Consommation de viande et écologie
Les végétariens ont sans nul doute raison de dénoncer l’impact écologique de la consommation de viande des pays riches. Leurs arguments ne sont guère contestables, ni contestés, même par ceux qui ne sont pas végétariens. Les destructions massives de forêts primaires pour la production d’aliments pour le bétail, l’univers concentrationnaire des élevages industriels, le bilan carbone de la filière viande dans son ensemble, etc. sont autant d’aberrations qu’il faut dénoncer. Mais ces récriminations s’adressent d’abord et avant tout à un mode de production et de distribution qu’il est urgent de réformer. Invoquer un principe intangible de respect de la vie résout peut-être radicalement le problème mais cette position purement idéologique correspond-elle aux réalités physiologiques ?
Sommes-nous fait pour manger de la viande ?
En effet, la consommation d’animaux par d’autres animaux est omniprésente dans la nature et constitue même un des fondements des cycles biologiques et des équilibres des biotopes. Au-delà des positionnements philosophiques ou sentimentaux se pose donc la question suivante : "l’espèce humaine est-elle faite pour manger de la viande ?" Ou, posée autrement : "la consommation de viande est-elle nécessaire à notre équilibre nutritionnel ?" La consommation de viande est présente depuis la nuit des temps dans la quasi-totalité des populations humaines. Elle est avérée chez toutes les espèces humaines préhistoriques (Cro-Magnon, Neandertal, etc.) et chez la majorité des peuples d’hier ou d’aujourd’hui. Contrairement à la cuisson des aliments qui remonte seulement à quelques milliers d’années et qui tendait jusqu’à récemment à se généraliser, la consommation de viande et de poissons constitue un comportement pré-culturel très ancien. Cela donne à penser d’une part que le système digestif humain est capable d’assimiler la viande et d’autre part que cette aptitude est liée à des nécessités nutritionnelles. Si la viande ne faisait pas partie de la palette alimentaire humaine, si notre système digestif n’avait pas la capacité de dégrader les chairs animales, notamment crues, comment les Inuits et autres peuples esquimaux auraient-ils pu survivre dans des déserts glacés totalement dépourvus de végétaux pendant plus de la moitié de l’année ? Jamais ils n’auraient pu s’y établir et coloniser ces contrées peu hospitalières des millénaires durant.
Bien que l’être humain soit un être culturel, évolué spirituellement, il ne suffit pas de décréter comme régressif ou immoral le fait de manger de la viande pour d’emblée s’exonérer des contraintes biologiques ou physiologiques de notre nature humaine. L’être humain est omnivore, sa palette alimentaire est très ouverte et c’est sans doute ce qui lui a permis de s’implanter dans toutes les régions, même les plus désertiques. Il est peut-être possible pour certains de vivre en bonne santé en mangeant peu de viande et peu de sous-produits animaux, mais s’en passer totalement et en toute circonstances, y compris du poisson, des œufs et des produits marins comme le suggèrent certains végétariens n’est peut-être pas recommandé pour certaines personnes telles que les enfants ou les femmes enceintes. On sait aujourd’hui que la plupart des produits animaux tels que les viandes, les poissons, les oeufs ou les coquillages contiennent certains nutriments, notamment des acides aminés et certaines vitamines qu’on ne retrouve pratiquement pas dans les produits végétaux. C’est le cas, par exemple, de la vitamine B12 essentielle à la fabrication de toutes les cellules du corps.
