Les rayons des magasins sont pleins de produits alimentaires, souvent très artificiels dont on ne comprend pas toujours la composition, dont on ne sait pas d’où viennent les ingrédients ni comment ceux-ci ont été produits et quel impact a eu leur production sur l’environnement. Ainsi apprend-on, à l’occasion d’un reportage télévisuel, que les fraises ou les tomates bon marché que l’on consomme en toute bonne conscience depuis des années proviennent d’immenses exploitations maraîchères en Espagne qui utilisent une main d’œuvre nord-africaine exploitée et dont l’impact environnemental est désastreux, notamment sur les nappes phréatiques. Des articles dans la presse nous alertent tantôt sur l’utilisation de pesticides interdits en France dans les cultures bananières des Antilles, tantôt sur le sort des ouvriers agricoles victimes des produits chimiques qu’ils épandent dans champs, tantôt sur le recours aux antibiotiques pour engraisser les bêtes de boucherie. On sollicite nos signatures pour des pétitions contre l’abattage des forêts primaires transformées en prairies pour le bétail destiné à confectionner les hamburgers de nos fast-food, ou contre les pollutions générées par les fermes d’aquacultures et la surpêche qu’elles occasionne pour nourrir leur élevages ou encore contre les conditions de vie des porcs ou des volailles élevées en batterie. La liste est longue de ces pratiques de l’agrobusiness dictées par l’exigence économique, dont on ne mesure l’impact écologique qu’avec retard et dont on ignore généralement l’impact sur notre organisme des aliments qui en sont issus.
Les produits frais, les fruits et légumes, beaux sur l’étalage, parfois bien décevants au goût, contiennent, outre les résidus de produits chimiques, de moins en moins de vitamines et d’oligoéléments. Quand aux produits transformés, conserves, plats préparés, lyophilisés, surgelés, etc., largement majoritaires dans les rayons, outre qu’ils sont souvent trop gras, trop sucrés, trop salés, ils contiennent en grande quantité des toxiques issus de réactions chimiques provoquées par les cuissons, pasteurisation, mélanges, etc. Ainsi, par exemple, l’acrylamide, un neurotoxique que l’on retrouve en quantité substantielle dans les pains, biscottes, chips, frites, biscuits, gâteaux apéritifs, etc. A cela s’ajoute les conservateurs, exhausteurs de goût, colorants et autres additifs alimentaires dont l’innocuité n’est pas toujours garantie.
Manger cru un peu, beaucoup, passionnément, à la folie ... C’est toujours mieux que pas du tout !
lundi 31 août 2015
jeudi 30 juillet 2015
Ce que vous devez savoir sur le miel
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| photo http://www.dominiquemary.fr/ |
Un aliment sain
D’abord comme aliment, le miel, bien que sucré et riche en fructose, n’a pas les effets néfastes que peuvent avoir les sodas, friandises ou sirops vendus dans les supermarchés. Une étude sur trois types de personnes : en bonne santé, diabétiques, ou souffrant d'hyperlipidémie (trop de graisse dans le sang) a révélé que [1] le miel augmente moins la glycémie que le dextrose (glucose) et le saccharose (chimiquement formé de molécules de glucose associées à du fructose), qu’il réduit le taux de protéines C-réactives, un marqueur de l'inflammation et du risque cardiaque, ainsi que les taux de cholestérol, de triglycérides et d'homocystéine, un autre marqueur sanguin associé au risque de maladie cardiovasculaire.De plus les miels non traités contiennent une abondance d'antioxydants variés qui pourraient avoir des implications majeures pour la santé. De façon générale, la consommation d'antioxydants dans le régime alimentaire est associée à une meilleure santé et un risque plus faible de maladie [2] [3]. Deux études ont révélé que la consommation de miel d'acacia augmente le taux d'antioxydants dans le sang [4] [5].
