Parmi les témoignages qui nous parviennent, l’un d’eux émanant d’une mère de famille nous a surpris :
« Ma belle-mère, fut atteinte précocement de la maladie d’Alzheimer et j’ai commencé à prendre en charge ses repas à partir du moment où elle n’était plus capable de les prendre seule. Comme je mangeais cru et sans aucun produit laitier, ainsi que mes enfants, et que j’en avais constaté sur moi-même de nombreux effets bénéfiques, j’ai tout naturellement pensé que ce serait bien pour ma belle-mère. J’ai donc supprimé tout aliment cuit : à midi je lui servais de copieuses salades de légumes crus assaisonnés d'huile d'olive et de poudre de noisettes ou d'amandes (à cause de l'absence de dents ne permettant pas de mâcher ces oléagineux), par exemple : tomates, avocats, concombres, persil, poivron rouge, carottes râpées ou céleri-rave râpé, et toutes sortes d'autres légumes de saison, le tout coupé en tous petits morceaux. Suivis d'un dessert composé soit de fruits frais de saison, soit d'une salade de fruits frais assaisonnés de miel (pas de sucre !). Le soir, 4 ou 5 bananes de culture biologique (elle s'est mise à en raffoler, elle qui n'en avait quasiment jamais mangé de sa vie !). Et comme boisson uniquement de l’eau du robinet.
Après 10 jours de ce régime les délires, qui étaient devenus permanents chez elle, se sont arrêtés et il est redevenu possible d’avoir des conversations sensées avec elle. Les voisins qui n'étaient pas au courant de cette démarche alimentaire ont spontanément remarqué une nette amélioration de son comportement, et sans que j'aborde moi-même le sujet avec eux, ils m'ont fait part de leurs observations et m'ont demandé quel médicament avait été administré à ma belle-mère. Ils ont eu du mal à croire qu'elle n'en prenait aucun !
L'amélioration dura environ 6 mois, puis fut suivie d'une stabilisation qui dura environ un an puis d'une très lente reprise de la dégradation, qui malgré tout peut-être considérée comme un "progrès" dans la mesure où l'évolution de la maladie, avant que je la prenne en charge, était beaucoup plus rapide.
Après environ un an de cette dégradation lente, il fut nécessaire de la placer dans un établissement pour personnes âgées dépendantes. En 3 mois, elle perdit l'usage de la parole et de la compréhension (qu'elle avait encore intacts à son entrée) et elle perdit aussi le sens de l'équilibre dans la marche. La vitesse de dégradation fut spectaculaire depuis son placement dans cette maison, où pourtant elle était fort bien traitée avec une nourriture équilibrée, variée et bien préparée, mais cuite.
Les habitudes alimentaires qu'avait ma belle-mère jusqu'à sa maladie étaient aux antipodes de ce régime cru et ont probablement contribué à l'apparition précoce de sa maladie. Elle mangeait tout très cuit même les fruits, beaucoup de pain, beaucoup de boissons très sucrées, des pâtes, des biscuits, du fromage, des steaks hachés, très peu de fruits et de légumes, et une consommation excessive de bière les dernières années avant sa maladie. »
Ce témoignage peut paraître surprenant. Il est pourtant conforme aux dernières découvertes scientifiques sur cette terrible maladie. On sait depuis près d’un siècle que la cuisson produit des réactions chimiques, dites réactions de Maillard. Les nombreux composés chimiques issus de ces réactions sont regroupés sous l’appellation anglaise AGE (Advanced Glycation End products) (lien). Plusieurs études scientifiques montrent que ces AGE ont ou peuvent avoir une part de responsabilité dans la maladie d’Alzheimer.