Respect de la vie
La consommation de viande est-elle compatible avec le respect de la vie ? Le lion ne tue pas par plaisir mais par nécessité biologique. Mais l’être humain qui possède cette conscience de lui-même qui lui rappelle à la fois l’importance et la fragilité de la vie, peut-il tuer pour manger comme peut le faire n’importe quel prédateur ? Les témoignages rapportés par de nombreux anthropologues nous enseignent que cette question n’hante pas que les esprits des végétariens occidentaux mais constituent une préoccupation de tous les peuples chasseurs-cueilleurs. En effet ces peuples de toutes les régions du monde et aux traditions millénaires entretiennent avec leur environnement naturel avec lequel ils vivent en symbiose, une relation très personnifiée. Pour eux les animaux sont des êtres sensibles, des esprits comme eux doués de pensées, de sentiments. Ils ont à l’égard de tous les animaux une considération proche de celle que nous accordons à nos animaux de compagnie. Aussi tuer, même pour manger, est-il un acte, non pas anodin, mais au contraire souvent empreint d’une certaine culpabilité si l’on en croit les pratiques rituelles qui l’accompagnent. Des rituels qui visent, soit à remercier l’esprit de l’animal d’avoir donné son corps, soit solliciter son pardon, soit encore apaiser sa colère ou celle des esprits de la forêt. Ce qui peut surprendre, c’est que, malgré le statut que ces peuples accordent à l’animal, ils ne s’interdisent pas de le tuer pour le manger même dans des régions du monde où les ressources naturelles végétales sont si variées et abondantes qu’on pourrait croire que la consommation de viande n’est pas indispensable à la survie. Preuve s’il en est qu’elle est un élément important de la palette alimentaire humaine.
Pourquoi la viande crue ?
Manger cru permet de mieux respecter les mécanismes de régulation de la prise alimentaire dont dispose l’organisme. Dès lors que les aliments sont apprêtés, cuisinés, mélangés, des goûts nouveaux sont fabriqués. Les arômes de la cuisson et les mélanges de saveurs troublent les mécanismes de régulation de notre système sensoriel. Cela incite donc à consommer beaucoup trop et donc à produire beaucoup trop. A l’inverse, le fait de manger cru, que ce soit de la viande, des œufs, du poisson, des fruits de mer ou encore toutes sortes de végétaux ou de fruits, met notre organisme, par l’entremise de ce système sensoriel, en prise directe avec notre environnement. Nul artifice n’interfère dans la relation qui se crée. Les sensations d’appétence s’ajustent aux besoins du corps sans même qu’on en soit conscient. Cette adéquation fait que, même si on se régale, on ne mange pas plus que nécessaire. La satiété vient plus vite, d’une manière plus nette et s’avère plus durable sans que le plaisir gastronomique en soit diminué, bien au contraire. La consommation de viande dans les pays riches est très largement excessive du fait notamment de cette absence d’auto-régulation. Cuite et apprêtée ou sous forme de charcuterie, la viande y est présente à quasiment tous les repas. A l’inverse, pour ceux qui mangent cru, elle n’est consommée que rarement, lorsque les autres sources de protéines végétales ou animales telles que les poissons, les crustacés ou les œufs font défaut.
Importance des conditions de vie des animaux de boucherie
Même si les mécanismes de régulation du corps incitent à consommer d’une façon plus exceptionnelle et en plus faible quantité de la viande crue, celle-ci doit néanmoins être d’excellente qualité. Bien évidemment elle doit être exempte de parasitoses telles que la trichinose ou la toxoplasmose qui se développent lorsque les conditions sanitaires des élevages sont médiocres : animaux nourris avec des déchets d’alimentation humaine ou en contact avec des rongeurs qui eux-mêmes se nourrissent de restes d’aliments humains ou en contact avec des déjections de chiens ou de chats, etc. Mais il ne suffit pas que les élevages soient conformes aux normes sanitaires pour faire une viande de bonne qualité. En effet, l’alimentation et les conditions de vie des animaux déterminent les qualités nutritives de la viande et la pertinence de l’auto-régulation. Dans les élevages industriels l’alimentation enrichie, dans le but d’obtenir une croissance rapide, et les conditions de vie concentrationnaires contribuent à fragiliser les bêtes et favorisent le développement de nombreuses pathologies combattues avec force médicaments. La viande issue de ces élevages est donc chargée de résidus liés à une assimilation imparfaite de la nourriture et de résidus médicamenteux. Elle est moins équilibrée et plus troublante pour les mécanismes de régulation que celle d’animaux vivant en totale liberté et qui se nourrissent de ce qu’ils trouvent dans un environnement naturel. En définitive, pour obtenir une viande de bonne qualité, c'est-à-dire une viande qui se digère facilement et n’est vraiment savoureuse que si l’organisme en a réellement besoin, la qualité de vie des animaux est primordiale. Une telle viande ne peut provenir que d’un élevage où les animaux vivent leur vie librement dans leur environnement naturel, sans aucun apport de nourriture artificiel quelle que soit l’époque de l’année.
