adaptée à l’effort physique intense.

C’est d’ailleurs sur la base de ces observations que des sportifs américains et canadiens se sont intéressés au régime cru pour améliorer leurs performances physiques. Parmi les témoignages rapportés par le site http://www.raw-food-repair.com/athletes.html, voici celui de Tim Van Orden, un des meilleurs coureur de Californie : « Le passage à un régime cru végétarien été le meilleur choix que j'ai jamais fait en tant qu'athlète. Mon endurance s’est considérablement améliorée. Je récupère lors d’entraînements intensifs ou de compétition en moitié moins de temps. J'ai dû diminuer les séances d'entraînement du haut du corps à la gym, parce que maintenant je fais du muscle trop rapidement, ce qui me ralentit lorsque je cours. Mon asthme est parti et je n’ai plus de douleurs musculaires. »


Livres sur ce sujet en anglais.
 
Témoignage de sportifs

Autre témoignage de sportif

The raw food athlete

Revue Médicale Suisse : Compléments alimentaires : phénomène de société et problématique dans le monde antidopage

Journées Annuelles de Nutrition et Diététique : Antioxydants et compléments alimentaires

Les compléments alimentaires peuvent être très dangereux

Dopage et compléments alimentaires

Manger cru : La solution anti-AGE

Produits chimiques dans l’alimentation : Comment y échapper ?

lundi 25 juillet 2011

Délices et Gourmandises de l'été : Associer plaisir, détente et santé

Profitez de vos vacances, oubliez les fourneaux, l’été est une bonne saison pour manger cru. C’est une période de l’année au cours de laquelle se succède une profusion de nourritures que l’on peut consommer telles que nous les offre la nature. Il y a bien sûr les fruits, présents en abondance sur les étals des marchés : les cerises, les fraises et les framboises en début de saison, puis viennent les abricots, les pêches, les nectarines, les diverses variétés de melons, le charentais à chair orange vif, le jaune oblong comme un ballon de rugby, le melon à chair verte et d’autres encore comme le melon piel del sapo plus tardif. Suivent les prunes aux multiples parfums : les mirabelles, la prune d’ante, la quetch, etc. Puis viennent les figues noires ou blondes, délices des dieux, extrêmement nourrissantes. Il y a aussi sur les étals des marchés des légumes qui se laissent manger crus comme les tomates, les salades, la roquette, les poivrons, les concombres, l’épi de maïs frais, etc.

L’été est aussi une saison au cours de laquelle on peut s’initier aux nourritures sauvages. Au cours de vos promenades, dans les bois, sur les bords de chemin ou de rivières cherchez la menthe, l’ail sauvage qui est beaucoup plus digeste que l’ail domestique, le fenouil sauvage, dont le goût est plus équilibré que son homologue destiné aux cuisines. En levant la tête, peut-être découvrirez-vous un amélanchier chargé de baies d’un rouge foncé, presque violettes, ou des grappes de cerises dans un merisier, ou un arbousier avec ses petites boules rouges comme des fraises rondes et rugueuses, ou alors un cormier ou encore un cornouiller plein de ses fruits qui ressemblent à des olives rouges carmin. Ces arbres fruitiers de la forêt, peu connus du grand public, donnent tous de délicieuses baies aux propriétés nutritives indéniables.

Si vous avez un peu de jardin, rendez le productif. Chaque été, vous vous en féliciterez. Plantez-y un groseillier à maquereaux dont les fruits, pourtant excellents et peu fragiles sont pratiquement introuvables dans le commerce, des framboisiers, des cassissiers, des groseilliers blanc et rouge qui vous permettront de profiter en abondance de fruits habituellement couteux. Selon l’espace dont vous disposez, ajoutez diverses variétés d’arbres fruitiers dont la culture présente l’avantage de ne nécessiter que peu d’entretien. Sous les arbres, à mi-ombre, réservez une place pour les fraisiers et laissez les librement proliférer.

Si vous avez choisi la mer pour votre séjour estival, profitez-en pour manger des fruits de mer sans les cuisiner. Huitres, moules de bouchot, palourdes, coques se mangent très bien crues. Et pourquoi ne pas essayez les langoustines ? Consommées crues, comme le font les connaisseurs, leur chair est naturellement onctueuse et parfumée. Si leur chair colle à la carapace, laissez les une journée au frais dans votre frigo avant de les manger. C’est lorsque leur chair se détache bien de la carapace qu’elles déploient le meilleur de leur goût. Vous n’aurez même pas l’idée d’y ajouter quelque condiment que ce soit.

La saison estivale vous donne l’occasion de rompre avec votre routine quotidienne. Profitez-en ! En invitant le cru à votre table, vos vacances seront libérées de ces rébarbatives tâches ménagères de cuisine suivies de récurage de poêles, de casseroles et de vaisselles sales et grasses. Manger cru en vacances, c’est aussi facile et finalement moins coûteux que d’acheter des plats tout préparés ou d’aller au restaurant. En prime, vous aurez le plein de vitamines et d’oligoéléments, vous vous reposerez mieux, vous vous sentirez plus léger, plus serein, de meilleure humeur et plein de vitalité. Pourquoi s’en priver ?