Voici quelques liens sur des études scientifiques qui mettent en cause les AGE dans la maladie d’Alzheimer.
http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/9777946
http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/15975084
http://cercor.oxfordjournals.org/content/15/2/211.full
http://www.pnas.org/content/91/11/4766.full.pdf
Parmi les composés issus des réactions de Maillard, il en est un qui a été découvert récemment et dont la présence dans les aliments a beaucoup surpris puisqu’il s’agit d’une molécule chimique produite industriellement et qui entre dans la fabrication d’un certain nombre de produits de consommation courante.
Les scientifiques savent depuis des années que l'acrylamide (lien) peut causer des lésions nerveuses graves, notamment une apathie musculaire et une perte de la coordination musculaire, en particulier suite à une exposition industrielle à un niveau élevé. Les études en laboratoire suggèrent qu’une exposition chronique par voie alimentaire peut endommager les cellules nerveuses du cerveau et pourrait jouer un rôle dans le développement de maladies neurodégénératives, y compris la maladie d'Alzheimer. Selon Richard LoPachin, Jr., Ph.D, neurotoxicologue au College of Medicine Albert Einstein de New York, l'acrylamide est structurellement similaire à l'acroléine, une substance chimique trouvée dans le cerveau des patients atteints de la maladie d'Alzheimer et autres maladies neurodégénératives. Des études complémentaires sont en cours pour confirmer ces résultats.
Voir à ce sujet le lien suivant :
http://www.medicalnewstoday.com/articles/80372.php
Des chercheurs italiens ont analysé toutes les études publiées au cours des 15 dernières années portant sur l´évaluation du régime méditerranéen. Huit études d´observation ont été retenues, permettant d´analyser les données de plus d´un demi million de personnes, 514 816 très exactement.
L´analyse des données confirme les bienfaits (lien) du régime méditerranéen pour réduire la mortalité tant par accidents cardiovasculaires (risque réduit de 9%) que par cancers (risque réduit de 6%), notamment digestifs. Mais cette méta-analyse met également en évidence une réduction de 13% du risque de maladie d´Alzheimer et de maladie de Parkinson. Les chercheurs ne disent pas si ce bénéfice est un effet direct du régime méditerranéen ou si c´est une conséquence de l´impact de ce régime sur la santé cardiovasculaire des patients.
Détails de l’étude italienne : http://www.bmj.com/content/337/bmj.a1344.full
Enfin, d’autres sources sérieuses suggèrent qu’un régime alimentaire riche en fruits et légumes frais ou proche du régime méditerranéen permet de prévenir voire fait reculer sensiblement la maladie.
http://www.informationhospitaliere.com/actualite-11054-consommation-fruits-reduirait-risque-maladie-d-alzheimer.html
http://www.reseau-alzheimer.fr/index.php/base-documentaire/etudes-et-recherches/749-incontinence-quelle-recherche-
Manger cru un peu, beaucoup, passionnément, à la folie ... C’est toujours mieux que pas du tout !
dimanche 24 avril 2011
dimanche 6 mars 2011
« Notre poison quotidien » : Information, Pistes et Solutions
Après son excellent travail (livre et documentaire) « Le Monde selon Monsanto » dénonçant les risques et dangers des OGM, Marie-Monique Robin a de nouveau eu le courage d'effectuer une enquête approfondie. Elle peut ainsi dénoncer dans « Notre Poison Quotidien » (film et livre), diffusé notamment en France sur ARTE le 15 mars 2011 à 20h40, d'autres dangers considérables, portant déjà atteinte à la santé d'un très grand nombre de personnes.