Et même si vous ne souhaitez pas la manger crue, plutôt que d’acheter une viande bon marché provenant d’élevages qui polluent les terres, surchargent de nitrates les rivières, provoquent la prolifération d’algues vertes sur les côtes Bretonnes et font subir aux animaux une vie épouvantable, achetez une viande, peut-être un peu plus chère, mais une viande provenant d’un élevage de plein air où l’on respecte la vie animale. Ainsi, non seulement vous achetez une viande plus goûteuse et meilleure pour votre santé mais vous faites en même temps un acte écologique. En effet, par ce geste, vous permettez à des éleveurs de sortir du système productiviste qui dégrade la planète, vous remplacez les vastes étendues de monocultures céréalières destinées à l’alimentation du bétail par des pâturages arborés où la biodiversité peut se développer, vous favorisez ainsi le développement de la vie sauvage, enfin, vous valorisez le travail de l’éleveur qui n’est plus simplement un producteur de viande mais aussi un protecteur de la nature.
Sources de protéines en alimentation crue
Bienfaits de l’alimentation crue
Manger cru un peu, beaucoup, passionnément, à la folie ... C’est toujours mieux que pas du tout !
mercredi 29 septembre 2010
lundi 30 août 2010
Est-il dangereux de boire du lait ?
Quelle place pour le lait dans une alimentation équilibrée ?
Pourquoi Jean-Marie Bourre, président du conseil scientifique des industries laitières prend-il la peine d’écrire un livre intitulé « Est-il dangereux de boire du lait ? » ? Cet aliment, autrefois considéré comme inoffensif, serait-il potentiellement dangereux ? Représentant les intérêts de l’industrie du lait, Jean-Marie Bourre s’en défend mais ne convainc pas. Car la mise en cause du lait et des produits laitiers ne date pas d’hier et nombreux sont les médecins qui vont à l’encontre des recommandations que l’on trouve encore parfois et déconseillent à leurs patients le lait et les produits laitiers. Que leur reproche-t-on ?
Sommes-nous devenus des veaux ?
D’abord le lait de vache est, par nature, l’aliment complet et riche de tout ce qui est nécessaire … au veau. Les hormones, protéines, matières grasses, minéraux, etc. sont « taillés sur mesure » pour la croissance d’un animal qui va prendre 135kg en six mois. L’être humain n’ayant pas la destinée des bovins, un tel lait n’est pas adapté à son organisme. Il constitue même un poison mortel pour le bébé. Les laits dits « maternisés » sont des laits de vache dont on a enlevé les composants les plus nocifs. C’est une évidence encore trop souvent sous-estimée, l’aliment le plus complet, le plus riche et le plus nécessaire à la croissance physique, intellectuelle et affective d’un nouveau né est le lait maternel.
Il n’est pas usuel dans la nature qu’un animal adulte boive du lait et encore moins qu’il boive le lait d’une autre espèce. Ce n’est que depuis quelques milliers d’années seulement (5000 ans en France), que certaines populations humaines le font. L’usage intensif du lait dans l’alimentation ne remonte, quand à lui, à guère plus d’un siècle. Avant le 20ème siècle les vaches ne produisaient que quelques litres de lait par jour pendant la période d’environ six mois d’allaitement des jeunes veaux auxquels ce breuvage était essentiellement destiné. La consommation de lait ou de fromage était d’autant plus modérée que les moyens de conservation de l’époque ne permettaient pas d’en assurer la distribution dans de bonnes conditions sanitaires. La sélection des vaches laitières n’a commencé qu’à partir de la fin du 19ème siècle. Ce n’est qu’au cours des cinquante dernières années que le lait de vache a pris la place prépondérante qu'il occupe encore dans la nutrition des enfants, mais aussi des adultes. Aujourd’hui une vache laitière produit jusqu’à 60 litres de lait par jour toute l’année. Dans ces conditions peut-on encore considérer le lait comme un produit naturel ?