En usage externe
C’est moins connu mais le miel est très efficace en usage externe. Appliqué sur une blessure, il a des propriétés cicatrisantes et antibactériennes. Il agit contre une soixantaine de germes et contre certaines souches de bactéries multirésistantes aux antibiotiques. Il peut être utilisé contre les infections à E. Coli, Staphyloccocus aureus, Helicobacter pylori et Salmonella. Ces propriétés sont attribuées à sa composition. Acide, il empêche les bactéries de se développer, d'autant plus qu'il est capable d'attirer et absorber l'eau dont elles ont besoin pour vivre. Le peroxyde d'hydrogène qu’il contient est antiseptique et antifongique. Il contient aussi des peptides capables d'inhiber la croissance des germes, et surtout des flavonoïdes et de nombreuses enzymes qui détruisent les micro-organismes en les « digérant ». Le miel est donc une substance vivante hautement active et il n'est pas étonnant qu'il se suffise à lui-même pour le traitement de plaies même ulcérées et contre des infections cutanées, même sévères.Le miel de Manuka
Un miel a fait son apparition il y a quelques années dans les rayons des magasins bio et diététiques : le miel de Manuka. Son marketing axé sur ses vertus antibactériennes et cicatrisantes lui vaut un vif succès. Selon ses producteurs, le miel de Manuka est bien supérieur aux autres [6]. Il combat des infections bactériennes, y compris résistantes, et guérit mieux des plaies, même ulcérées. Des études, y compris cliniques, confirment la capacité de ce miel à réduire la durée de cicatrisation et le nombre de récidives.Cependant, cette supériorité est vivement contestée par les apiculteurs français quelque peu échaudés par le succès commercial du miel de Manuka, lequel est produit en Nouvelle-Zélande. Ils expliquent aujourd'hui que si les mêmes études avaient été faites avec des miels locaux (thym, romarin, acacia, lavande, etc.), les résultats auraient sans doute été tout aussi flatteurs. Mais l’apiculture française ne bénéficie pas du soutien d’un gouvernement qui consent à investir dans la recherche, comme c’est le cas en Nouvelle-Zélande. Grâce à cette différenciation commerciale, le miel de Manuka se paie au prix fort alors qu’il n’est pas certain que ses vertus thérapeutiques soient si exceptionnelles. Elles pourraient même être inférieures à celles des autres miels [7] !
Le miel est un aliment à part entière.
Il fait partie de la palette alimentaire humaine depuis la préhistoire. Il ne fait aucun doute que notre organisme y est parfaitement adapté à condition évidemment qu’il ne soit pas dénaturé. En effet, faut-il le rappeler, les miels des supermarchés subissent toutes sortes de traitements. Ils sont souvent mélangés et chauffés pour rester liquides. Des adjuvants sont quelques fois ajoutés pour améliorer leur onctuosité ou leur couleur. Ces miels peuvent aussi contenir des traces de produits phytosanitaires provenant soit des cultures butinées, soit de traitements pratiqués par les apiculteurs sur leurs ruches.En revanche un miel bio naturel provenant de zones éloignées des sources de pollution, récolté sans enfumage, dont les abeilles ne sont pas nourries au sucre l’hiver mais avec leur propre miel, sera loyal et généreux. Généreux parce qu’un tel miel vous procurera des sensations inégalées et loyal parce qu’il vous signalera quand vous arrêter. Ainsi vous en mangerez avec plaisir tant que votre organisme sera en demande de cette bonne énergie et en capacité de l’assimiler. Dès que vous aurez fait le plein, la satiété se manifestera sans ambiguïté : langue qui chauffe, qui pique, bouche en feu comme avec du piment. Ça vous décourage instantanément de continuer. Allez-y en confiance, avec ces miels là, vous ne risquez pas la surcharge glycémique.
[1] Natural honey lowers plasma glucose, C-reactive protein, homocysteine, and blood lipids in healthy, diabetic, and hyperlipidemic subjects: comparison with dextrose and sucrose
[2] Honey promotes lower weight gain, adiposity, and triglycerides than sucrose in rats
[3] Substituting Honey for Refined Carbohydrates Protects Rats from Hypertriglyceridemic and Prooxidative Effects of Fructose
[4] Buckwheat Honey Increases Serum Antioxidant Capacity in Humans
[5] Honey with High Levels of Antioxidants Can Provide Protection to Healthy Human Subjects
[6] Les bienfaits du miel de Manuka
[7] Le miel de Manuka est-il vraiment supérieur aux autres ?
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