Quelques éléments clés que « Notre poison quotidien » aide à mettre en évidence :
Pour établir la toxicité d’une substance chimique, les autorités sanitaires se basent encore sur un principe inadéquat édicté par Paracelse, un alchimiste, astrologue et médecin controversé du 16ème siècle, un vieux principe selon lequel « Toutes les choses sont poison, et rien n'est sans poison; seule la dose fait qu'une chose n'est pas un poison. ». Un principe démenti par de nombreuses découvertes scientifiques depuis des décennies. Les recherches les plus précises et les plus récentes montrent que, avec certaines molécules, des doses infimes ont un impact aussi significatif sur l’organisme que des doses plus importantes. C’est notamment le cas des perturbateurs endocriniens dont les effets catastrophiques se produisent lors de la reproduction, parfois des dizaines d’années après leur ingestion. A cela s'ajoute l'effet cocktail créé par la superposition de produits chimiques différents qui, ensemble, sont dangereux alors qu'ils étaient apparemment inoffensifs pris séparément. Le taux d’exposition de la population à des produits chimiques reconnus dangereux ou suspecté de l’être est très important. Des résidus de produits phytosanitaires et des additifs alimentaires chimiques sont présents dans une grande partie des aliments disponibles en grande surface. Des milliers d’agriculteurs dans le monde meurent chaque année, victimes des produits chimiques phytosanitaires qu’ils utilisent. Plus d’une centaine de substances chimiques nocives sont présentes dans notre sang. Faut-il s’étonner de l’augmentation régulière des maladies chroniques, des cancers, des maladies auto-immunes, des troubles hormonaux, etc. ? Faut-il s’étonner que notre société croule sous le poids des dépenses de santé ? Ces substances n’altèrent pas que notre état physique. Elles peuvent aussi modifier notre état mental et psychologique, notre résistance au stress, notre humeur, notre sexualité.
Voici quelques recommandations pratiques pour diminuer les risques et bien profiter de la vie :
Manger bio. C’est un moyen évident pour échapper aux produits chimiques phytosanitaires (= poisons) et promouvoir du même coup une agriculture biologique qui préserve mieux l’environnement, la santé des agriculteurs, celle de leurs voisins et celle des consommateurs tout en favorisant la création d'emplois à la campagne.
Éviter autant que possible l’alimentation industrielle. C’est le seul moyen d'échapper à tous les additifs alimentaires dont l’innocuité n’est pas toujours aussi certaine que le prétendent les industriels !
Manger le plus de crudités possible. Préférez les fruits au dessert, les crudités en entrée. Car il est une autre source de pollution chimique encore trop souvent sous-estimée, celle issue des réactions chimiques incontrôlées qui se produisent lors de la cuisson des aliments. On a découvert récemment que des aliments aussi ordinaires que le pain, les biscottes, les gâteaux secs ou les chips contiennent des quantités importantes d’acrylamide, le café et le chocolat on retrouve des furanes et dans de nombreux composés chimiques issus de la cuisson, appelés AGE, ne sont pas assimilables et s’accumulent dans le corps. Ils font grossir le tour de taille, sclérosent les artères, accélèrent le vieillissement des tissus, altèrent toutes les fonctions de l’organisme. Manger cru, c’est facile, simple, très agréable et ça vous permet d’éviter tout cela.
Enfin, pour ce qui resterait de vrai de la citation de Paracelse près de 500 ans plus tard, manger un aliment cru, sans sauce et sans assaisonnement, et en respectant les signaux de régulation du corps (plaisir, déplaisir) est un des meilleurs moyens de respecter les doses dont le corps a besoin ou peut supporter.
Le blog de Marie-Monique Robin
Cuisson, chimie et alimentation : Dangers et solutions
Impact sanitaire de l’alimentation
Pour se nourrir de santé et de plaisir
A propos de l’acrylamide
A propos des AGE
Lutte contre la malnutrition
Le coût de la santé et le moyen de le rendre plus supportable
Et les OGM ?
Pour les gourmets :
Les délices d’automne
Pour les amateurs de viande
Et bien d’autres articles à découvrir sur le blog Manger-cru.