Des allégations santé scandaleuses
Le lait est aussi vanté pour sa teneur en calcium. Un argument fallacieux lorsqu’on sait que l’ostéoporose est très fréquente dans les pays qui consomment beaucoup de lait (Norvège, Etats-Unis) et quasiment inexistante dans les pays qui en consomment pas ou peu (Asie, Chine, Japon -- avant l’adoption des modes alimentaires occidentales --). Une vaste étude épidémiologique, menée par Walter Willett de l'Université Harvard, au cours de laquelle 77 000 infirmières ont été suivies pendant douze ans en est arrivé à la conclusion que la consommation de lait n'avait aucune incidence pour diminuer le risque de fractures et ne prévenait pas l’ostéoporose. L'Université Harvard a également produit une étude qui établit un lien entre la consommation de produits laitiers et le risque de développer le cancer de la prostate. Les chercheurs ont suivi près de 21 000 médecins pendant dix ans. Ceux qui consommaient deux portions et demi de produits laitiers par jour avaient un risque 34 % plus élevé de développer la maladie que ceux qui consommaient moins d'une demi portion par jour. Ces résultats, selon Walter Willett de la Harvard School of Public Health, confirment d’autres études qui ont démontré un risque accru de cancer de la prostate lié à une grande consommation de lait. Les chercheurs ont, par ailleurs, découvert que le calcium était impliqué dans la survenance de ces cancers.
Le lait et les produits laitiers sont aussi sérieusement mis en cause dans un certain nombre de pathologies graves comme par exemple le diabète juvénile. Une étude faite à l’université d’Helsinki (Virtanen et Aro : "Les facteurs alimentaires dans l’étiologie du diabète", Ann. Med. 26(6):469- 478, déc. 1994), a mis en évidence des liens de cause à effet entre la consommation de lait de vache et des insuffisances en insuline chez les bébés. Des scientifiques italiens ont noté des effets similaires lors de l’analyse de données concernant les enfants diabétiques. Leur conclusion montrait également une relation absolue de cause à effet entre la consommation de lait et le diabète, (Fava et al., "relation entre la consommation de produits laitiers et l’apparition du diabète mellite insulino-dépendant ("IDDM") chez l’enfant en Italie", Diabetes Care [traitement du diabète] 17(12):1488-90, déc. 1994). Des chercheurs de l’université du Colorado ont publié un article dans le Journal des recherches en endocrinologie où ils indiquaient qu’une peptide d’albumine bovine était un déclencheur du diabète mellite insulino-dépendant (Norris et Pietropaolo, J. Endocrin. Invest. 17(7):1488- 1490, juillet-août 1994). Lors d’une expérience très contrôlée faite sur des rats par des scientifiques canadiens, il a été noté que la consommation précoce de lait de vache était liée à l’apparition du diabète. Des savants ont fait ce lien entre la consommation précoce de protéines bovines et l’incidence de diabète à la fois chez les rongeurs et chez les humains. Leurs travaux furent publiés dans le numéro de février 1994 du Journal of Immunology (Journal sur l’immunologie). Toutes ces études montrent que les produits laitiers sont fortement déconseillés aux bébés et aux jeunes enfants.
D’autres études montrent que le lait et les produits laitiers favorisent les maladies inflammatoires, colites, otites, rhinites, etc. Les chandelles qui coulent du nez sont habituelles chez les enfants en bas âge nourris aux produits laitiers. C’est pourquoi de nombreux médecins déconseillent le lait animal et ses produits dérivés malgré des préconisations que l’on trouve encore ici ou là.
Thierry Souccar, auteur du livre « Le lait, mensonges et propagande » dénonce les scandaleuses allégations santé propagées par l’industrie laitière qui présente comme indispensables à une bonne santé et à la croissance des enfants des produits qui, en réalité, sont sans intérêt nutritif, très néfastes pour la santé et dont l’usage devrait être déconseillé voire encadré comme c’est la cas pour le tabac ou l’alcool.
Expérimentation et démonstration faciles à réaliser
Vous pouvez assez facilement vous rendre compte par vous-même des effets néfastes des produits laitiers à l’occasion de variations de votre consommation. Si d’aventure vous êtes amené à en consommer nettement plus qu’a votre habitude ou si au contraire vous réduisez significativement votre consommation, voire si vous la supprimez totalement, il ne vous faudra pas plus de quelques jours pour constater les premiers effets et au bout d’une dizaine de jours, d’énormes différences. A vous d’apprécier : mieux être, sensation de légèreté, digestion plus facile, meilleur sommeil et une silhouette qui, comme par miracle, s’affine, mais peut-être une sensation de manque comme quand on arrête de fumer lors des périodes de sevrage. Au contraire, lourdeurs digestives, flatulences nauséabondes, ballonnements, gueule de bois au réveil, prise de poids, douleurs, notamment articulaires, rhinites, eczéma etc. lors des périodes d’excès. Rien de tel que d’expérimenter par soi même pour prendre conscience de certaines réalités. Mon beau-frère, fervent adepte des produits laitiers, fit l’expérience, persuadé que j’exagérai. Il fut stupéfait du résultat. Dix kilos perdus en deux semaines. J’ai aussi pu lire sur des forums internet des témoignages de personnes ayant fait ce genre d’expérience, augmentant et diminuant plusieurs fois leur consommation pour être sûr que les effets qu’ils constataient étaient bien attribuables aux produits laitiers.
Certains prétendront que c’est la brutalité des changements qui provoque ces effets néfastes notamment parce que, pour digérer les produits laitiers, l’organisme doit produire une enzyme qui dégrade le lactose et cela nécessite un certain temps d’adaptation à l’issue duquel les effets de l’intolérance tels que les vomissements, les difficultés digestives, disparaissent. Mais comment expliquer que les autres effets néfastes (prise de poids, rhinites, sommeil difficile, etc.) perdurent dans le temps voire s’aggravent ? Comment expliquer que l’on constate quasi systématiquement leur atténuation, voire leur disparition lors des sevrages ? L’organisme produit naturellement de nombreux enzymes pour dégrader des aliments et lorsqu’il le fait, c’est immédiatement, au moment où l’aliment se présente dans l’intestin. Le fait que ce ne soit pas le cas avec le lait et qu’il faille jusqu’à plusieurs jours à l’organisme pour produire une enzyme montre que celui-ci est mal outillé pour dégrader les protéines du lait. Les conditions dans lesquelles cette enzyme est produite démontrent en fait l’inadaptation de l’organisme humain aux produits laitiers et non l’inverse.
Certains encore avanceront pour expliquer les effets néfastes des produits laitiers lors de variations importantes de leur consommation qu’il est normal que l’organisme ait du mal à gérer d’importants changements de régime alimentaire, que c’est justement ce qui explique la « tourista ». Mais ce phénomène n’existe qu’avec un régime alimentaire à base de produits cuits ou transformés. Avec une alimentation crue, du fait de la disponibilité saisonnière de la nourriture, les changements d’alimentation sont fréquents et ne posent aucun problème à l’organisme. On ne peut donc pas invoquer un tel argument pour dédouaner les produits laitiers d’autant que si vous expérimentez par vous-même et êtes attentifs aux fluctuations de votre état de santé, vous acquérrez vite la certitude que ce sont bien les produits laitiers qui doivent être mis en cause.
Si c’est pour le plaisir, choisissez de manger cru !
Pour ce qui est des petits plaisirs de la vie, tout comme l’alcool est superflu pour organiser et réussir une joyeuse fête, on peut, avec succès, éliminer les produits laitiers de la table sans compromettre son équilibre alimentaire. En effet, la nature met à notre disposition toutes sortes de nectars : fruits, légumes, oléagineux, poissons, viandes, œufs, algues, coquillages, etc. Vous en profiterez d’autant plus que vous les dégusterez tels qu’elle nous les offre. Consommés crus, des fruits tels que les noix de coco (jus ou chair), les chirimoyas, les safous, les variétés anciennes de melons ou de tomates, les figues et des centaines d’autres aliments naturels connus ou moins connus vous feront vivre des consistances, des saveurs, des plaisirs incomparables et des résultats surprenants en terme de bien-être.