Quelques éléments clés que « Notre poison quotidien » aide à mettre en évidence :
Pour établir la toxicité d’une substance chimique, les autorités sanitaires se basent encore sur un principe inadéquat édicté par Paracelse, un alchimiste, astrologue et médecin controversé du 16ème siècle, un vieux principe selon lequel « Toutes les choses sont poison, et rien n'est sans poison; seule la dose fait qu'une chose n'est pas un poison. ». Un principe démenti par de nombreuses découvertes scientifiques depuis des décennies. Les recherches les plus précises et les plus récentes montrent que, avec certaines molécules, des doses infimes ont un impact aussi significatif sur l’organisme que des doses plus importantes. C’est notamment le cas des perturbateurs endocriniens dont les effets catastrophiques se produisent lors de la reproduction, parfois des dizaines d’années après leur ingestion. A cela s'ajoute l'effet cocktail créé par la superposition de produits chimiques différents qui, ensemble, sont dangereux alors qu'ils étaient apparemment inoffensifs pris séparément. Le taux d’exposition de la population à des produits chimiques reconnus dangereux ou suspecté de l’être est très important. Des résidus de produits phytosanitaires et des additifs alimentaires chimiques sont présents dans une grande partie des aliments disponibles en grande surface. Des milliers d’agriculteurs dans le monde meurent chaque année, victimes des produits chimiques phytosanitaires qu’ils utilisent. Plus d’une centaine de substances chimiques nocives sont présentes dans notre sang. Faut-il s’étonner de l’augmentation régulière des maladies chroniques, des cancers, des maladies auto-immunes, des troubles hormonaux, etc. ? Faut-il s’étonner que notre société croule sous le poids des dépenses de santé ? Ces substances n’altèrent pas que notre état physique. Elles peuvent aussi modifier notre état mental et psychologique, notre résistance au stress, notre humeur, notre sexualité.
Voici quelques recommandations pratiques pour diminuer les risques et bien profiter de la vie :
Manger bio. C’est un moyen évident pour échapper aux produits chimiques phytosanitaires (= poisons) et promouvoir du même coup une agriculture biologique qui préserve mieux l’environnement, la santé des agriculteurs, celle de leurs voisins et celle des consommateurs tout en favorisant la création d'emplois à la campagne.
Éviter autant que possible l’alimentation industrielle. C’est le seul moyen d'échapper à tous les additifs alimentaires dont l’innocuité n’est pas toujours aussi certaine que le prétendent les industriels !
Manger le plus de crudités possible. Préférez les fruits au dessert, les crudités en entrée. Car il est une autre source de pollution chimique encore trop souvent sous-estimée, celle issue des réactions chimiques incontrôlées qui se produisent lors de la cuisson des aliments. On a découvert récemment que des aliments aussi ordinaires que le pain, les biscottes, les gâteaux secs ou les chips contiennent des quantités importantes d’acrylamide, le café et le chocolat on retrouve des furanes et dans de nombreux composés chimiques issus de la cuisson, appelés AGE, ne sont pas assimilables et s’accumulent dans le corps. Ils font grossir le tour de taille, sclérosent les artères, accélèrent le vieillissement des tissus, altèrent toutes les fonctions de l’organisme. Manger cru, c’est facile, simple, très agréable et ça vous permet d’éviter tout cela.
Enfin, pour ce qui resterait de vrai de la citation de Paracelse près de 500 ans plus tard, manger un aliment cru, sans sauce et sans assaisonnement, et en respectant les signaux de régulation du corps (plaisir, déplaisir) est un des meilleurs moyens de respecter les doses dont le corps a besoin ou peut supporter.
Le blog de Marie-Monique Robin
Cuisson, chimie et alimentation : Dangers et solutions
Impact sanitaire de l’alimentation
Pour se nourrir de santé et de plaisir
A propos de l’acrylamide
A propos des AGE
Lutte contre la malnutrition
Le coût de la santé et le moyen de le rendre plus supportable
Et les OGM ?
Pour les gourmets :
Les délices d’automne
Pour les amateurs de viande
Et bien d’autres articles à découvrir sur le blog Manger-cru.
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