Pour vous informer :
Lait, Mensonge et Propagande
La presse parle du livre "Lait, Mensonge et Propagande"
Vidéos : Interview de Thierry Souccar
Interview sur France-Inter
Autres livres à charge :
"Le lait une sacrée vacherie" du Dr Nicolas LE BERRE
"Ce lait qui menace les femmes" du Dr Raphaël NOGIER
Ailleurs sur le web :
NO MILK : Le site de référence américain
Le lait et les produits laitiers
"Le lait, nectar ou poison ? " - Sunday Times
Le lait, un poison ?
Diabète juvénile : La faute aux produits laitiers
Témoignage d’une personne ayant cessé les produits laitiers sur les conseils de son médecin
Pourquoi Jean-Marie Bourre, président du conseil scientifique des industries laitières prend-il la peine d’écrire un livre intitulé « Est-il dangereux de boire du lait ? » ? Cet aliment, autrefois considéré comme inoffensif, serait-il potentiellement dangereux ? Représentant les intérêts de l’industrie du lait, Jean-Marie Bourre s’en défend mais ne convainc pas. Car la mise en cause du lait et des produits laitiers ne date pas d’hier et nombreux sont les médecins qui vont à l’encontre des recommandations que l’on trouve encore parfois et déconseillent à leurs patients le lait et les produits laitiers. Que leur reproche-t-on ?
Sommes-nous devenus des veaux ?
D’abord le lait de vache est, par nature, l’aliment complet et riche de tout ce qui est nécessaire … au veau. Les hormones, protéines, matières grasses, minéraux, etc. sont « taillés sur mesure » pour la croissance d’un animal qui va prendre 135kg en six mois. L’être humain n’ayant pas la destinée des bovins, un tel lait n’est pas adapté à son organisme. Il constitue même un poison mortel pour le bébé. Les laits dits « maternisés » sont des laits de vache dont on a enlevé les composants les plus nocifs. C’est une évidence encore trop souvent sous-estimée, l’aliment le plus complet, le plus riche et le plus nécessaire à la croissance physique, intellectuelle et affective d’un nouveau né est le lait maternel.
Il n’est pas usuel dans la nature qu’un animal adulte boive du lait et encore moins qu’il boive le lait d’une autre espèce. Ce n’est que depuis quelques milliers d’années seulement (5000 ans en France), que certaines populations humaines le font. L’usage intensif du lait dans l’alimentation ne remonte, quand à lui, à guère plus d’un siècle. Avant le 20ème siècle les vaches ne produisaient que quelques litres de lait par jour pendant la période d’environ six mois d’allaitement des jeunes veaux auxquels ce breuvage était essentiellement destiné. La consommation de lait ou de fromage était d’autant plus modérée que les moyens de conservation de l’époque ne permettaient pas d’en assurer la distribution dans de bonnes conditions sanitaires. La sélection des vaches laitières n’a commencé qu’à partir de la fin du 19ème siècle. Ce n’est qu’au cours des cinquante dernières années que le lait de vache a pris la place prépondérante qu'il occupe encore dans la nutrition des enfants, mais aussi des adultes. Aujourd’hui une vache laitière produit jusqu’à 60 litres de lait par jour toute l’année. Dans ces conditions peut-on encore considérer le lait comme un produit naturel ?
Des allégations santé scandaleuses
Le lait est aussi vanté pour sa teneur en calcium. Un argument fallacieux lorsqu’on sait que l’ostéoporose est très fréquente dans les pays qui consomment beaucoup de lait (Norvège, Etats-Unis) et quasiment inexistante dans les pays qui en consomment pas ou peu (Asie, Chine, Japon -- avant l’adoption des modes alimentaires occidentales --). Une vaste étude épidémiologique, menée par Walter Willett de l'Université Harvard, au cours de laquelle 77 000 infirmières ont été suivies pendant douze ans en est arrivé à la conclusion que la consommation de lait n'avait aucune incidence pour diminuer le risque de fractures et ne prévenait pas l’ostéoporose. L'Université Harvard a également produit une étude qui établit un lien entre la consommation de produits laitiers et le risque de développer le cancer de la prostate. Les chercheurs ont suivi près de 21 000 médecins pendant dix ans. Ceux qui consommaient deux portions et demi de produits laitiers par jour avaient un risque 34 % plus élevé de développer la maladie que ceux qui consommaient moins d'une demi portion par jour. Ces résultats, selon Walter Willett de la Harvard School of Public Health, confirment d’autres études qui ont démontré un risque accru de cancer de la prostate lié à une grande consommation de lait. Les chercheurs ont, par ailleurs, découvert que le calcium était impliqué dans la survenance de ces cancers.
Le lait et les produits laitiers sont aussi sérieusement mis en cause dans un certain nombre de pathologies graves comme par exemple le diabète juvénile. Une étude faite à l’université d’Helsinki (Virtanen et Aro : "Les facteurs alimentaires dans l’étiologie du diabète", Ann. Med. 26(6):469- 478, déc. 1994), a mis en évidence des liens de cause à effet entre la consommation de lait de vache et des insuffisances en insuline chez les bébés. Des scientifiques italiens ont noté des effets similaires lors de l’analyse de données concernant les enfants diabétiques. Leur conclusion montrait également une relation absolue de cause à effet entre la consommation de lait et le diabète, (Fava et al., "relation entre la consommation de produits laitiers et l’apparition du diabète mellite insulino-dépendant ("IDDM") chez l’enfant en Italie", Diabetes Care [traitement du diabète] 17(12):1488-90, déc. 1994). Des chercheurs de l’université du Colorado ont publié un article dans le Journal des recherches en endocrinologie où ils indiquaient qu’une peptide d’albumine bovine était un déclencheur du diabète mellite insulino-dépendant (Norris et Pietropaolo, J. Endocrin. Invest. 17(7):1488- 1490, juillet-août 1994). Lors d’une expérience très contrôlée faite sur des rats par des scientifiques canadiens, il a été noté que la consommation précoce de lait de vache était liée à l’apparition du diabète. Des savants ont fait ce lien entre la consommation précoce de protéines bovines et l’incidence de diabète à la fois chez les rongeurs et chez les humains. Leurs travaux furent publiés dans le numéro de février 1994 du Journal of Immunology (Journal sur l’immunologie). Toutes ces études montrent que les produits laitiers sont fortement déconseillés aux bébés et aux jeunes enfants.
D’autres études montrent que le lait et les produits laitiers favorisent les maladies inflammatoires, colites, otites, rhinites, etc. Les chandelles qui coulent du nez sont habituelles chez les enfants en bas âge nourris aux produits laitiers. C’est pourquoi de nombreux médecins déconseillent le lait animal et ses produits dérivés malgré des préconisations que l’on trouve encore ici ou là.
Thierry Souccar, auteur du livre « Le lait, mensonges et propagande » dénonce les scandaleuses allégations santé propagées par l’industrie laitière qui présente comme indispensables à une bonne santé et à la croissance des enfants des produits qui, en réalité, sont sans intérêt nutritif, très néfastes pour la santé et dont l’usage devrait être déconseillé voire encadré comme c’est la cas pour le tabac ou l’alcool.
Expérimentation et démonstration faciles à réaliser
Vous pouvez assez facilement vous rendre compte par vous-même des effets néfastes des produits laitiers à l’occasion de variations de votre consommation. Si d’aventure vous êtes amené à en consommer nettement plus qu’a votre habitude ou si au contraire vous réduisez significativement votre consommation, voire si vous la supprimez totalement, il ne vous faudra pas plus de quelques jours pour constater les premiers effets et au bout d’une dizaine de jours, d’énormes différences. A vous d’apprécier : mieux être, sensation de légèreté, digestion plus facile, meilleur sommeil et une silhouette qui, comme par miracle, s’affine, mais peut-être une sensation de manque comme quand on arrête de fumer lors des périodes de sevrage. Au contraire, lourdeurs digestives, flatulences nauséabondes, ballonnements, gueule de bois au réveil, prise de poids, douleurs, notamment articulaires, rhinites, eczéma etc. lors des périodes d’excès. Rien de tel que d’expérimenter par soi même pour prendre conscience de certaines réalités. Mon beau-frère, fervent adepte des produits laitiers, fit l’expérience, persuadé que j’exagérai. Il fut stupéfait du résultat. Dix kilos perdus en deux semaines. J’ai aussi pu lire sur des forums internet des témoignages de personnes ayant fait ce genre d’expérience, augmentant et diminuant plusieurs fois leur consommation pour être sûr que les effets qu’ils constataient étaient bien attribuables aux produits laitiers.
Certains prétendront que c’est la brutalité des changements qui provoque ces effets néfastes notamment parce que, pour digérer les produits laitiers, l’organisme doit produire une enzyme qui dégrade le lactose et cela nécessite un certain temps d’adaptation à l’issue duquel les effets de l’intolérance tels que les vomissements, les difficultés digestives, disparaissent. Mais comment expliquer que les autres effets néfastes (prise de poids, rhinites, sommeil difficile, etc.) perdurent dans le temps voire s’aggravent ? Comment expliquer que l’on constate quasi systématiquement leur atténuation, voire leur disparition lors des sevrages ? L’organisme produit naturellement de nombreux enzymes pour dégrader des aliments et lorsqu’il le fait, c’est immédiatement, au moment où l’aliment se présente dans l’intestin. Le fait que ce ne soit pas le cas avec le lait et qu’il faille jusqu’à plusieurs jours à l’organisme pour produire une enzyme montre que celui-ci est mal outillé pour dégrader les protéines du lait. Les conditions dans lesquelles cette enzyme est produite démontrent en fait l’inadaptation de l’organisme humain aux produits laitiers et non l’inverse.
Certains encore avanceront pour expliquer les effets néfastes des produits laitiers lors de variations importantes de leur consommation qu’il est normal que l’organisme ait du mal à gérer d’importants changements de régime alimentaire, que c’est justement ce qui explique la « tourista ». Mais ce phénomène n’existe qu’avec un régime alimentaire à base de produits cuits ou transformés. Avec une alimentation crue, du fait de la disponibilité saisonnière de la nourriture, les changements d’alimentation sont fréquents et ne posent aucun problème à l’organisme. On ne peut donc pas invoquer un tel argument pour dédouaner les produits laitiers d’autant que si vous expérimentez par vous-même et êtes attentifs aux fluctuations de votre état de santé, vous acquérrez vite la certitude que ce sont bien les produits laitiers qui doivent être mis en cause.
Si c’est pour le plaisir, choisissez de manger cru !
Pour ce qui est des petits plaisirs de la vie, tout comme l’alcool est superflu pour organiser et réussir une joyeuse fête, on peut, avec succès, éliminer les produits laitiers de la table sans compromettre son équilibre alimentaire. En effet, la nature met à notre disposition toutes sortes de nectars : fruits, légumes, oléagineux, poissons, viandes, œufs, algues, coquillages, etc. Vous en profiterez d’autant plus que vous les dégusterez tels qu’elle nous les offre. Consommés crus, des fruits tels que les noix de coco (jus ou chair), les chirimoyas, les safous, les variétés anciennes de melons ou de tomates, les figues et des centaines d’autres aliments naturels connus ou moins connus vous feront vivre des consistances, des saveurs, des plaisirs incomparables et des résultats surprenants en terme de bien-être.
Pour vous informer :
Lait, Mensonge et Propagande
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Le lait, un poison ?
Diabète juvénile : La faute aux produits laitiers
Témoignage d’une personne ayant cessé les produits laitiers sur les conseils de son médecin
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